vendredi 31 août 2012

Les milliardaires privatisent l'0lympe


La politique de l'EU provoque un dépeuplement de la grèce

30 Août

Les politiques d’austérité brutale de l’Union européenne ont mené à un nettoyage ethnique en Grèce. Selon les données du recensement publiées par le Service national des statistiques de Grèce (ESYE), la population du pays a diminué d’un million d’habitants, soit près de 10% en un an ! Le recensement na­tional effectué en mai 2011 révélait que la population grecque était passée de près de 11 millions d’habitants à 9 903 268. Le Greek Reporter écrit que la raison est la crise économique, qui a contraint nombre de Grecs, en particulier les jeunes, à fuir le pays pour chercher de quoi vivre ailleurs.

Néanmoins, le gouvernement de coalition actuel mené par le dirigeant de la Nouvelle démocratie, le Premier ministre Anto­nis Samaras, le dirigeant du Pasok Venizelos, et le dirigeant de la Gauche démocrate Kouvelis, vient d’arriver à un accord sur 11,5 milliards d’euros de réductions supplémentaires. Après avoir parlé avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président du Conseil européen Herman van Rompuy, Samaras a été convaincu de mettre en place ces réductions, de crainte que la Grèce ne soit renvoyée de la zone euro. 


31 Août


Tandis que le rapport de Programme pour un mira­cle économique en Europe du Sud, qui comprend un Plan Marshall pour la Grèce, circule dans les milieux qui décident en Grèce, Athènes suit les ordres de l’UE et détruit systémati­quement les capacités qui seraient cruciales à la transformation de l’économie grecque.

Bien que l’actif le plus précieux d’une nation soit une jeune génération éduquée, le Parlement a adopté le 1er août une loi autorisant le gouvernement à fermer des universités par décret si cela sert « l’intérêt national ». Dans ce cas, l’« intérêt » est celui des créanciers de la Grèce.

Le gouvernement se lance à toute vitesse vers la privatisa­tion des actifs de l’Etat, notamment les entreprises de l’éner­gie. Il fait tout son possible pour privatiser la banque agricole, ATEbank. Depuis son entrée dans la zone euro, cette banque a outrepassé son mandat d’émission de crédit au secteur agricole et, comme toutes les banques, est aujourd’hui en banqueroute. Elle va donc être découpée, les « bons » actifs étant vendus à la Piraeus Bank tandis que l’Etat s’occupera d’avaler les dettes, et aucune possibilité de crédit pour l’agriculture.

Le dirigeant de l’opposition Alexis Tsipras, de la Syriza, a dé­noncé cette initiative et averti que lorsqu’il prendra le pouvoir il l’annulera, tandis que son parti bloquera l’achèvement de ce processus et la braderie des entreprises coopératives rentables dans les secteurs du lait et du sucre.

Dans un autre accès de folie, le gouvernement soutient un projet de circuit pour Formule 1 dans la ville de Pirée. Il pren­drait place dans un site industriel désaffecté qui longe le port de Pirée, un endroit crucial pour l’agrandissement du port… (Source : EIR) via LIESI

Aucun commentaire: