mardi 21 août 2012

Les mercenaires sèment la zizanie en Syrie

Robert Fisk un des Grand reporters britanniques les plus réputé de notre temps, couvre les événements qui mettent à mal depuis plus d'un an la Syrie. On ne saurait l'accuser de compromission avec le régime alaouite. Il relate les réalités qu'il traverse, s'entretient avec les autochtones. Il a pu ainsi écrire dans The Independant et The Belfast Telegraph du 21 août de la ferveur de la population envers l'armée syrienne à chaque fois qu'elle les libère des bandes de mercenaires qui massacrent, pillent et tuent les habitants des lieux où elles tentent de prendre pied pour déstabiliser le régime de Bachar al Assad contre lequel Laurent Fabius le ministre des affaires étrangères français a récemment lancé un appel au meurtre en comparant insidieusement le Président de la Syrie à monstre dans le style d'Hitler. Dans une république équilibrée et en bonne santé, un ministre qui tient de tels propos devrait être couvert  d'opprobre par la presse de son propre pays et obligé de démissionner. A-t-il jamais dénoncé les dirigeants israéliens lors des massacres de Gaza ? L'avons-nous jamais entendu condamner les derniers Président des États-Unis qui perpétuent  des camps de la mort comme Guantanamo, Diego Garcia et bien d'autres et qui n'ont cessé de commettre tant de crimes, d'appuyer tant de génocides depuis une cinquantaine d'années ?  Aussi n'est-il pas contre-nature  et très révélateurs que des pays se réclamant de la démocratie souveraine comme La France, les Usa et le Royaume-Uni n'hésitent pas à s'allier aux épouvantables dictatures que sont l'Arabie Saoudite, le Quatar et le Yémen pour dépecer la Libye,  re-coloniser la Syrie, diviser le Liban pendant qu'Israël se prépare hystériquement à bombarder l'Iran avec la bénédictions de nos nouveaux dirigeants socialistes roses bonbons qui reprennent le credo haineux de la droite sarkosienne catéchisée selon les préceptes de l'évangile du mensonge selon Bush père fils. Nous ne sommes décidément pas sorti de l'Otan, et il se pourrait que nous le payons très cher un jour prochain.  Gaël Hadey



Alep : « Ils nous tirent dessus puis courent se cacher dans les égouts »

Par Robert Fisk

The Independent, le 21 août 2012,
article original : Robert Fisk: 'They snipe at us then run and hide in sewers'

Robert Fisk a obtenu un accès exclusif aux généraux d'Assad, accusés de
crimes de guerre, alors qu'ils cherchent à vaincre les rebelles à Alep

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Autour de nous, dans les rues bourgeoises, des mortiers fracassés et un char T-72 calciné dans la chaleur sous un viaduc, mais l'officier opérationnel le plus gradé de Bachar el-Assad à Alep - un général de division de 53 ans, qui est depuis 33 ans dans l'armée et porteur de deux blessures par balles depuis la bataille du mois dernier à Damas - prétend qu'il peut « nettoyer » toute la province d'Alep des « terroristes » dans les 20 jours. Bon, c'est plutôt de la vantardise, surtout que dans le quartier de Seif el-Dawla, où les tirs des snipers claquent dans les rues ombragées. Car la bataille d'Alep est loin d'être terminée ! Mais quelle sensation étrange que d'être assis dans une demeure privée, réquisitionnée par l'armée syrienne - avec des gravures du XIXe siècle toujours accrochées aux murs et les tapis immaculés - et de parler aux généraux accusés par les dirigeants occidentaux d'être des criminels de guerre ! Je me trouvais, pour ainsi dire, dans « le repaire de l'ennemi », mais le général chauve extrêmement grand - ses officiers ajoutant leurs impressions à chaque fois qu'on les leur demandait - avait beaucoup à raconter sur la guerre qu'ils mènent et le mépris avec lequel ils considèrent leurs ennemis. Ce sont des « souris », a dit le général - il n'a pas donné son nom. « Ils nous tirent dessus et puis ils courent se cacher dans les égouts. Des étrangers, des Turcs, des Tchétchènes, des Afghans, des Libyens, des Soudanais ». Et des Syriens, dis-je. « Oui, des Syriens aussi, mais des trafiquants et des criminels », a-t-il précisé.

J'ai posé des questions à propos des armes des rebelles et du groupe d'appelés qui entraient d'un pas chancelant dans la pièce sous le poids des roquettes, des fusils, des munitions et des explosifs. « Prenez ceci », dit le général en souriant tandis qu'il me tendait un émetteur-récepteur, un HD668 de fabrication Hongda prélevé deux jours auparavant sur le cadavre d'un combattant turc à Seif el-Dawla, à quelques centaines de mètres d'où nous étions assis. « Mohamed, me reçois-tu ? » demandait la radio. « Abul Hassan, as-tu entendu ? » Les officiers syriens riaient à gorge déployée en entendant la voix déconfite de leur ennemi, lequel se trouvait peut-être dans le même pâté de maisons. Nous avons prélevé cette identité sur le « terroriste », a dit le général. « Citoyen de la République Turque » était écrit sur la carte, au-dessus de la photo d'un homme arborant une fine moustache. Né à Bingol (Turquie) le 1er juillet 1974. Nom : Remziye Idris Metin Ekince. Religion: Islam.

Nous avions soudain un nom pour l'un de ces mystérieux « étrangers » qui - au moins dans l'imagination populaire baasiste - pourvoient en personnel l'armée « terroriste » que les militaires syriens combattent. Et beaucoup d'autres noms qui ont une signification beaucoup plus grande. Tandis que je furetais autour des armes - toutes capturées au cours de la semaine passée, selon les officiers syriens - j'ai trouvé des bâtons d'explosifs suédois dans des enveloppes de plastique, datés de février 1999 et fabriqués par Hammargrens, adresse sur l'étiquette : 434-24 Kingsbacka, Suède. Les mots « made in USA » étaient inscrits sur chaque bâton.

Il y avait également : un fusil belge, un fusil d'assaut de FN-Herstal, No de série 1473224 ; un lot de grenades de provenance incertaine numérotées HG 85, SM8-03 1 ; un fusil à lunette russe ; un pistolet 9mm de fabrication espagnole - modèle 28 1A - fabriqué par Star Echeverria SA Eibar Espana ; un fusil automatique ancien ; une mitraillette du millésime 1948 ; une quantité de grenades à autopropulsion et des lanceurs russes ; et des boîtes et des boîtes de réserves médicales.

« Chaque unité terroriste dispose d'une ambulance de campagne », m'a dit un officier du renseignement. « Ils volent des médicaments dans nos pharmacies mais emportent avec eux d'autres paquets ». Vrai, semble-t-il. Il y avait des analgésiques du Liban, des pansements du Pakistan, et une grande partie de ces marchandises provenait de Turquie.

Il serait intéressant de savoir à qui les fabricants espagnols, suédois et belges ont vendu ces fusils et ses explosifs à l'origine. Le butin était conséquent. Une carte Visa récemment expirée au nom de Ahed Akrama, une carte d'identité syrienne au nom de Widad Othman - « kidnappé par les terroristes », a marmonné un autre officier - et des milliers de cartouches. Le général a admis que certaines armes avaient peut-être été prises sur les cadavres de soldats syriens qui avaient été capturés. Il y a bien des déserteurs, a-t-il dit, mais ce sont des « marginaux, des soldats qui ont raté les examens de base et qui ne sont motivés que par l'argent ». C'est ce qu'ils disent lors des interrogatoires, affirma-t-il.

Il n'était pas difficile de comprendre comment les combats à Alep se développent. Marchant dans les rues pendant plus d'une heure avec une patrouille de l'armée syrienne, des snipers isolés tiraient depuis des maisons puis disparaissaient avant que les soldats du gouvernement n'arrivent. L'armée a descendu un homme qui tirait depuis le minaret de la mosquée El-Houda. Le quartier de Salaheddine a été « libéré », a dit l'officier syrien, et le quartier de Seif el-Dawla n'était qu'à deux pâtés de maisons d'une « libération » similaire.

Au moins une douzaine de civils sont sortis de chez eux, des retraités septuagénaires, des commerçants et des entrepreneurs locaux avec leurs familles et, non conscients qu'un journaliste étranger regardait, ils ont mis leurs bras autour des soldats syriens. L'un d'eux m'a dit qu'il était resté dans sa maison tandis que des combattants « étrangers » utilisaient sa cour pour tirer sur les soldats du gouvernement. « Je parle turc et la plupart d'entre eux parlaient le turc, mais quelques-uns avaient de longues barbes et des pantalons courts, comme en portent les Saoudiens, et ils avaient d'étranges accents arabes ».

Ainsi, de nombreux habitants d'Alep, loin des oreilles des soldats, m'ont parlé des « étrangers » armés dans leurs rues, accompagnés de Syriens « venant de la campagne », et m'ont dit que la présence d'un nombre considérable d'hommes armés non-syriens semblait être vraie. Tandis qu'une grande partie de la ville continue de vivre sous les tirs de mortiers occasionnels, des dizaines de milliers de civils déplacés par les combats entre l'Armée Syrienne Libre et ce que le gouvernement a toujours appelé l' « Armée arabe syrienne » sont à présent hébergés dans les dortoirs inoccupés du campus de l'université d'Alep. Et les ennemis du Président Assad ne sont jamais bien loin.

Retournant dans le centre-ville hier après-midi, j'ai découvert cinq soldats syriens - exténués, avec le regard perçant et tendu - retournant à pieds vers leur caserne avec un civil du nom de Badriedin. Il avait alerté les soldats lorsqu'il a vu « 10 terroristes » dans la rue El-Hattaf, et les troupes gouvernementales en ont tué plusieurs - leurs corps emmenés sur des scooters, a dit Badriedin - et les autres se sont échappés. Les soldats étaient fermes sur leur récit, racontant comment ils s'étaient retrouvés en infériorité numérique mais qu'ils avaient combattu leurs ennemis. Même le commandant opérationnel d'Alep m'a dit qu'une bataille majeure commençait dans une zone comprenant une mosquée et une école chrétienne, où ses hommes avaient encerclé un grand nombre de « terroristes ». « L'Armée syrienne ne tue pas les civils - nous sommes venus, à leur demande, pour les protéger », a-t-il dit. « Nous avons essayé de faire sortir les civils de la zone de combat et nous lançons beaucoup d'alertes par hauts-parleurs ».

Je préfère les mots inscrits sur le tee-shirt d'un jeune homme qui a dit vouloir essayer d'accéder à son appartement dans la zone des snipers pour voir s'il en avait réchappé. Sur son tee-shirt était écrit : « Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et se demandent pourquoi, et il y a ceux qui imaginent les choses telles qu'elles pourraient être et se disent... pourquoi pas ? - George Bernard Shaw". Ce n'est pas une mauvaise devise pour Alep par les temps qui courent.
Traduction [JFG-QuestionsCritiques]
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Source : http://questionscritiques.free.fr/index.htm 
Reportage ( en anglais )de Robert Fisk dans le journal The indépendant daté du 21 août 2012: 

Le même dans The Belfast Telegraph



Un journaliste britannique dit ce qu’il a vu et entendu ces dernières heures à Alep


Par Guy Delorme,


À Alep, le reporter britannique Robert Fisk a pu constater, entre autres choses, que le soutien des habitants à l’armée syrienne n’était pas une mise en scène propagandiste


La mort d’une journaliste japonaise, Mika Yamamoto, lundi à Alep, a été confirmée par le ministère japonais des Affaires étrangères. Un des collègues de l’agence Japan qui l’accompagnait a précisé que Mika Yamamoto avait été tuée d’une balle dans le cou, après que les Japonais soient tombés sur un groupe qu’ils ont identifié comme étant des soldats réguliers. Selon des opposants ayant « renseigné » l’OSDH, la journaliste japonaise aurait été tuée dans le quartier de Sleimane al-Halabi, à l’est de la ville.
Enlèvements de journalistes : une spécialité ASL
Le corps de la journaliste avait été emmené dans un hôpital de la ville ; une vidéo diffusée sur la toile montre ce corps, le commentaire incriminant les inévitables chabihas. Bref, comme souvent, c’est l’opposition qui impose sa version.
Par ailleurs, dans le même temps et le même lieu, deux journalistes arabes et un journaliste turc ont été portés disparus. On sait qu’il s’agit d’un journaliste libanaise, l’autre arabe travaillant pour un média américain.

S’il est possible que Mika Yamamoto ait été victime d’une balle perdue, le quartier étant le théâtre d’accrochages, en revanche la pratique de l’enlèvement est plutôt une « spécialité » des groupes armés anti-gouvernementaux : voici peu un journaliste hollandais et son collègue britannique avaient été détenus par des djihadistes dans le nord du pays. Par ailleurs, on sait qu’un certain nombre de journalistes syriens ont été victime d’enlèvements, se concluant souvent par un assassinat.

En ce qui concerne les combats de ces dernières heures, Sana évoque des accrochages dans les secteur d’al-Jadida (ouest de la ville, et juste à l’est du quartier dit de la « Nouvelle Alep » : deux snipers ont été tués, d’autres rebelles capturés

Voici le reportage d’al-Mayadeen sur les combats à Alep le 19 août : on y a vraiment un aperçu de ce que peu être la guérilla urbaine, avec les perquisitions, immeuble après immeuble, et les échanges de tirs d’une fenêtre à l’autre, un rebelle blessé capturé…


Caverne d’Ali-Baba terroriste
Le quotidien britannique (d’Ulster) The Belfast Telegraph a publié ce 21 août un reportage de son envoyé spécial Robert Fisk. Celui-ci, qui se trouve aux côtés des forces gouvernementales, a interviewé un des généraux menant la bataille d’Alep. Il ne donne pas son nom mais précise qu’il a 53 ans, dont 33 de carrière, est très grand et qu’il a reçu deux blessures par balles lors des récents combats de Damas. Des adjoints de ce général de division assistent à l’entretien et y participent. Le tout se passant dans une villa du quartier « chaud » de Seil al-Dawla.

Le général se fait fort de nettoyer toute la province d’Alep en vingt jours. Il est vrai qu’il ne témoigne pas une grande estime à ses ennemis : « Ils nous ciblent depuis leurs cachette et puis ils courent se cacher dans les égouts. Des étrangers, des Turcs, des Tchétchènes, des Afghans, des Libyens, des Soudanais« . Et les Syriens ? lui demande Fisk : « Oui des Syriens aussi, mais des trafiquants et des criminels » répond son interlocuteur.

Le reporter le questionne sur les armes et l’équipement des rebelles. Le général lui tend un appareil de liaison émetteur-récepteur pris voici deux jours sur le cadavre d’un activiste turc : il est en parfait état de marche, des combattants rebelles s’interpellant « en direct » sur la fréquence, ce qui déclenche des rires du général et des militaires présents ; le général montre à Fisk la carte d’identité du Turc : il s’appelait Remziye Idris Metin et était né le 1er juillet 1974 à Bingol en Turquie.

Fisk examine ensuite le nombreux matériel pris aux rebelles qui encombre la pièce : il remarque des bâtons d’explosifs d’origine suédoise mais griffés made in USA et produits en 1999 ; une arme automatique belge de marque Herstal ; des grenades d’origine indéterminée ; une lunette de fusil de fabrication russe ; un pistolet Star Echeverria (Espagne) ; un pistolet-mitrailleur soviétique de 1948 ; une grande quantité de lance-roquette russes avec leurs munitions ; et des boîtes de matériel sanitaire. Un officier présent explique à Fisk que chaque unité rebelle dispose d’une ambulance de campagne. Le reporter recense des sédatifs libanais, des bandages pakistanais, mais l’essentiel de ces « trousses de secours » viennent de Turquie.

Robert Fisk remarque encore dans le butin une carte visa tout récemment périmée au nom de Ahed Akrama, et une carte d’identité ayant appartenu à un certain Widad Othman, « enlevé par les terroristes » précise un officier.

Comment toutes ces armes parviennent-elles aux rebelles ? Le général reconnait que certaines peuvent avoir été prises sur des soldats tués, ou à des déserteurs. Il admet l’existence de ces derniers mais affirme qu’il s’agit le plus souvent de « ratés, de soldats ayant échoué aux tests de base, ou uniquement motivés par la solde ». C’est en tous cas ce qu’ils reconnaissent lors des interrogatoires, dit-il encore.

Les habitants avec l’armée

Et puis le reporter accompagne pendant une heure et demie une patrouille de l’armée : les rebelles ne se manifestent que par des tirs sporadiques de snipers, qui « ‘disparaissent avant que les soldats n’arrivent« . L’un d’entre eux vient d’être abattu : il tirait depuis le minaret de la mosquée El-Houda. L’officier qui accompagne Fisk dit que Salaheddine a été complètement libéré et que le quartier voisin de Seif al-Dawla l’est aussi, « à deux pâtés de maisons » près.

Une douzaine d’habitats sortent de leurs maisons au passage de la patrouille : des retraités septuagénaires, des entrepreneurs ou des commerçants et leurs familles. Ils se jettent au cou des soldats, et Fisk précise qu’ils ne savaient pas qu’un journaliste étranger était présent. L’un de ces civils raconte à Fisk que des activistes « étrangers » ont utilisé sa cour pour tirer sur les soldats. « Je parle turc, et beaucoup parlaient le Turc, mais certains avaient de longues barbes et des pantalons courts comme en portent les Séoudiens, et avaient d’étranges accents arabes ».

Robert Fisk note que beaucoup d’Alépins lui ont parlé, « loin des oreilles des soldats », de ces combattants étrangers, présent en grand nombre aux côtés de Syriens « de la campagne environnante« . Fisk dit que la majeure partie de la ville d’Alep vit sa vie habituelle, sous la menace de quelques tirs de mortier sporadiques, mais que des dizaines de milliers d’Alépin ayant fui les combats sont hébergés dans des dortoirs du campus universitaire.

Dans l’après-midi de lundi, le reporter britannique rencontre dans le centre-ville cinq soldats syriens, épuisés, « de la tension dans le regard« , accompagnés d’un civil du nom de Badriedin. Celui-ci a averti les soldats qu’il avait vu « dix terroristes » rue al-Hattaf ; plusieurs d’entre eux ont ensuite été abattus, et leurs camarades ont enlevé leurs corps sur des deux-roues, selon Badriedin ; les soldats quant à eux racontent fièrement comment, bien qu’inférieurs en nombre, ils ont affronté l’ennemi.

Robert Fisk indique que le commandant en chef des troupes d’Alep lui a parlé d’un « affrontement majeur » qui vient de commencer dans un quartier de la ville, autour d’une mosquée et d’une école chrétienne, où un grand nombre de terroristes sont encerclés. Le général lui précisant que l’armée syrienne ne tue pas les civils, mais au contraire les protège à leur demande : « Nous avons essayé de faire partir les habitants des endroits où nous devons combattre, en lançant de nombreux  avertissements par hauts-parleurs« .

Bref, le journaliste britannique confirme qu’à Alep, les combattants étrangers sont nombreux, équipés d’un matériel important si hétéroclite, et que pour les Alépins qu’il a rencontrés, les libérateurs sont les soldats de l’armée régulière et non les barbus de l’insurrection.





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