jeudi 26 juillet 2012

Le temps des cerises en temps de crise

 Attachez vos ceintures ! L'article qui suit, posté sur le site financier de "Gold up", explique plutôt clairement ce qui est en train de se jouer et par qui nous serons mangés si nous continuons à nous laisser hypnotiser par les magiciens crapuleux grassement rétribués par les consortiums oligarchiques pour lesquels la qualité de vie d'un peuple est le moindre des soucis. La France dort paisiblement en dépit du marasme grec et espagnol. De nos jours qui se soucie de ses voisins ? L'été apporte son lot d'abêtissement et d'inertie : les congés payés conquis de haute lutte par le Front populaire ont été récupérés dans les circuits de la consommation de masse. Le troupeau de vaches à lait ne demande qu'à se faire traire. Les radios que l'on disait populaires servent faits divers, bavardages absurdes, tubes de l'été assaisonnés de publicités indigestes. Les vacanciers baillent, bronzent, s'empiffrent et ne s'impatientent que dans les embouteillages par 40° à l'ombre. Douce France carbonisée dans la fumée des barbecues de la désinformation. Chacun est libre de vivre sa vie, mais quelle vie ! Bachar al Assad, est devenu le grand méchant loup depuis l'assassinat de Kadafi, parce qu'il en faut un pour captiver les petits enfants et faire en sorte que l'ennui ne devienne morne plaine. Mais heureusement la Syrie est tellement loin de chez nous. Une contrée barbare où pullulent les tortionnaires, les terroristes et les islamistes. Dans mon  mini potager, les piments sont mûrs à point. Chaque matin, je regarde le ciel, j'écoute les chants des oiseaux. Les banquiers, eux, font le point, se préparent à la grande curée. Le réveil risque d'être difficile, et les indignés de retour de vacances sauront-ils encore se rappeler des paroles de la chanson du bon Jean-Baptiste Clément ?  GH


Le temps des cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !


Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !


Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Evitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !


J'aimerai toujours le temps des cerises,

C'est de ce temps-là que je garde au coeœur
Une plaie ouverte !

Et dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur...

J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeœur !


Tombe de Jean Baptiste Clément au cimetière du Père-Lachaise.


Pourquoi les banques européennes (françaises) sont des dangers publics ?               

Par Gold-up, le 26/07/2012

En termes simples, nous sommes aujourd'hui confrontés à une crise qui est de loin, bien pire que celle de 2008. Avant qu'elle ne se termine, il est tout à fait possible que nous assisterons à l'effondrement de l'ensemble du système financier occidental et à la mise en place d'un nouveau système.

Qu'est ce que cela signifie ?

1) Plusieurs grandes banques sont en voie de disparition, et nous allons subir une fermeture plus ou moins prolongée de ces institutions avec des avoirs bancaires gelés (comme en Argentine en 2001).
2) Plusieurs défauts souverains ainsi que de larges contractions économiques. Une hausse du chômage engendrant des troubles civils, l'effacement ou gel des comptes de retraite ou de pensions (ce processus a déjà commencé dans certaines municipalités aux États-Unis, comme San Bernandino et Stockton en Californie ainsi que Harrisburg en Pennsylvanie.
3) Peut-être de nouvelles monnaies ou de nouvelles dénominations monétaires (par exemple une unité nouvelle étant une valeur de 100 de l'ancien): comme le passage de l'ancien au nouveau franc.
4) La destruction massive de richesse à hauteur de dizaines de milliers de milliards de dollars (à l'image de l'évaporation d'argent chez MF Global ou chez PFG plus récemment)
5) Une contraction globale qui se traduira par de nouvelles structures politiques ainsi que l'éclatement de divers pays et de la zone Euro.
6) Des guerres commerciales sans pitié dans un premier temps, puis très probablement, une guerre militaire.
Je suis quasiment certain que tout ceci se déroulera.

Si ce qui précède peut vous faire peur, vous n'êtes pas le seul. Mais la peur n'enlève pas le danger, alors... autant ne pas en avoir peur et se préparer...

Comme je l'ai publié au cours des derniers mois, la situation ne fait qu'empirer.

D'après certaines de mes sources, la situation aurait pu être améliorée aux environs d'Avril / Mai 2012, mais toutes les chances de restauration du système économique actuel ont été épuisé.
Je sais que pour beaucoup d'entre vous, mes publications tiennent plus du catastrophisme commercial plutôt que de la réalité, pourtant une règle de bons sens vous éclairera :le fonctionnement du système bancaire mondial.


La racine du problème

Pour comprendre le risque d'effondrement global du système financier, vous devez d'abord comprendre comment le système bancaire mondial fonctionne. 
Lorsque vous achetez un actif (par exemple une maison, une action ou un bon du Trésor), vous le faîtes pour chercher à augmenter votre richesse par l'espoir d'un gain futur en capital ou d'un revenu provenant de cet actif.
En termes simples, vous mettez ou prêtez votre argent quelque part (une obligation par exemple) dans l'espoir d'augmenter la valeur de cet argent.
Les banques ne travaillent pas de cette manière !
Quand une banque achète quelque chose, surtout une obligation, elle inscrit cet actif dans son bilan. 
Elle prête ensuite de l'argent contre la valeur de cet actif. 
En soi, ce n'est pas problématique si cet actif, généralement sous forme d'obligation souveraine, est «sans risque».

Autrement dit, ce Business Model fonctionne tant que les banques restent persuadées que l'argent prêté aux Etats sera toujours remboursé.
Malgré le fait que l'Histoire regorge d'exemples de défauts souverains (dans les 20 dernières années, déjà 15 pays comme la Russie, l'Argentine et le Brésil ont fait défaut), la plupart des banques continuent tout de même à croire que les obligations souveraines entassées dans leurs bilans sont sans risque...

Concentrons-nous sur les banques européennes.
Vous ignorez peut-être le droit bancaire, mais les banques européennes doivent se conformer à Bâle II qui est une série d'exigences en capital et d'autres spécifications destinées à limiter le risque systémique (faillite généralisée).

C'est le Code de la Route des banques.
Cette règle était censée limiter aux banques leur capacité de production de prêts à 16 € pour 1 € en caisse: c'est ce que l'on appelle l'effet de levier bancaire.

Oui mais...
Les banques européennes semblent prêter bien au delà des exigences fixées par Bâle II !
En effet, elles utilisent en moyenne un effet de levier de 26 pour 1 sur le continent européen. 
Et certaines (dont de célèbres françaises) "violent" ouvertement ce droit en dépassant largement la limite autorisée !
Cherchez la vôtre :
La Société Générale dépasse de 3 fois les règles de Bâle II et le Crédit Agricole de presque 2 fois..

Par ailleurs, dans le tableau ci-dessous la bulle immobilière américaine se trouve bien en-dessous de la bulle française, chinoise ou espagnole.

Moralité, attachez votre(vos) ceinture(s) !

En Europe, une bulle immobilière de cette ampleur est la conséquence d'une facilité d'accès aux prêts bien supérieure à celle des USA des années d'avant 2008 !
Si le système bancaire espagnol est aujourd'hui ravagé par l'éclatement de sa bulle immobilière, je vous laisse deviner l'ampleur du choc systémique que les banques françaises devront subir lors de l'éclatement de la bulle "Made In France"...
En d'autres termes, si la loi vous oblige à rouler à 50 km/h en centre-ville, quelle est votre probabilité de collision si vous roulez 2 ou 3 fois plus vite ?
En cas de crash, je vous laisse imaginer votre probabilité de survie... et celle des autres...
C'est pourtant le risque que prend votre établissement bancaire avec votre argent quand il viole les règles de sécurité...
Pour les passagers du bolide Société Générale, votre chauffeur roule à 150 km/h en plein Boulevard Hausmann !


Source : Gold up


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