vendredi 13 juillet 2012

Arabie : Les voix s’élèvent, le régime réprime!

      Il y a comme une odeur de brûlé, ne la sentez-vous pas ? Le conflit en Syrie n'en finit pas de durer et les mercenaires sanguinaires de la coalition  s'en donnent à coeur joie. La démocratie est  en marche nous dit-on. Bref, "on" nous prend pour des cons. Les médias occidentaux auto(con)centrés relaient la propagande des quartiers-généraux militaires. Assad doit partir, point à la ligne. Le Conseil National  Syrien sorti du chapeau des magiciens anglo-saxon en appelle à une intervention d'urgence de l'Otan afin de dégoupiller Assad. Chez nous, le petit père Hollande à l'aise dans ses charentaises brûle d'en découdre avec l'ennemi, lui qui a longtemps pratiqué l'art subtil des conflits internes au parti socialiste néolibéral français.  Des bandes armées terrorisent la population syriennes, mettent des villes et des villages à feu et à sang et le président et son gouvernement sont sommés de ne rien entreprendre pour arrêter les massacres. Ceux sont toujours les autres les responsables des tueries. Pendant ce temps-là, l'Arabie heureuse sirote son pétrole à l'abri des regards indiscrets de notre très médiatique société. Qui pourrait croire qu'une insurrection soit possible dans cette démocratie exemplaire qu'est l'Arabie Saoudite ?  Les raisons des va t'en guerre font office de vertus dans les civilisations en état de décomposition.  Gaël Hadey

 Arabie : Les voix s’élèvent, le régime réprime!


IRIB- L’Arabie saoudite  passe ces jours tumultueux.

Les événements survenus ces derniers temps dans l’Est de ce  pays et l’intensification des protestations dans cette région ont tiré la sirène d’alarme pour le régime. Les slogans pour les réformes ont maintenant cédé la place à ceux qui exigent le départ des Al-e Saoud. Qatif et Awamiya dans l’est de la péninsule étaient le théâtre des protestations populaires qui demandaient la chute  du régime ; protestations dégénérées en violence par l’attaque des forces gouvernementales laissant  plusieurs tués et blessés. Entretemps le fait que le cheikh Nimr Baqer Al-Nimr, dignitaire chiite saoudien, 53 ans a été blessé, puis arrêté par les forces du régime de Riad  a jeté de l’huile sur le feu :  les habitants de l’Est du pays sont descendus dans la rue pour lutter contre le despotisme des autorités saoudiennes. Paniqué par le soulèvement des habitants de l’Est et craignant un débordement  vers d’autres régions, le régime a transformé cette région en une caserne militaire. Selon les dernières nouvelles parvenues, le régime a envoyé 3.000 effectifs de la Garde Nationale, dirigée par le prince Mot’ab Ben Abdel Aziz, dans les régions orientales afin de réprimer les chiites dont les protestations prennent de l’ampleur au fil du jour. Les congés des forces militaires ont été annulés et elles sont en état d’alerte. Depuis un an, les régions orientales d’Arabie saoudite  sont la scène des protestations populaires et des dizaines de saoudiens ont été tués, blessé  et arrêtés, pourtant le peuple fait preuve d’une volonté ferme pour continuer sa lutte contre le régime. D’autre part, dans la conjoncture où une guerre de pouvoir fait rage au sein du clan Al-e Saoud, les jeunes révolutionnaires de la ville d’Al-Qatif ont menacé jeudi 12 juillet les autorités de Riyad  que si elles ne libèrent pas dans 5 jours le cheikh Nimr Baqer Al-Nimr, chef spirituel des chiites saoudiens, ils attaqueraient tous les centres dépendant du ministère de l’Intérieur et ils mettraient feu aux puits du pétrole de la région. En fait, outre les protestations populaires dans l’est du pays, le régime de Riyad s’inquiète également de cette guerre de pouvoir. De ce fait, certains observateurs estiment que l’acte de provocation du régime dans l’arrestation du cheikh Nimr Baqer al-Nimr est une démarche pour unifier les princes rebelles saoudiens face aux protestations chiites. En fait, ce qui est indéniable c’est que l’Arabie saoudite se trouve dans une situation tendue et les protestations sont entrées dans une phase déterminante. Le régime est totalement basé sur le fanatisme religieux de du clan Al-e Saoud et cela a suscité de vastes mécontentements ces dernières années. Foncièrement despotique, le régime de Riyad tente à tout prix d’étouffer toute protestation dans l’œuf. Pourtant on pourrait s’interroger s’il parvenait à réprimer un peuple qui lutte pour justice et  liberté.

Source IRIB ( Radio iranienne francophone)

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