vendredi 18 mai 2012

Bilderberg contrôle-t-il nos "démocraties" ?

Le bras droit de François Hollande est adoubé par le groupe Bilderberg



Manuel Valls, le responsable de la communication de François Hollande, a été adoubé par le groupe Bilderberg, un des cénacles les plus sélects de l’oligarchie. C’est ce que révèle le journaliste Bruno Fay. Créé en 1952 pour rapprocher les élites américaines et européennes, le groupe réunit chaque année des grands dirigeants économiques et des politiques prometteurs. En tant que "socialiste ouvert", M. Valls a ainsi été invité par le groupe Bilderberg, "afin de lui ouvrir les yeux sur certains points".
Bruno Fay - 22 janvier 2012



Le groupe Bilderberg est un des cénacles les plus sélects par lesquels le régime oligarchique contourne le système démocratique. Banquiers et financiers de haut vol se retrouvent chaque année pour réfléchir ensemble, invitant des responsables politiques prometteurs, dont ils jugent qu’ils partagent leurs avis et leurs intérêts. Le journaliste Bruno Fay a eu la bonne idée de demander à interviewer le vicomte Etienne Davignon, le président du Comité de direction du groupe Bilderberg. Cette interview très intéressante a été publiée dans son livre Complocratie, paru en 2011, mais qui n’a guère suscité l’intérêt des médias. Il a accepté que Reporterre reprenne un passage de cette interview.

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Le président du Bilderberg a confiance en Manuel Valls
par Bruno Fay

J’interroge maintenant Etienne Davignon sur le choix des invités. (...) Bill Clinton, Lionel Jospin, José Manuel Barroso et tous les autres ont été systématiquement invités l’année précédente de leur élection ou de leur nomination.

"Les choses se passent dans l’autre sens", me répond-il. "Chaque année, on demande aux membres d’identifier les personnalités qui émergent dans leur pays. Par exemple, l’an passé, nous avons demandé à nos amis anglais du Steering Committee de nous donner des noms. Ils nous ont proposé d’inviter George Osborne qui a été depuis nommé chancelier de l’Échiquier dans le cabinet de David Cameron [le premier ministre britannique]. Pourquoi Osborne ? Parce que c’était un homme jeune, prometteur, du Parti conservateur, et que c’est intéressant aussi bien pour lui, que pour nous, de nous rencontrer.

"Pour Clinton, c’est la même chose. Il est venu en 1991, deux ans avant son élection, parce que nos amis démocrates nous avaient dit que c’était un garçon intéressant et sympathique. À l’époque, quand il nous a dit qu’il voulait devenir président des États-Unis, on a tous cru qu’il était dingue.
"Nous invitons deux catégories de personnel politique : ceux qui sont au pouvoir, dont nous aimerions bien connaître leur avis sur les sujets que nous traitons, et ceux qui nous paraissent appartenir à des générations montantes.

"C’est par exemple le cas de Manuel Valls qui nous a paru intéressant en tant que socialiste français ouvert. On n’est pas là pour faire sa promotion, mais il n’est pas exclu que ça lui soit utile et que ça lui ouvre aussi les yeux sur certains points. Ensuite, certains de nos invités ont un destin, mais ce n’est pas de notre fait. Je crois plus à notre vision."



Source : Bruno Fay, Complocratie (éd. du Moment, 2011), p. 206-207.
Photo Manuel Valls à l’Assemblée nationale, à côté de François Hollande en janvier 2011
Complément d’infos : Une vidéo où Manuel Valls finit par affirmer que ceux qui se posent des questions sur le Bilderberg nient la Shoah...




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