dimanche 15 avril 2012

Mort aux vaches! Vive la constituante!

« A 50%, le capital est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. »  Karl Marx

"Que reste-t-il de la civilisation grecque ? A peine quelques débris de marbre. Dans ces conditions, que voulez-vous qu’il reste de la lune sinon un peu de beurre ?" Benjamen Pérret





Il suffit de voir comment le gouvernement actuel, tout en jouant la comédie de l'impuissance face à d’obscures lois économiques invoquées comme des déités indicibles, organise actuellement notre future faillite budgétaire, pour bien comprendre que loin d'être le résultat d'un quelconque cataclysme naturel (voire supranaturel), la crise actuelle est l'instrument voulu et mis en œuvre délibérément pour nous arracher notre consentement à un ensemble de mesures arbitraires dont les principales conséquences seront d'assurer l'accaparement des ressources communes par des groupes restreints qui pourront ainsi affirmer leur domination absolue sur le reste de l'humanité, tout en nous condamnant dans notre immense majorité à des existences de plus en plus précaires, difficiles, âpres et abrégées. Sans autre nécessité première que de vivre et de jouir comme des porcs, sans partage et sans merci.

Ceci n'est donc pas une crise, mais c'est une guerre totale contre les peuples.

Source: Le Monolecte


Quand en catimini Nicolas Sarkozy vient d'accepter et de valider la proposition allemande de jeter sur le marché de nouveaux outils de spéculation financière sur les dettes souveraines qui vont de nouveau malmener (un euphémisme) nos sociétés ? Mais à quel prix, tant l’époque que nous venons de vivre aura été longue, désespérante, douloureuse ? Celui déjà de reprendre ce combat, c’est-à-dire le reformuler, ce qui ne sera pas aisé, en ne laissant aucune hypothèque derrière nous, comme celle de la Constitution de la Vème République par exemple, qui aura permis une telle dérive dans l’exercice du pouvoir. Qui aura permis la formulation d’un exercice inconditionnel de ce pouvoir. Qui aura permis cette dérive thénardière qui nous inviterait presque à penser que si le pouvoir doit par nature toujours rester en position d‘excès, alors la seule question qui vaille est celle de savoir au service de quel excès le mettre ! Celui de la Dictature de la Finance, ou celui de la Dictature du prolétariat ? Et parce que cette expression nous paraît sidérante, alors, oui, il est grand temps de refuser ce pouvoir sidérant de la Finance sur nos vies et grand temps de nous contraindre à reformuler entièrement la question du Pouvoir dans les pseudos démocraties occidentales.

    Source: Du texte au texte


"On ne cherche même plus à cacher que la dénommée gauche institutionnelle n’est pas de gauche, on le présente au contraire comme une vertu, de la même façon que l’on vante un café décaféiné dont la vertu est de ne pas réveiller et de ne pas avoir le goût de café."
                            Sous-commandant insurgé Marcos

    Source: la voie du jaguar


Comment faire alors pour se rassembler si nous ne sommes d'accord sur rien ?

Et bien tout simplement en nous accordant sur le seul point commun qui lient toutes les indignations, à savoir la nécessité d'un changement des règles qui permettent les injustices qui nous indignent. En admettant nos différences sur les solutions à apporter, nous pouvons nous unir sur la nécessité du changement des règles de la Société. Ces règles, qui se basent aujourd'hui sur l'idéologie capitaliste, peuvent être mises en débat à travers un projet rassemblant toutes les sensibilités, une Assemblée Constituante.
En exigeant tous ensemble la mise en place d'une Assemblée Constituante, fruit d'un processus allant de la convocation d'États Généraux à la rédaction d'une nouvelle Constitution, les indignés de tous les pays, de toutes les tendances, de tous les partis peuvent alors s'unir sans renier ce qui fait leur spécificité. Cette revendication commune permettrait ainsi de lier les forces contestataires pour former une sorte de coalition plus forte, plus organisée que la somme de toutes les indignations prises une à une.
Autour de cette revendication unique, la mise en place d'une Assemblée Constituante, les indignés deviendraient alors plus qu'une force contestataire : ils seraient de fait une force de proposition. Car seul un processus constituant, démocratique et indépendant,  permettrait enfin de dégager cette idéologie qui manque à ceux qui s'opposent à l'actuelle. Unis dans un même soucis de justice et de changement, les indignés doivent s'engager à réfléchir ensemble aux nouvelles règles qui devront, au terme de ce processus, être soumises à la volonté des peuples. Notre objectif ne doit pas être de nous rassembler pour nous opposer, mais de proposer ensemble à la Société une nouvelle manière de fonctionner.
Cela ne se fera pas en un jour, les débats seront certainement vifs et nous ferons sans doute des erreurs : mais au moins nous aurons, nous le peuple, décidé nous-mêmes de notre destinée. Cela s'appelle la démocratie.
Indignés de tous les pays, devenez des engagés !

Source: http://www.convergencedesluttes.fr/petitions/index.php?petition=14

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