mardi 3 avril 2012

Mélenchon, l'homme de la situation

Mélenchon, l’espoir.


L’homme est impressionnant. Les idées sortent, logiques et solides, les unes après les autres en s’emboîtant parfaitement dans un plan d’envergure réfléchi, un vrai programme puissant et novateur. L’énergie est extraordinaire. Il entraîne l’adhésion. Jean-Luc Mélenchon est certes un tribun, mais son talent n’est pas au service d’un électoralisme égoïste, il l’est au service du peuple.

Mélenchon émerge très nettement du lot de ceux qui se présentent à la fonction suprême. Il tranche nettement de la tiédeur molle de Hollande et du vide des idées du candidat socialiste. Il n’a rien de commun avec le Président-candidat, éternel ludion, l’as des as du rétablissement, le chat qui retombe sur ses pattes mais dont le bilan est catastrophique et la vocation plus que suspecte. Mélenchon et Le Pen sont aux antipodes sur tout, les émigrés et l’économie en premier lieu.

L’ardeur de Mélenchon est, elle, portée par un idéal populaire, et il s’est déclaré l’ennemi de l’oligarchie financière. Les chroniqueurs qui l’interviewent ne savent pas cacher que l’orateur les séduit. On le sent sincère, se battant avec une ardeur incroyable pour le peuple. Ce peuple qui le connaît de plus en plus et qui a en lui son plus fidèle et brillant défenseur, un pourfendeur des puissants. Il fallait une nouvelle Gauche, pour remplacer la vieille Gauche usée des années 90. Le Front de Gauche porte bien son nom. Un front fait pour affronter, pour faire front à la dégradation de nos conditions de vie, orchestrée avec brio par l’oligarchie financière et une droite qui en veut toujours plus. Face à cette droite prédatrice, la gauche traditionnelle représentée par François Hollande ne fait pas le poids.

Une des clés de la crise, c’est le pouvoir d’achat et c’est pourquoi le candidat du Front de Gauche est pour un écart maximum de 20 entre les plus bas et les plus hauts salaires. Le plan européen a échoué, et les plans d’austérité diminuent l’activité, donc les recettes fiscales. L’Europe entière marche au fouet des agences de notation, où on voit bien la patte des Américains. Mélenchon va, s’il est élu, mettre de l’ordre dans tout ça. Il va réquisitionner les outils de production, mettre au pas les spéculateurs, redonner à la France un espoir.

Peu d’observateurs se sont rendu compte que cette élection présidentielle va créer d’énormes surprises. On pourrait se retrouver au premier tour avec cinq leaders qui recueillent chacun près de 15 à 20% des voix. Un mouchoir de poche avec cinq candidats très différents, certains crédibles, d’autres non. Les 5% de Mélenchon il y a 3 mois sont aujourd’hui à 14% et ça grimpe tous les jours. Il est maintenant au troisième rang !

Ceux qui s’attendent à une lutte classique au premier tour entre Hollande et Sarkozy vont être surpris. Les tenants du "vote utile" veulent que les électeurs sautent une étape essentielle, qui est de s’exprimer. Que le premier tour joue son rôle à plein, qui est de refléter fidèlement les proportions des forces en présence en attribuant à chacun sa valeur dans le coeur des Français. Le deuxième tour est fait pour trancher, pour passer de deux à un, avec des reports de voix. Petits arrangements et magouilles garantis.

Et si, au premier tour, les gens de gauche ayant compris rejoignent les électeurs de Mélenchon, le faisant passer devant Hollande. Et si Sarkozy dégoûte tellement les gens que c’est Marine Le Pen qui devient challenger de Mélenchon. Impossible ? Peut-être pas ! Alors avec un deuxième tour Mélenchon-Le Pen le Front de Gauche gagne la présidentielle.

L’oligarchie financière a pris son pouvoir d’achat au peuple, fait réduire les retraites, et a exigé des mesures d’austérité qui plomberont la croissance pour longtemps. On n’a plus confiance dans l’Europe, dans l’euro, on a peur des délocalisations, des émigrés. Le monde est devenu moche depuis le premier choc pétrolier. Plus de plein emploi et surtout du chômage en masse. Dans un monde qui s’effrite, où l’avenir des enfants est compromis, il y a le choix entre se résigner ou trouver l’espoir. Avec Jean-Luc Mélenchon les Français peuvent croire encore en un avenir meilleur, et c’est la raison première d’être séduits par un candidat et de voter pour lui. Outre la peste et le choléra, Sarkozy et Hollande, il y a Mélenchon. Dieu merci la solution est là, pour peu que les Français sachent choisir à temps.

À situation critique et extrême il faut un chef de l’État extrême. Un homme qui a de l’énergie à revendre, les pieds sur terre mais la tête dans les rêves possibles et qui ose oser. Il faut à la France des raisons d’espérer et de rêver, elle en crève d’envie. Tous avec Mélenchon au premier tour… et au deuxième !

Algarath


Source: Oulala.net

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