dimanche 12 février 2012

Ελευθερία : les grecs à l'assaut de la Troïka

Ελευθερία: elefthéria c'est liberté en grèc.




 Athènes, 12 février 2012: pendant que les parlementaires, protégés par 3000 policiers,  débattent pour faire adopter les mesures d'austérité imposées par les ennemis de la démocratie , le peuple grec se bat pour sa survie, son honneur et sa souveraineté. Le gouvernement de Papademos tient à ce que le projet soit adopté dans la soirée afin de rassurer les marchés....

Míkis Theodorákis avait averti dans sa lettre ouverte aux peuples d'Europe que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant« partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ».

Mikis Theodorakis, le 12 février 2012, un masque pour se protéger des gaz lacrymogènes

« Je veux les regarder droit dans les yeux, avant qu’ils votent pour les mesures d’austérité » a déclaré le célèbre compositeur Mikis Theodorakis aux aux journalistes avant d’entrer dans le parlement grec.  «Ils se préparent à voter pour la mort de la Grèce » a-t-il souligné.  Mikis Theodorakis, 85 ans, et Manolis Glezos, 89 ans, avait appelé les gens à manifester devant le Parlement ce dimanche.

Les deux hommes se rendirent ensemble à joindre à la manifestation, quand ils ont été victimes du gaz lacrymogène tiré par la police. Les masques chirurgicaux qu’ils portaient ne les ont pas empêché de se sentir mal à l’aise. Ils ont tous deux été traités au cabinet médical du Parlement. Comme anciens députés, Theodorakis et Glezos assisteront au vote des sièges réservés pour le public.

« Nous envoyons un message d’optimisme. Nous nous sommes battus et cette fois nous allons gagner  », a déclaré Theodorakis, qui avait combattu pendant la guerre civile et la dictature militaire et qui a été condamné plusieurs fois à exil.

source : keeptalkinggreece relayé par OkeaNews

11 personnalités grecques, dont le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la domination des marchés dans un Appel commun pour sauver les peuples d’Europe 







Soixante ans après le défaite du nazisme et du fascisme, les peuples européens sont aujourd’hui confrontés à une menace dramatique, non plus militaire cette fois, mais financière, sociale et politique. Un nouvel “Empire de l’argent” a attaqué systématiquement les pays européens l’un après l’autre pendant les derniers dix-huit mois, sans rencontrer aucune résistance substantielle. »
Ainsi commence l’appel à l’action de Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, deux figures emblématiques de la gauche grecque et opposants historiques à toute forme d’oppression, qui viennent de former le nouveau mouvement anti-Troïka, Résistance des Peuples Démocratiques Unis (ELADA).

Athène, 12 février 2912:




Le Mémorandum II c'est la guerre. On le savait de toute façon. La Place de la Constitution devient ce soir un champ de bataille, pas le seul. Les journalistes sur les lieux désignent déjà plusieurs « fronts » autour et sur la Place de la Constitution. La terminologie est guerrière, comme il se doit, « attaque, replie, tactique, blessés ». Tout a commencé au moment où Mikis Theodorakis et Manolis Glezos (héros de la Résistance – 1940) s'apprêtaient à rejoindre les milliers de manifestants devant le « Parlement ». En ce moment précis, les colonels-bancocrates ont alors donné l'ordre d'attaquer les citoyens. Tel fut leur plan. Provoquer des « incidents » pour « annuler » la marche citoyenne. Plan rodé et connu...


.../...



Ce n'est pas par hasard si tout a commencé, lorsque Mikis Theodorakis et Manolis Glezos ont voulu pénétrer dans hémicycle, pour « regarder les députés droit dans les yeux et leur dir: Vous vousapprêtez à voter la mort de la Grèce » (selon leurs propres déclarations)...

Lire cet article sur: Greece Crisis, carnet de notes d'un anthropologue en Grèce






Source: Wikistrike




Manifestations à Athènes, ce dimanche 12 février. (REUTERS)




Ce que les médias européens ne vous montrent pas:



Un désastre humanitaire en Grèce, par David Kyriakidis



Une nouvelle résistance est née en Grèce !




L’année dernière, dans un appel commun, le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manoli Glezos, le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, ont dénoncé le "fascisme financier" qui menace. Aujourd’hui, pour unir les peuples d’Europe et en finir avec la domination des marchés ils lancent ELADA, un nouveau mouvement politique,

9 février 2012 (Nouvelle Solidarité) — « Soixante ans après le défaite du nazisme et du fascisme, les peuples européens sont aujourd’hui confrontés à une menace dramatique, non plus militaire cette fois, mais financière, sociale et politique. Un nouvel "Empire de l’argent" a attaqué systématiquement les pays européens l’un après l’autre pendant les derniers dix-huit mois, sans rencontrer aucune résistance substantielle. »

JPEG - 5.4 ko
Mikis Theodorakis et Manoli Glezos contre le fascisme financier
Ainsi commence l’appel à l’action de Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, deux figures emblématiques de la gauche grecque et opposants historiques à toute forme d’oppression, qui viennent de former le nouveau mouvement anti-Troïka, Résistance des Peuples Démocratiques Unis (ELADA).

Le manifeste de quatre pages, diffusé à la fin de l’an dernier, prévient que l’Europe est face à la menace d’un nouveau « fascisme financier, » qui « voudrait éliminer toute notion d’Etat en Europe... Il vise à faire régresser l’Europe et le monde à une situation semblable à celle d’avant 1945, ou même d’avant la Révolution Française et les Lumières...

« Dans les temps anciens, l’abolition, par Solon d’Athènes, des dettes qui forçaient les pauvres à devenir les esclaves des riches, la réforme dite de la Sesachtheia, posa les fondations pour la naissance, dans la Grèce antique, des idées de démocratie, de citoyenneté, de politique et d’Europe, les fondations de la culture européenne et mondiale. Combattant contre la classe des riches, les citoyens d’Athènes montrèrent le chemin dans la constitution de Périclès et dans la philosophie politique de Protagoras, qui déclarait que "l’Homme est la mesure de toutes choses."

« Aujourd’hui, les classes possédantes essaient de prendre leur revanche sur cet esprit d’humanité : "Les marchés sont la mesure au dessus de tous les hommes" est la devise que nos leaders politiques embrassent de leur plein gré, dans leur pacte avec le démon de l’argent, comme le fit Faust. »

Après avoir retracé la crise financière de 2008 sur les quatre dernières décennies de déréglementation et de mondialisation continuelle, le manifeste appelle à un « nouveau New Deal européen, » et à un arrêt immédiat des « attaques contre la Grèce et les autres pays de la périphérie de l’Union Européenne ; nous devons stopper la politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise plus profonde que celle de 1929. »

La déclaration appelle à une restructuration radicale de la dette publique « sur l’ensemble de l’Eurozone, en particulier aux dépens des grandes banques privées. Il faut reprendre le contrôle des banques et le financement de l’économie européenne doit être placé sous le contrôle social au niveau et européen… Nous devons interdire les produits dérivés incontrôlés, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur, et créer un réel développement économique, à la place des profits spéculatifs. »

Le manifeste s’en prend au système de l’Euro, déclarant : « L’actuelle architecture, basée sur le Traité de Maastricht et les règles de l’OMC, a établi une machine à produire de la dette en Europe. Il faut un changement radical de tous les traités. Nous avons besoin d’urgence d’un changement de paradigme ; un retour à la stimulation de la croissance par la demande, par de nouveaux programmes d’investissements européens, une nouvelle régulation, une taxation et un contrôle du capital international et des flux de matières premières ; une nouvelle forme de protectionnisme intelligent et responsable dans une Europe indépendante, qui sera un protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale. » 

Source: Solidarité et progrès


Míkis Theodorákis : http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%ADkis_Theodor%C3%A1kis
Manolis Glezos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Manolis_Glezos

Aucun commentaire: