mardi 28 février 2012

Le MES pour les nuls


Homer Simpson ne comprend rien à la nouvelle... par PlaceauPeuple


Ils ont donc osé, adopter la plus hypocrite des positions qui soit : s’abstenir, cette honte politique, ce déni de démocratie, ce refus de représenter la voix populaire. Face à un texte auquel ils prétendent s’opposer, ils ont donc préféré se coucher, comme les couards qu’ils sont, incapables de s’exprimer plus clairement alors que ces gens qui  se prétendent de gauche ont la majorité au Sénat, et pouvaient donc faire obstacle à une loi scélérate qui appelait un référendum,  quand on respecte la démocratie. J’ai honte pour eux.

Chaque jour qui passe nourrit ma certitude de ne surtout pas me rallier à une telle gauche, incapable d’en être une, qui ne nous mérite pas. Le changement dont nous avons tant besoin, que l’époque réclame pour briser le cercle des plans d’austérité et de l’injustice criante, n’a pas besoin de ces pisse-tiède qui viendront au pouvoir pour ne surtout rien troubler, comme en présage si bien tout qu’ils ne battissent pas, jour après jour, chacun étant fait d’un plus triste non-combat que le précédent. La somme socialiste de cette campagne ressemble de plus en plus à celle de leurs renoncements…

Prétendre vouloir changer le monde quand on n’a même pas la force de dire non,  tout en tentant de faire croire au public que l’on est la seule opposition possible, cela porte un nom : mascarade…

Grâce à eux, par deux fois, le parjure du peuple a eu lieu. Qu’on ne me demande pas de renier mes convictions pour ces gens là… Ce serait vendre mon âme au diable. Celui d’un dieu auquel je ne crois pas : il se nomme… Argent.

Et je ne me coucherai pas, jamais, devant ce Veau, combien même est-il  d’Or.



Source: Les échos de la gauchosphère










Europe: pas sans nous! Appel des 200 pour un référendum sur le nouveau traité européen.

Plusieurs traités européens ont déjà dépossédé les citoyens de la possibilité de choisir les orientations de l’Union européenne.

Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l’Irlande et l’Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l’Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.

Le sommet européen a adopté le 9 décembre, le projet du TSCG (Traité sur la stabilité la coordination, et la gouvernance dans l’Union), dit traité Merkozy. Il cherche à donner une base légale à la répression, la régression sociale et aux dénis de démocratie, durcissant les règles qui figuraient déjà dans le Traité de Maastricht puis dans celui de Lisbonne, imposant de lourdes sanctions immédiates et automatiques aux pays contrevenants. Cet accord a vocation à engager l’ensemble des pays de l’Union et l’ensemble des décisions politiques.

Les gouvernants qui entendent limiter aux parlements la ratification du traité manifestent leur mépris des exigences démocratiques.

Ils se font les complices de la remise en cause du principe démocratique fondamental: la souveraineté du peuple.

Nous refusons de renoncer à nos droits !!

Quelle que soit ‘issue des échéances électorales d’avril, mai et juin , que le texte reste en l’état ou qu’il soit modifié lors d’une éventuelle renégociation, nous exigeons la tenue d’un référendum pour que le peuple décide si la France doit approuver ou refuser le nouveau Traité.

Nous invitons toutes et tous les citoyen(ne)s à se mobiliser dans leurs quartiers, leurs villes ou leurs villages, leurs lieux de travail, au sein de leurs partis, leurs syndicats ou de leurs associations. Organisons ensemble réunions publiques, manifestations, pétitions, occupations, et autres actions pour un vrai débat et bâtir ensemble l’Europe que nous voulons !

Le massacre colombien

Par Dan KOVALIK


Depuis longtemps on croyait que le Guatemala détenait la première place sur le continent américain pour les massacres de masse de notre époque moderne – 200 000 victimes dans les années 1980, assassinées dans 94% des cas par l’État avec le soutien de Washington et en alliance avec les escadrons de la mort. Il s’avère hélas que la Colombie a pulvérisé ce record, et, comme le révèle Wikileaks, les États-Unis en sont parfaitement bien informés.

Dans un câble du 19 novembre 2009, titré « 2009-2010 International Narcotics Control Strategy Report » (« Rapport stratégique sur le contrôle international des narcotiques 2009-2010 »), l’ambassade des États-Unis à Bogotá reconnaît, comme un fait marginal, l’horrible vérité : ont été enregistrées 257 089 victimes des paramilitaires d’extrême-droite. Et, comme Human Rights Watch l’a signalé dans son rapport annuel 2012 sur la Colombie, ces paramilitaires continuent d’agir main dans la main avec les militaires soutenus par les États-Unis.

Même pour ceux qui connaissent la Colombie ce chiffre est sidérant. La première fois que j’avais vu un tel chiffre c’était dans le livre « Cocaïne, Death Squads, and the War on Terror » (« La Cocaïne, les escadrons de la mort et la guerre contre le terrorisme »), dont j’ai parlé sur ce site il y a quelque temps, et qui cite un journaliste indépendant affirmant qu’environ 250 000 victimes ont été tuées par le para-État colombien. Dans ce livre il est précisé que ce chiffre a été escamoté parce que des victimes ont été envoyées dans des charniers ou dans des fours crématoires de type nazi.

On peut maintenant savoir que depuis au moins deux ans les États-Unis savent tout de ces crimes. Cela n’a rien changé à la politique états-unienne envers la Colombie – ce pays recevra ces deux prochaines années plus de 500 millions de dollars d’aide pour son armée et sa police – et cela n’a pas empêché le gouvernement Obama de défendre, et d’obtenir, le Traité de libre-commerce avec la Colombie l’an passé.

Et, comme pour le Guatemala dans les années 1980, la violence a touché de façon particulière les populations indigènes – fait également reconnu par l’ambassade états-unienne dans les câbles révélés par Wikileaks. Cette violence à l’encontre des indigènes continue même d’augmenter. L’ambassade états-unienne le reconnaît dans un câble du 26 février 2010 titré « Violence Against Indigenous Shows Upward Trend » (« La Violence à l’encontre des indigènes en augmentation »). En raison de cette violence 34 groupes indigènes se trouvent au bord de l’extinction ; cette violence peut donc être qualifiée de génocidaire.

Ce câble de 2010 explique que « pour la deuxième année consécutive les assassinats d’indigènes ont augmenté », une augmentation de 50% en 2009 par rapport à 2008. Le câble explique en outre que « les indicateurs de la violence à l’encontre des indigènes se sont encore aggravés en 2009. Selon l’Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) les déplacements ont augmenté de 20% (de 3212 à 3649), les disparitions forcées ont augmenté de plus de 100% (de 7 à 18), et les menaces ont augmenté de plus de 3000% (de 10 à 314). L’ONIC signale également une augmentation dans le recrutement forcé de mineurs par tous les groupes armés illégaux, mais sans fournir de chiffre sur ce point ».

L’ambassade signale d’une part que les FARC reconnaissent elles-mêmes être responsables de certains cas de violence à l’encontre des indigènes et admet d’autre part que c’est l’État colombien et ses alliés paramilitaires qui sont les principaux responsables de cette violence.

L’ambassade, sur la base d’une étude publiée par l’anthropologiste Esther Sánchez – étude financée le gouvernement états-unien –, note que les militaires et les paramilitaires ciblent les indigènes parce qu’ils sont « souvent perçus comme des collaborateurs des FARC parce qu’ils cohabitent dans les mêmes territoires » ; et c’est précisément la présence de militaires colombiens sur les territoires indigènes qui « apporte le conflit dans le jardin des indigènes », ce qui représente une menace pour leur existence. Or l’ambassade rejette l’idée d’un retrait de l’armée colombienne des territoires indigènes, précisant que cette demande formulée par la tribu awa est « inapplicable ».

« Inapplicable », explique l’ambassade, parce que ce territoire doit être contrôlé puisqu’il abrite de nombreuses richesses. L’ambassade états-unienne reconnaît explicitement que « les investissements de capitaux dans les hydrocarbures » ainsi que dans le caoutchouc et le palmier à huile – c’est-à-dire exactement les investissements qui expliquent les décisions militaires de Washington et le Traité de libre-commerce – mènent directement à la violence contre les indigènes. Il en va ainsi, explique l’ambassade, parce que les peuples indigènes « n’abandonneraient probablement pas leurs terres considérées sacrées dans leurs identités culturelles ». Bref ils n’ouvriront pas volontairement la porte à l’exploitation capitaliste.

Tout cela montre que les États-Unis et la Colombie continuent de défendre des options militaires et de mener des politiques économiques qui, de l’avis même des États-Unis, conduisent à un génocide. En fait l’ambassade états-unienne elle-même reconnaît que le génocide est absolument nécessaire pour parvenir à ces objectifs.

Cela signifie que les États-Unis mentent quand ils prétendent s’intéresser aux droits humains. Les États-Unis ont l’aplomb d’exclure Cuba du Sommet des Amériques en raison des droits humains ; mais c’est le pays qui accueil ce Sommet – la Colombie – qui en toute objectivité devrait être mis à l’index pour ses résultats singulièrement mauvais en terme de droits humains. En vérité ce sont les États-Unis eux-mêmes qui devraient être dénoncés parce qu’ils soutiennent le brutal régime colombien. Mais comme les États-Unis dominent le monde, cela aussi semblera « inapplicable ».


Daniel Kovalik

Traduction : CPCP

Source: Le Grand Soir

samedi 25 février 2012

Homs dans l’enfer des groupes armés

De Misrata nous sommes venus en Syrie Libre ! »









Mondialisation.ca, Le 24 février 2012



Les médias occidentaux continuent, eux, de rapporter, comme des preuves établies, les dires de Comités locaux qui diffusent la propagande des « opposants » armés ; en coordination avec l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) basé à Londres, un organe créé et financé par les forces liées à la rébellion [1].

Pour comprendre ce qui se passe en Syrie, on ne peut donc pas se fier à l’OSDH ou à des bloggeurs qui sont partie prenante dans cette rebellion ; ni aux envoyés spéciaux dont nous constatons qu’ils se rangent systématiquement du côté d’« opposants » armés qu’ils qualifient de « héros » et qui présentent la bataille qui divise et déchire le peuple syrien sous un angle manichéen : le combat entre une opposition « luttant pour la démocratie » et un méchant dictateur.

Or les choses ne se présentent pas ainsi. Comme cela a encore été démontré par un sondage récent et les manifestations massives de soutien au véto russe et chinois, la grande majorité du peuple syrien ne veut pas de cette rébellion armée que cherchent à légitimer les puissances de l’OTAN et certains États arabes -eux-mêmes fort peu démocratiques- notamment le Qatar.
S’il doit y avoir des « héros » en Syrie il faut prendre en compte tous les côtés de la souffrance, pas uniquement les « héros » que l’Occident reconnaît…

Combien de missiles Milan ont-ils été livrés aux rebelles ?

Très nombreux sont les citoyens syriens qui en appellent à leur président afin que les forces du gouvernement interviennent. À Homs notamment, où la situation est des plus alarmantes pour des secteurs importants de la population, pris en otage par ces groupes qui occupent plusieurs secteurs de leur ville -Baba Amr, Khaldiyeh, Karm el-Zeytoun- les gens appelaient depuis des mois Damas à les protéger [2].

Leur sort est devenu encore plus angoissant depuis que les rebelles font usage des mêmes lance-missiles antichar Milan qui avaient été livrés en Libye aux rebelles libyens, il y a moins d’une année, par la France et le Qatar. On se souvient comment BHL et Sarkozy avaient alors trompé l’opinion publique en attribuant aux forces de Kadhafi l’usage de ces missiles Milan qui faisaient des victimes en Libye.

C’est le même scénario inquiétant qui se répète en Syrie. Les politiques, les ONG et les journalistes, prennent encore une fois fait et cause pour le camp de la guerre que des groupes instrumentalisés par des puissances étrangères provoquent. Ils attribuent -comme hier en Libye, sans aucune vérification sérieuse- aux forces du gouvernement les actes de barbarie perpétrés par des « opposants » armés qui effrayent la grande majorité de la population.

Depuis trois semaines les commentateurs répètent qu’Homs est pilonnée unilatéralement par l’armée syrienne. Or ses patrouilles, attaquées par des missiles Milan, auraient subi de nombreuses pertes dès le début de leur intervention. Il demeure difficile de savoir si les autorités de Damas parviendront à déloger ces groupes dotés d’armes de guerre de tous les quartiers et les villes où ils se sont infiltrés.
Le gouvernement syrien peut-il rester sans réagir ?

Il a été maintes fois démontré -dès le début de leurs faits d’armes- que ces « opposants » armés sont entraînés, encadrés et formés par des forces spéciales étrangères ; qu’il y a parmi les opposants des éléments étrangers qui agissent pour le compte de puissances dont l’implication en Syrie est patente. La télévision syrienne a diffusé il y a quelques jours les images prises récemment à Homs par un « photographe de guerre » étranger qui a suivi et filmé dans un quartier de Homs ces « opposants » armés -que les « grands reporters » glorifient- qui tirent des roquettes ou des missiles à tout va. Une image a retenu l’attention : à l’intérieur d’un immeuble, où les escaliers étaient maculés de sang et le mobilier avait été détruit, il y avait sur un mur cette inscription surprenante et lourde de signification : « De Misrata, depuis la Lybie libre, nous sommes venus en Syrie Libre ! »

Qui est responsable des massacres à Homs et pour quel objectif ?

Ces groupes armés, dont les exactions les plus odieuses sont attribuées aux soldats d’el-Assad qui sont conduits à les affronter, sont systématiquement présentées par la presse occidentale comme des « opposants » luttant pour la « démocratie ».

Pourquoi les « grands reporters » ne font-ils jamais état des témoignages de Syriens qui sont victimes de kidnappings, de tortures, d’assassinats de la part de ces « opposants » armés ?
Pourquoi, tout récemment, le président de Médecins sans frontières a-t-il ajouté à l’intoxication en livrant comme avérés aux médias les témoignages d’anonymes, situés du côté de la rébellion, -les visages masqués et dont certains n’avaient pas un accent syrien mais probablement du Golfe- présentés comme Syriens, qui tous attribuaient aux forces d’el-Assad et aux médecins des hôpitaux des actes de tortures inqualifiables sur des blessés, des enfants, etc ? [3]
Qui peut croire qu’il serait dans l’intérêt de Bachar el-Assad, de torturer son peuple, de violer des enfants et des jeunes filles. Etc ? Qui peut croire que le peuple syrien continuerait à soutenir majoritairement Bachar el-Assad s’il était le tortionnaire sanguinaire que l’on présente en Occident à des fins de propagande de guerre ?

Ces incessantes campagnes qui prennent la défense d’« opposants » violents, et non du peuple que ces « opposants » terrorisent et oppriment, sont dangereuses. Elles apportent de l’eau au moulin aux puissances –France, Grande Bretagne, États-Unis, appuyées par le Qatar et l’Arabie Saoudite- qui, depuis des mois, préparent en secret le terrain pour intervenir militairement en Syrie et n’attendent plus que le feu vert d’Obama.

Silvia Cattori

(*) Voir : « Homs, une ville plongée dans l’horreur organisée par des groupes armés et non par Damas », par Silvia Cattori, 6 février 2012.

[1] L’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH) –alimenté, depuis la Syrie, de faits manipulés par divers Comités- a été souvent dénoncé comme n’étant qu’un vulgaire instrument de désinformation au service de la rébellion. Or, malgré les nombreuses preuves qui l’attestent, il demeure sur la Syrie la principale source - avec les fameux « grands reporters » - sur laquelle s’appuie toute la presse occidentale, cette dernière relayant chaque jour ce qu’affirme cet observatoire bidon.
[2] Voir : « Une Syrienne, dont le frère a été tué à Homs par des « opposants », témoigne », propos recueillis par Nadia Khost, 8 février 2012. (http://www.silviacattori.net/article2790.html)
[3] Nous reviendrons sur le rôle d’ONG qui ont contribué à donner plus de poids à la désinformation qui frappe la Syrie augmentant le risque d’une intervention étrangère ; notamment Amnesty international et Médecins sans frontières.
Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Silvia Cattori publiés par Mondialisation.ca

jeudi 23 février 2012

Deux héros grecs contemporains

Notre pays s’enfonce dans les ténèbres du Moyen Âge, par Mikis Theodorakis
22 février 2012
« Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Les assaillants ont commencé en 1975, avec comme cible la culture grecque moderne, puis ils ont poursuivi la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. Je la vois arriver dans les dix prochaines années. Le seul élément qui va survivre de notre pays sera la mémoire de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté. » Le compositeur Grec Mikis Theodorakis, ancien résistant et héros de la lutte contre le régime des colonels, aujourd’hui âgé de 87 ans, lance un appel à l’opinion internationale.


Par Mikis Theodorakis, 12 février 2012

Il est évident que ces deux grandes plaies auraient pu être évitées si les dirigeants des deux parties politiques pro-américains n’avaient pas été infiltrés par la corruption. Cette richesse, produit du travail du peuple grec, était ainsi drainée vers les coffres-forts de pays étrangers. Les politiciens ont essayé de compenser cette fuite d’argent par un recours à des emprunts excessifs qui résultaient en une dette publique de 300 milliards d’euros, soit 130% du PNB (Produit National Brut).

Par cette arnaque, les étrangers gagnaient doublement : d’une part, par la vente d’armes et de leurs produits et d’autre part, par les intérêts sur l’argent prêté au gouvernement (et non pas au peuple). Comme nous l’avons vu, le peuple grec était la principale victime dans les deux cas. Un seul exemple suffira pour vous convaincre : en 1986, Andreas Papandreou a emprunté un milliard de dollars à une banque d’un grand pays européen. Les intérêts de cet emprunt n’ont été remboursés qu’en 2010 et ils s’élevaient à 54 milliards d’euros.

L’année passée, M. Juncker a déclaré qu’il avait remarqué lui-même l’hémorragie financière massive de la Grèce qui était due aux dépenses excessives (et forcées) pour l’achat de matériel de guerre - de l’Allemagne et la France en particulier. Et il a conclu que ces vendeurs nous conduisaient à un désastre certain. Hélas, il a avoué qu’il n’a rien fait pour contrecarrer cela, afin de ne pas nuire aux intérêts des pays amis !

En 2008, la grande crise économique est arrivée en Europe. L’économie grecque n’a pas été épargnée. Cependant, le niveau de vie qui était jusque-là assez haut (la Grèce se classait parmi les 30 pays les plus riches du monde), est resté pratiquement inchangé, malgré une augmentation de la dette publique. La dette publique ne se traduit pas nécessairement par une crise économique. La dette des grands pays tels que les États-Unis et l’Allemagne sont estimées à des milliers de milliards d’euros. Les facteurs déterminants sont la croissance économique et la production. Si ces deux facteurs sont positifs, il est possible d’emprunter auprès des grandes banques à un taux d’intérêt inférieur à 5%, jusqu’à ce que la crise soit passée.

En 2009, (en novembre), au moment de l’arrivée de G. Papandréou au pouvoir, nous étions exactement dans cette position. Pour faire comprendre ce que le peuple grec pense aujourd’hui de sa politique désastreuse, je cite deux chiffres : aux élections de 2009 PASOK - le parti politique de G. Papandreou - a remporté 44% des voix. Aujourd’hui, les sondages ne lui donnent plus que 6%.
M. Papandréou aurait pu faire face à la crise économique (qui reflétait celle de l’Europe) avec des prêts de banques étrangères au taux habituel, c’est-à-dire inférieur à 5%. S’il l’avait fait, notre pays n’aurait pas eu de problème. Comme nous étions dans une phase de croissance économique, notre niveau de vie se serait amélioré.

Mais M. Papandréou avait déjà commencé sa conspiration contre le peuple grec en été 2009, lorsqu’il a rencontré secrètement M. Strauss-Kahn, dans le but de passer la Grèce sous la tutelle du FMI. Cette révélation a été divulguée par l’ancien président du FMI.

Pour y arriver, la situation économique de notre pays devait être déformée, afin que les banques étrangères aient peur et augmentent les taux d’intérêt de prêt à des montants prohibitifs. Cette opération onéreuse a commencé avec l’augmentation artificielle du déficit publique de 12% à 15% pour l’année 2009 (n.d.t : M. Andreas Georgiou, président du conseil d’administration de l’Institut National de Statistique, ELSTAT, a subitement décidé en 2009, sans demander l’accord, ni informer son conseil d’administration, de comptabiliser dans le calcul du déficit public certains organismes et entreprises publiques qui ne l’avaient jamais été auparavant dans aucun autre pays européen, excepté la Norvège. L’objectif était de faire passer le déficit de la Grèce au-dessus de celui de l’Irlande (14%), afin que ce soit elle qui joue le rôle de maillon faible de l’Europe.) Pour ce forfait, le procureur M. Pepònis a déféré M. Papandréou et M. Papakonstantinou (ministre des Finances) à la justice, il y a 20 jours.

Ensuite, M. Papandréou et le ministre des finances ont mené une campagne de discrédit pendant 5 mois, au cours de laquelle ils ont essayé de persuader les étrangers que la Grèce est, comme le Titanic, en train de couler, que les Grecs sont corrompus, paresseux et donc incapables de faire face aux besoins du pays. Après chacune de leurs déclarations, les taux d’intérêt montaient, afin que la Grèce ne puisse plus faire des emprunts et afin de donner un caractère de sauvetage à notre adhésion au FMI et à la Banque Centrale Européenne. En réalité, c’était le début de notre fin.

En mai 2010, un ministre, celui des finances, a signé le fameux Mémorandum (Mnimònio, en grec), c’est-à-dire notre soumission à nos prêteurs. D’après le Droit grec, l’adoption d’un tel accord nécessite d’être mis aux voix et d’être approuvé par les trois cinquièmes des députés. Donc, le Mémorandum et la Troïka qui nous gouvernent, fonctionnent illégalement - non seulement par rapport au Droit grec, mais aussi au Droit européen.

Depuis lors, en supposant que notre parcours vers la mort soit représenté par un escalier de 20 marches, nous avons déjà parcouru plus de la moitié du chemin. Imaginez que le Mémorandum accorde aux étrangers notre indépendance nationale et le trésor publique, à savoir : nos ports, nos aéroports, le réseau routier, l’électricité, l’eau, toute la richesse naturelle (souterraine et sous-marine) etc. Même nos monuments historiques, comme l’Acropole, Delphes, Olympie, Epidaure etc. après avoir renoncé à tous nos droits.

La production a été freinée, le taux de chômage a grimpé à 18%, 80’000 magasins ont fermé, tout comme des milliers d’usines et des centaines d’artisanats. Un total de 432’000 entreprises ont déposé leur bilan. Des dizaines de milliers de jeunes scientifiques quittent notre pays qui s’enfonce de plus en plus dans les ténèbres du Moyen Age. Des milliers de personnes qui étaient aisés jusqu’à un temps récent, sont maintenant à la recherche de nourriture dans les ordures et dorment sur le trottoir.

Entretemps, nous sommes censés vivre grâce à la générosité de nos prêteurs d’argent, les banques européennes et le FMI. En fait, l’intégralité du paquet de dizaines de milliards d’euros versé pour la Grèce, retourne à son expéditeur, tandis que nous sommes de plus en plus endettés à cause des intérêts insupportables. Et parce qu’il est nécessaire de maintenir en fonction l’Etat, les hôpitaux et les écoles, la Troïka charge la classe moyenne et inférieure de notre société de taxes exorbitantes qui mènent directement à la famine. La dernière fois que nous avons vécu une situation de famine généralisée dans notre pays était au début de l’occupation allemande, en 1941, avec près de 300’000 morts en six mois seulement. De nos jours, le spectre de la famine revient dans notre pays infortuné et calomnié.
Si vous pensez que l’occupation allemande nous a coûté un million de morts et la destruction complète de notre pays, comment pouvons-nous accepter, nous les Grecs, les menaces de Mme Merkel et l’intention des allemands de nous imposer un nouveau Gauleiter... mais cette fois-ci, il sera porteur d’une cravate...

La période de l’occupation allemande, de 1941 jusqu’à octobre 1944, prouve à quel point la Grèce est un pays riche, et à quel point les Grecs sont travailleurs et conscients (conscience du devoir de liberté et de l’amour pour la patrie).

Lorsque les SS et la famine tuaient un million de personnes et la Wehrmacht détruisait notre pays, confisquait toute la production agricole et l’or de nos banques, les Grecs ont pu survivre grâce à la création du Mouvement de Solidarité Nationale et d’une armée de partisans comptant 100’000 soldats, - ce qui a retenu 20 divisions allemandes dans notre pays.

En même temps, non seulement les Grecs ont-ils survécu grâce à leur application au travail, mais il y a eu lieu, dans des conditions d’occupation, un grand développement de l’art grec moderne, en particulier dans le domaine de la littérature et de la musique.

La Grèce a choisi la voie du sacrifice pour la liberté et la survie en même temps.

Nous avons été attaqués, nous avons répondu avec Solidarité et Résistance et nous avons survécu. Nous faisons maintenant exactement la même chose, avec la certitude que le peuple grec sera finalement vainqueur. Ce message est envoyé à Mme Merkel et M. Schäuble, en soulignant que je reste un ami du peuple allemand et un admirateur de sa grande contribution à la science, la philosophie, l’art et la musique en particulier. La meilleure preuve de cela est le fait que j’ai confié l’intégralité de mon œuvre musicale à deux éditeurs allemands, Schott et Breitkopf, qui sont parmi les plus grands éditeurs dans le monde, et ma collaboration avec eux est très amicale.

Ils menacent de nous expulser de l’Europe. S’ils ne veulent une fois pas de nous, c’est dix fois que nous ne voulons pas faire partie de l’Europe de Merkel - Sarkozy.

Aujourd’hui, dimanche 12 février, moi et Manolis Glezos - le héros qui a arraché la croix gammée de l’Acropole, donnant ainsi le signal du début, non seulement de la résistance grecque, mais aussi de la résistance européenne contre Hitler - nous nous préparons à participer à une manifestation à Athènes. Nos rues et nos places vont être remplies de centaines de milliers de personnes qui manifesteront leur colère contre le gouvernement et la Troïka.

J’ai entendu hier le premier ministre-banquier dire, en s’adressant au peuple grec, que nous avons presque touché le fond. Mais qui nous a amené à ce point en deux ans ? Ce sont les mêmes qui, au lieu d’être en prison, menacent les députés, afin qu’ils votent pour le nouveau Mémorandum pire que le premier, qui sera appliqué par les mêmes personnes qui nous ont amenés là où nous sommes. Pourquoi ? Parce que c’est ce que le FMI et l’Eurogroup nous obligent à faire, en nous menaçant que, si nous n’obéissons pas, c’est la faillite... Ici l’on joue du théâtre de l’absurde. Les cercles qui nous haïssent (grecs et étrangers) et qui sont les seuls responsables de la situation dramatique de notre pays, nous menacent et nous font du chantage, afin de pouvoir poursuivre leur œuvre destructrice, jusqu’à notre extinction définitive.

Au cours des siècles, nous avons survécu dans des conditions très difficiles. Il est certain que, non seulement les grecs vont survivre, mais ils vont aussi revivre s’ils nous amènent de force à l’avant-dernière marche de l’escalier avant la mort.

A présent je consacre toutes mes forces à unir le peuple grec. J’essaie de le convaincre que la Troïka et le FMI ne sont pas une route à sens unique. Qu’il y a une autre solution : changer l’orientation de notre nation. Se tourner vers la Russie pour une coopération économique et la formation de partenariats qui nous aideront à mettre en valeur la richesse de notre pays en des termes favorables à notre intérêt national.

Je propose de ne plus acheter du matériel militaire des Allemands et des Français. Nous allons tout faire pour que l’Allemagne nous paie les réparations de guerre dues. Ces réparations s’élèvent, avec les intérêts, à 100 milliards d’euros.

La seule force capable de faire ces changements révolutionnaires, c’est le peuple grec uni en un Front de Résistance et de Solidarité pour que la Troïka (FMI et banques européennes) soit chassée du pays. En parallèle, il faut considérer comme nuls tous ses actes illégaux (prêts, dettes, intérêts, impôts, achats de la richesse publique). Bien sûr, leurs partenaires grecs - qui ont déjà été condamnés dans l’esprit de notre peuple en tant que traîtres -, doivent être punis.

Je suis entièrement concentré sur ce but (l’Union du peuple en un Front) et je suis persuadé que nous l’atteindrons. Je me suis battu les armes à la main contre l’occupation hitlérienne. J’ai vu les cachots de la Gestapo. J’ai été condamné à mort par les Allemands et j’ai miraculeusement survécu. En 1967, j’ai fondé PAM (Patriotikò Mètopo - front patriotique), la première organisation de résistance contre la junte militaire. Je me suis battu dans la clandestinité. J’ai été arrêté et emprisonné dans « l’abattoir » de la police de la junte. Finalement, j’ai encore survécu.

Aujourd’hui, j’ai 87 ans, et il est très probable que je ne serai pas vivant le jour du sauvetage de ma patrie bien-aimée. Mais je vais mourir la conscience tranquille, parce que je continuerai jusqu’à la fin de faire mon Devoir envers les idéaux de Liberté et de Droit.

Publication Mikis Theodorakis


Source: Contre Info




Manolis Glezos, l’éternel résistant 


22 février 2012
El Mundo Madrid         



Manolis Glezos au Parlement grec, à Athènes, en février 2012.
Manolis Glezos au Parlement grec, à Athènes, en février 2012.
AFP
A 89 ans, il est l’une des figures des protestations contre l’austérité. Apparatchik du parti communiste depuis 70 ans, il est aussi un symbole national depuis le jour de 1941 où il a osé décrocher le drapeau nazi de l’Acropole.

Toutes les manifestations grecques ont plusieurs points communs. Elles ont toutes lieu sur la place Syntagma. La plupart des manifestants sont des citoyens pacifiques, scandalisés par les plans d'austérité et l'incapacité de la classe politique à gérer une catastrophe financière sans précédent.
Il y a un autre point commun : à chaque fois, on retrouve un vieil homme déchaîné en pleine action. Il est tout devant, au centre, sans pour autant être un chef. C'est une figure de premier plan, certes, mais c'est aussi un homme comme un autre. Il est âgé, oui, et fragile, mais aussi passionné que les autres. Il s'embarque toujours dans des embrouilles.

Une lueur d'espoir pour toutes les nations

En mars 2010, un policier lui a envoyé du gaz lacrymogène et il a dû être emmené en lieu sûr. Ce mois-ci, il a subi la même attaque, au même endroit. Il s'est évanoui et a dû être emmené à l'infirmerie du Parlement. La police le considère comme un agitateur. Il s'appelle Manolis Glezos et il mène le même combat depuis 70 ans. Il en a 89.

Quatre grands événements ont marqué l'histoire contemporaine de la Grèce : l'occupation nazie, la guerre civile, la dictature militaire et l'effondrement du système financier. Manolis Glezos les a tous connus.
L'événement qui l’a marqué à jamais a eu lieu quand il était jeune. Dans la nuit du 30 mai 1941, alors que les nazis occupaient tout son pays, il s'est faufilé en douce jusqu'au sommet de l'Acropole en passant par une grotte avec Lakis Santas, un camarade et ami.
Ensemble, ils ont réussi à décrocher le drapeau nazi de son mât et à s'éclipser sans que les gardes ne se rendent compte de rien.

La valeur symbolique de ce geste fut immense. Ce simple acte de défi, pendant l'une des périodes les plus obscures de la guerre, se transforma en une lueur d'espoir pour toutes les nations occupées du monde.

La fin de la Seconde Guerre mondiale n'a pas sonné la fin des souffrances pour la Grèce. Une guerre civile de quatre ans a alors commencé, opposant l'armée de la nouvelle république grecque aux guérillas communistes – les plus efficaces dans la résistance contre les nazis. Ce nouveau conflit a laissé le pays encore plus divisé et exsangue.

Manolis Glezos était un membre éminent du parti communiste et le directeur de son journal officiel. En tant que tel, il a été fait prisonnier à de nombreuses reprises. Il a été condamné à mort deux fois et a été élu député alors qu'il était en prison. Au total, il a passé presque 16 ans de sa vie en prison ou en exil.

Tous les moments cruciaux de l'histoire de la Grèce

“Manolis Glezos est le symbole de la conscience collective grecque, explique Nilos Marantzidis, qui enseigne les sciences politiques à l'université de Macédoine à Thessalonique. Son acte révolutionnaire pendant la guerre a été le moment décisif de sa carrière. Mais ses idées politiques ont changé avec le temps. Le Glezos des années 50 est très différent de celui des années 80. On remarque tout de même une constante tout au long de son parcours : pour lui, la Grèce est une nation unie qui doit constamment lutter contre des ennemis étrangers.”


Dans les années 1980, Manolis Glezos, alors membre de l'EDA (un parti de gauche), s'est présenté à trois élections en tant que représentant du PASOK, le parti socialiste dirigé par Andreas Papandréou, qui a gouverné la Grèce pendant l'essentiel de ces années. C'est à cette période que l'Etat, corrompu, a commencé à accumuler des dettes phénoménales.

“Pendant les années 1980, le pays a développé un nouveau discours pour se décrire et affronter le passé, analyse Nilos Marantzidis. Manolis Glezos était en bonne place pour être le personnage principal de cette histoire.”


C'est peut-être pour cela qu'il a réussi à rester une figure politique aussi longtemps. Très peu de gens ont réussi à être présents à tous les moments cruciaux de l'histoire de la Grèce contemporaine.
La crise financière grecque arrive à un tournant. Depuis 2 ans, un flot continu de mesures d'austérité a anéanti l'économie et les citoyens perdent patience. Evidemment, le peuple descend dans la rue. Et Manolis Glezos est là à chaque fois, accompagné de son camarade d'indignation, Mikis Theodorakis, un compositeur légendaire âgé de 87 ans.

118 camarades exécutés

Manolis Glezos est âgé, mais on ne dirait pas qu'il fêtera ses 90 ans en septembre. Nous parlons de ce dont parlent tous les Grecs : la crise financière. “Actuellement, la seule solution est d'organiser des élections générales, assure-t-il. Notre système électoral est sens dessus dessous. Le gouvernement est complètement déconnecté de ce que veut le peuple. Il faut des élections et il faut que les partis de la gauche s'unissent, laissent de côté leurs différends et saisissent l'occasion de gouverner.”


Manolis Glezos a des idées très claires concernant l'avenir du pays. Selon lui, la Grèce devrait refuser de payer un seul euro de sa dette “odieuse”. Il a une stratégie en 5 points pour réformer l'économie. Il sait exactement ce qui doit être fait pour ressusciter l'industrie lourde et il a émis des propositions pour restructurer son infrastructure énergétique... Et il est convaincu que la Grèce doit exiger de l'Allemagne les réparations qu'elle lui doit depuis la guerre.

Tout au long de sa carrière, il a toujours été partisan de la démocratie absolue, du droit du peuple de se gouverner lui-même. Lorsqu'il était maire de son village natal, Apiranthos, sur l'île de Naxos, il a brièvement mis en place un système d'autogouvernement en 1986.

On pourrait mépriser certaines de ses idées et de les considérer comme les errements d'un vieil homme (c'est ce que font certains), mais personne ne peut nier la puissance des idées qu'il représente, tout comme la manière dont il s'est servi (avec honneur) de son propre symbolisme pendant 70 longues années.
Quand on lui demande ce qui le motive, ce qui entretient son ardeur après toutes ces années passées à lutter, il répond : “118 amis. J'ai perdu 118 camarades. Ils ont été exécutés pendant la guerre civile. A cette époque, avant chaque bataille, on se fixait des objectifs, on annonçait nos rêves et nos buts, parce qu'on savait que tout le monde ne reviendrait pas vivant. On voulait que les survivants parviennent à réaliser quelques-uns de ces rêves. Et c'est moi qui ai survécu le plus longtemps.”


Traduction : Leslie Talaga




Source: presseurope

lundi 20 février 2012

Une histoire ordinaire en Palestine occupée

Les soldats des forces d'occupation israélienne brisent les jambes d'un Palestinien mineur


RAMALLAH, (CIP) - L'organisation internationale pour la défense des enfants a dit que les soldats des forces d'occupation israélienne ont sauvagement battu un enfant palestinien après avoir brisé ses deux jambes.

L'organisation a cité le garçon, Mahmoud Qatna, âgé de 16 ans qui a raconté qu'il se dirigeait avec quelques-uns de ses amis vers une zone située près du mur de séparation dans son village de Beit Sorik, quand les soldats les ont surpris.

Il a déclaré que les soldats l'ont arrêté avec deux de ses amis, l'ont jeté à plat ventre sur le sol et ont commencé à le battre sauvagement. Il a ajouté qu'avant il avait été touché à la jambe gauche par une balle en caoutchouc tirée par ces soldats.

Qatna a rapporté qu'il hurlait de douleur et qu'il a fait savoir aux soldats que sa jambe avait été cassée mais que ces derniers n'ont pas tenu compte de ses cris et qu'ils ont continué à le battre.

Il a dit que les soldats l'ont emmené vers une route goudronnée où il a été battu à nouveau puis qu’il a été conduit à un barrage routier où il est resté retenu sous la pluie pendant une demi-heure, les yeux bandés et les mains menottées.

Le garçon a dit qu'il avait été emmené dans une base militaire où un interrogateur l'a questionné sur les raisons de sa présence près du mur; il a précisé que l'interrogatoire a eu lieu à minuit. Il a dit que l'interrogateur l'a accusé d'avoir jeté des pierres sur les soldats, ce qu'il a formellement réfuté.

Qatna a dit qu'il a ensuite été emmené à la prison d'Ofer, puis à l'hôpital le lendemain matin, où les médecins ont découvert que ses deux jambes étaient cassées et où on lui a servi de la nourriture et le droit de se rendre à  la salle de bain pour la première fois depuis son arrestation.

Qatna a été renvoyé à la prison d'Ofer, où il a été battu sur le chemin du retour,  puis a été maintenu 16 jours en détention au cours desquels  il a été présenté au tribunal à cinq reprises. Lors de la cinquième audience, il a été libéré sous caution en attendant son procès.

Traduction CCY


vendredi 17 février 2012

S'opposer au coup d'état du 21 février 2012

Appel aux citoyens et à leurs élus pour s’opposer au « coup d’État » du 21 février 2012 ! 


Texte de l'appel à signer et à faire circuler :

Il y a urgence et il ne s’agit pas seulement de se défendre contre le durcissement des politiques d’austérité. Dans les coulisses d'une campagne électorale où la menace de la crise fait converger les deux principaux candidats vers des mesures bien voisines, se prépare un véritable « coup d'État » qui frappera d'abord la démocratie chère au peuple français. Tous les autres peuples de la zone euro seront ensuite soumis à la même moulinette.

Afin de créer le dispositif en spirale visant à faire payer par les salariés (et surtout les 53 % des couches populaires d'ouvriers et employés et les 24 % des couches moyennes intermédiaires) l'entièreté de la dette créée par la spéculation financière des patrons du capitalisme, l'Assemblée nationale est convoquée en procédure d'urgence le 21 février 2012 pour ratifier le traité instituant le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) et pour modifier l'article 136 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE, deuxième partie du Traité de Lisbonne) (1).

Que disent nos « politiques » ? Nicolas Sarkozy propose des référendums dans un prochain quinquennat alors qu'il s'apprête à créer la dictature financière dans les jours qui viennent. C'est donc une imposture.

Tout parlementaire qui ne vote pas contre ces textes participera à une forfaiture. L'hypocrisie de l'abstention ou du refus de vote participera de la même forfaiture.

De quoi s'agit-il ? Ceux qui prônent la concurrence libre et non faussée comme le seul moyen à ce jour de protéger un ordre social « juste » — les ordo-libéraux — sont tout simplement en train d'organiser l'effondrement, le krach de la démocratie et de sonner la fin de la souveraineté populaire.

Nous savons depuis l'intervention de Pierre Mendès-France le 18 janvier 1957 à l'Assemblée nationale (2) que le processus de la construction européenne du Traité de Rome était liberticide et préparait la dictature économique et financière couronnée par le Traité de Lisbonne : nous arrivons à l'achèvement du processus avec les projets de MES (adopté par les dirigeants des États le 2 février) et du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG, adopté par les dirigeants des États le 30 janvier dernier).

Nos dirigeants espèrent ainsi définitivement soumettre les peuples à l'oligarchie financière.

Si ce texte est voté, il faudra, à partir du 1er mars 2013 se soumettre aux diktats austéritaires du TSCG pour avoir un droit d'accès aux 700 milliards d'euros du MES. Doté de la personnalité juridique, le MES n'aura aucun compte à rendre aux citoyens des peuples, aux parlements nationaux, ni même au Parlement européen. Seule la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sera juridiquement au-dessus de lui. La CJUE et le MES seront installés à Luxembourg, nouvelle capitale (non de droit, mais de fait) de l'Union européenne, regroupant alors les pouvoirs suprêmes des nouveaux dictateurs. Des autres instances de l'Union européenne, seule la Commission européenne de Bruxelles verra ses prérogatives augmenter, tout en étant soumise au pouvoir suprême installé à Luxembourg. Donc après avoir perdu la souveraineté monétaire, voilà que l'on nous propose de perdre la souveraineté budgétaire.

Parce que tout cela est en contradiction avec l'article 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 (3), les citoyens auront à coeur de ne pas être bernés comme à l’issue du référendum de 2005.

Signez la pétition ci-dessous, interpellez les forces politiques et vos représentants.

Et exigeons des candidats à l’élection présidentielle qu’ils prennent parti contre ce déni de démocratie!


SIGNER : ICI, en bas de l'article


Source: ReSPUBLICA

jeudi 16 février 2012

TRAVAIL, FAMILLE, PATRIE…et petits mensonges

Par Robert Gil
L’idéologie de  nos dirigeants véhicule deux pensées contradictoires, la première est que la famille et le travail constituent le socle de la société. La seconde est la croyance indéfectible  dans le système capitaliste comme le ciment de cette société.


La réalité est que le capitalisme détruit la famille par la mobilité de la main d’œuvre, les salaires sans cesse tirés vers le bas, et le travail du dimanche. Le revenu insuffisant qui résulte des bas salaires est une cause majeure de divorce et lorsque la famille se disperse pour aller là où sont les emplois, elle se désagrège. Lorsque pour garder un emploi ou payer le loyer les parents sont obligés de travailler le dimanche, les enfants sont livrés à eux même et ce qui reste de cohésion familiale explose. Nos responsables considèrent qu’il est criminel d’abandonner ses enfants, mais ne reconnaissent pas qu’une nation à tort d’abandonner sa population.

Lorsque ceux qui sont abandonnés demandent un soutien, nos dirigeants les fustigent pour leur «paresse » et les accusent d’être des «assistés». L’Etat et donc la collectivité ne devrait-il pas aider les personnes dans le besoin ? La solidarité envers les plus faibles devrait-elle être abandonnée ? Le transfert de richesses ne devrait-il se faire qu’en faveur des plus riches ? Les gens ne deviennent pas assistés par paresse, cela leur est imposé par la situation, et le système économique en est  responsable.

Quand des gens perdent leur emploi, ce n’est pas en fonction de leur paresse. Lorsqu’ils se blessent ou tombent malades, ce n’est pas dû à leur paresse. Lorsque des mauvaises décisions sont prises par des responsables politiques, ce n’est pas la faute à leur paresse. Et lorsque pour faire plus de profits des entreprises délocalisent c’est simplement parce que le système capitaliste détruit tout ce qui l’empêche de faire plus d’argent. Les individus ne sont que des variables d’ajustement !

On ne peut pas continuer à dire que si les gens sont pauvres c’est qu’ils sont paresseux : non la pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique ! On ne peut pas dire que si les politiques gouvernementales ne fonctionnent pas c’est la faute de la population qui ne travaille pas assez : non, là encore ce sont de mauvais choix politiques qui privilégient le capital au travail.

Le thème de l’assistanat, est une mise en scène qui permet de cacher la violence économique du système capitaliste. Cela évite de débattre sur le choix de société que l’on veut. Il leur faut donc détruire tout ce qui fonde une nation. La famille, comme le code du travail ou le système social.

Lorsque le gouvernement met en avant la famille ou la valeur travail, c’est une  manipulation. Ces valeurs sont inscrites au fond de nos consciences, car elles ont longtemps servi de repère à nos aïeuls. Dans l’imaginaire elles représentent le socle de la société,  mais nos dirigeants sont du coté de ceux qui ne travaillent pas et encaissent les bénéfices. Quand à la famille ils savent distribuer les bonnes places à la leur !

Il faut sortir d’un système  où l’idéologie et les belles paroles ne sont que du «marketing». Les membres de l’élite ne s’intéressent qu’à leurs intérêts personnels. Cela explique toutes les promesses non tenues faites par nos politiciens pour se faire élire ; Mais attention les gens qui mentent régulièrement pour arriver à leur fin sont des manipulateurs. Pensez-y la prochaine fois. !!!

Publié sur Conscience Citoyenne Responsable

Auteur : ROBERT GIL - Source : CONSCIENCE CITOYENNE RESPONSABLE





et histoire de réfléchir et de nous donner des idées:






An 2005 : le peuple de France, seul contre ceux qui l’informent, le guident, le conseillent, lui expliquent, a voté« non » et rejeté ainsi le Traité Constitutionnel Européen (TCE). Serge July, qui fut maoïste avant de pervertir le journal de Jean-Paul Sartre, en pondit un édito rageur à la limite de l’insulte des lecteurs/électeurs. L’effet boomerang blessa Libération et il fallut en appeler à un Rothschild pour arrêter l’hémorragie.
Car, la rue, monsieur, la rue…
Parfois la rue ridiculise les sondeurs, les analystes, les politologues, les économistes, les spécialistes, les pédagogues, les éditorialistes, le JT de 20 H, la droite musclée et même la gauche molle. Tous lui expliquent ce que sera son vote, tous l’invitent à en accepter la fatalité, tous travaillent à rendre leur pronostic incontournable... Lire la suite sur:
Auteur : Vladimir Marciac - Source : LGS




Ces deux articles ont été trouvés sur: Dazibaoueb

mardi 14 février 2012

Lettre ouverte aux journalistes "professionnels"

Tout le monde sait quelle est la première victime des guerres !


 par Serge CHARBONNEAU

Bonjour chers journalistes professionnels,
Je vous implore de prendre quelques minutes pour lire mon message.

Mesdames et Messieurs les journalistes, vous êtes tous des personnes pour qui je vouais le plus grand respect. Votre métier est un des plus importants métiers du monde. Les médecins nous gardent en santé et vous, les journalistes, vous avez le pouvoir de garder notre démocratie en santé.

Aucune démocratie digne de ce nom n’est en santé sans une saine information.

Messieurs et Mesdames les journalistes, je ne vous comprends pas. Vous êtes pour moi un mystère. Un mystère sérieux et profond !

Vous savez, sans être journaliste, sans être grand Historien, on peut tout de même lire l’actualité de façon assez précise. Il suffit de mettre un peu de temps pour analyser l’Histoire, l’actualité et les discours pour saisir le monde dans lequel nous vivons.

Vous pour qui le métier est de décoder les mouvances des puissances mondiales, tant politique qu’économique ou qu’énergétique, vous semblez être incapable de voir et d’entendre les multiples indices et paramètres de l’actualité au travers desquels nous pouvons dresser un portrait assez fidèle de cette réalité qui nous entoure.

Vos reportages (sic) sont devenus des discours de perroquet qui répètent inlassablement un sermon qui élude la réalité ambiante et flagrante.

Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?

La terrible et humainement honteuse expérience libyenne n’a-t-elle pas suffi ? Qu’est-ce qui vous motive donc à fermer criminellement les yeux sur ce qui s’est passé en Libye et sur ce que cette Libye, jadis la Suisse de l’Afrique, est devenue ? Expliquez-moi votre inadmissible comportement.

De plus en plus, la population voit vos comportements criminels. Criminels dans le sens que vous n’apportez aucun secours aux personnes en danger. Criminels dans le sens que vous faites la promotion du militaire. Criminels dans le sens que pendant dix longs mois vous avez fait la promotion des bombardements inhumains sur la Libye et que vous avez caché ces villes « littéralement » rasées, ces villes que vous nous cachez toujours. Criminels dans le sens que vous n’avez pas vertement dénoncé ces crimes racistes qui ont fait disparaître plusieurs communautés noires libyennes.

Je ne m’explique pas votre comportement criminel. Je ne m’explique pas que vous piétiniez ainsi votre noble métier. Je ne m’explique pas.

Je vous invite, ici, à prendre une petite pause dans cette lecture déplaisante et à écouter Stéphane, ce Français d’origine syrienne dont plusieurs parents vivent à Hama : http://www.dailymotion.com/video/xjte6u_un-auditeur-clash-bo...

Ce témoignage, bien senti, n’est qu’un parmi tant d’autres.

Il y a des multitudes de gens qui dénoncent votre perroquisme (néologisme signifiant faire comme un perroquet, c’est-à-dire, répéter sans la moindre nuance ni vérification).

Plusieurs énormes manifestations ont eu lieu.

Et étrangement, pour vous, journalistes professionnels (?), elles semblent ne jamais avoir existé, elles semblent être une vue de l’esprit !

Pourtant, tous ces témoignages, toutes ces manifestations sont suffisamment éloquents et éloquentes pour susciter un questionnement sur ce qui se passe réellement en Syrie.

Malgré de telles démonstrations et de tels discours, vous demeurez des perroquets qui diffusent un discours agressif, belliqueux emballé dans l’étoffe "humanitaire" et démocratique (!).

De plus, vous semblez imperméable au terrible enseignement que nous a livré et nous livre toujours la tragédie libyenne. Votre comportement est incroyable, renversant et même honteux ! Comme une insulte à l’intelligence humaine, comme un acte criminel envers la réalité des gens qui souffrent maintenant ou de ceux qui se sont fait massacrer sous des prétextes mensongers.

Une honte envers votre devoir de bien informer. Un irrespect marquant des nobles valeurs de votre métier.

Votre comportement est incompréhensible. Comme si on vous avait amputé de votre éthique et pire, comme si on vous avait littéralement déshumanisé ! Comment peut-on faire ainsi la promotion des armes et des conflits ? Comment peut-on devenir des instruments de propagande ?

Messieurs et mesdames les journalistes, chaque jour vous salissez de plus en plus visiblement votre noble profession et chacune de vos réputations.

Vous savez, on peut, pour un temps, maquiller la réalité, mais celle-ci est comme de la mauvaise (sic) herbe, elle finit toujours par s’imposer. On a beau répéter sans cesse un mensonge pour lui donner l’apparence d’une vérité dans l’esprit des gens, tôt ou tard, le mensonge sera mis en lumière.
Vous savez, lorsque Collin Powel brandissait ses éprouvettes à l’ONU ou nous montrait des photos satellites de supposé transport d’armes de destruction massive en Irak, il était convaincant, mais la réalité a eu le dernier mot.

Vous savez, lorsqu’une belle jeune femme s’est exprimée au Congrès US en déclarant que l’armée de Saddam tuait des bébés naissants dans des couveuses au Koweït, elle nous a tous ému, mais la réalité a eu le dernier mot.

Vous savez, lorsqu’on disait que les partisans de Chávez tuaient des gens du haut du pont Llaguno, on croyait que c’était vrai, mais la réalité a eu le dernier mot.

Vous savez, lorsqu’on disait que Kadhafi avait bombardé avec des avions de chasse une foule ou des quartiers, la réalité nous montre que c’était faux.

Tout comme ces ossements de chameaux dont vous vous êtes servis pour nous faire croire à des charniers secrets du gouvernement Kadhafi !

La réalité a toujours le dernier mot. La réalité qui s’impose aujourd’hui, c’est la terrible destruction de la Libye.

Ce sont ces plaies libyennes béantes que vous vous efforcez de nous cacher.

La réalité c’est qu’aucune population ne mérite la guerre comme celle qu’on a honteusement faite en Libye. La réalité c’est que vous nous conditionnez à accepter une autre inacceptable guerre. Une guerre qui, si elle a lieu, ce pour quoi vous travaillez activement, sera encore plus terrible que celle de Libye.
J’implore donc ce qui vous reste de sens du devoir et ce qui vous reste d’humain en vous, pour que vous mettiez votre arme médiatique au service de la vérité et au service de la Paix et de la Justice dans le monde.

La fin des massacres du Vietnam a été rendue en grande partie possible grâce à l’apport des journalistes qui ont eu le courage de dénoncer les atrocités.

Par votre courage vous pouvez éviter un bain de sang et aider à mettre fin aux violences qui prévalent actuellement.

Je vous implore donc d’être plus respectueux des faits et de cesser de faire du journalisme de mots, c’est-à-dire, de cesser de répéter le discours qu’on vous met en bouche.

Vous avez le pouvoir d’épargner la première victime de la guerre. Vous avez le pouvoir de faire ressortir la réalité. Vous avez le pouvoir de nous transmettre les éléments et les indices nous permettant de déceler à quoi ressemble la vérité.

Confrontez les discours avec les faits. Montrez les deux côtés de la médaille du monde malsain dans lequel nous nous trouvons. Éclairez les enjeux, éclairez les luttes de pouvoir supranational.

Si vous ne le faites pas, d’autres le feront (et le font déjà) à votre place. Si vous persistez à servir le mensonge et la cupidité, vous finirez par perdre le peu de crédibilité et de notoriété qui vous reste. Si vous persistez à être les instruments serviles d’un pouvoir abject, vous finirez un jour par être poursuivi pour complicité de ces crimes contre l’Humanité.

Salutations,

Serge Charbonneau
Québec


Source: Le Grand Soir

Pour savoir à qui appartiennent les médias et comprendre la désintégration de l'information par les médiacrates dont le but non-avoué est de pousser le peuple dans une fosse commune d'ignorance:


- http://www.mecanopolis.org/?p=5381


Beaucoup d'infos sur ce sujet sur les sites suivants:
http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/spip.php?article11
- Observatoire des médias: Acrimed

A lire également:
QUI POSSEDE LES MEDIAS, TIENT LE POUVOIR
sur: http://leschroniques.net/cro_presse_pouvoir.htm

dimanche 12 février 2012

Ελευθερία : les grecs à l'assaut de la Troïka

Ελευθερία: elefthéria c'est liberté en grèc.




 Athènes, 12 février 2012: pendant que les parlementaires, protégés par 3000 policiers,  débattent pour faire adopter les mesures d'austérité imposées par les ennemis de la démocratie , le peuple grec se bat pour sa survie, son honneur et sa souveraineté. Le gouvernement de Papademos tient à ce que le projet soit adopté dans la soirée afin de rassurer les marchés....

Míkis Theodorákis avait averti dans sa lettre ouverte aux peuples d'Europe que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant« partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ».

Mikis Theodorakis, le 12 février 2012, un masque pour se protéger des gaz lacrymogènes

« Je veux les regarder droit dans les yeux, avant qu’ils votent pour les mesures d’austérité » a déclaré le célèbre compositeur Mikis Theodorakis aux aux journalistes avant d’entrer dans le parlement grec.  «Ils se préparent à voter pour la mort de la Grèce » a-t-il souligné.  Mikis Theodorakis, 85 ans, et Manolis Glezos, 89 ans, avait appelé les gens à manifester devant le Parlement ce dimanche.

Les deux hommes se rendirent ensemble à joindre à la manifestation, quand ils ont été victimes du gaz lacrymogène tiré par la police. Les masques chirurgicaux qu’ils portaient ne les ont pas empêché de se sentir mal à l’aise. Ils ont tous deux été traités au cabinet médical du Parlement. Comme anciens députés, Theodorakis et Glezos assisteront au vote des sièges réservés pour le public.

« Nous envoyons un message d’optimisme. Nous nous sommes battus et cette fois nous allons gagner  », a déclaré Theodorakis, qui avait combattu pendant la guerre civile et la dictature militaire et qui a été condamné plusieurs fois à exil.

source : keeptalkinggreece relayé par OkeaNews

11 personnalités grecques, dont le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace et appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la domination des marchés dans un Appel commun pour sauver les peuples d’Europe 







Soixante ans après le défaite du nazisme et du fascisme, les peuples européens sont aujourd’hui confrontés à une menace dramatique, non plus militaire cette fois, mais financière, sociale et politique. Un nouvel “Empire de l’argent” a attaqué systématiquement les pays européens l’un après l’autre pendant les derniers dix-huit mois, sans rencontrer aucune résistance substantielle. »
Ainsi commence l’appel à l’action de Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, deux figures emblématiques de la gauche grecque et opposants historiques à toute forme d’oppression, qui viennent de former le nouveau mouvement anti-Troïka, Résistance des Peuples Démocratiques Unis (ELADA).

Athène, 12 février 2912:




Le Mémorandum II c'est la guerre. On le savait de toute façon. La Place de la Constitution devient ce soir un champ de bataille, pas le seul. Les journalistes sur les lieux désignent déjà plusieurs « fronts » autour et sur la Place de la Constitution. La terminologie est guerrière, comme il se doit, « attaque, replie, tactique, blessés ». Tout a commencé au moment où Mikis Theodorakis et Manolis Glezos (héros de la Résistance – 1940) s'apprêtaient à rejoindre les milliers de manifestants devant le « Parlement ». En ce moment précis, les colonels-bancocrates ont alors donné l'ordre d'attaquer les citoyens. Tel fut leur plan. Provoquer des « incidents » pour « annuler » la marche citoyenne. Plan rodé et connu...


.../...



Ce n'est pas par hasard si tout a commencé, lorsque Mikis Theodorakis et Manolis Glezos ont voulu pénétrer dans hémicycle, pour « regarder les députés droit dans les yeux et leur dir: Vous vousapprêtez à voter la mort de la Grèce » (selon leurs propres déclarations)...

Lire cet article sur: Greece Crisis, carnet de notes d'un anthropologue en Grèce






Source: Wikistrike




Manifestations à Athènes, ce dimanche 12 février. (REUTERS)




Ce que les médias européens ne vous montrent pas:



Un désastre humanitaire en Grèce, par David Kyriakidis



Une nouvelle résistance est née en Grèce !




L’année dernière, dans un appel commun, le compositeur grec Mikis Theodorakis et Manoli Glezos, le héros de la résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, ont dénoncé le "fascisme financier" qui menace. Aujourd’hui, pour unir les peuples d’Europe et en finir avec la domination des marchés ils lancent ELADA, un nouveau mouvement politique,

9 février 2012 (Nouvelle Solidarité) — « Soixante ans après le défaite du nazisme et du fascisme, les peuples européens sont aujourd’hui confrontés à une menace dramatique, non plus militaire cette fois, mais financière, sociale et politique. Un nouvel "Empire de l’argent" a attaqué systématiquement les pays européens l’un après l’autre pendant les derniers dix-huit mois, sans rencontrer aucune résistance substantielle. »

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Mikis Theodorakis et Manoli Glezos contre le fascisme financier
Ainsi commence l’appel à l’action de Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, deux figures emblématiques de la gauche grecque et opposants historiques à toute forme d’oppression, qui viennent de former le nouveau mouvement anti-Troïka, Résistance des Peuples Démocratiques Unis (ELADA).

Le manifeste de quatre pages, diffusé à la fin de l’an dernier, prévient que l’Europe est face à la menace d’un nouveau « fascisme financier, » qui « voudrait éliminer toute notion d’Etat en Europe... Il vise à faire régresser l’Europe et le monde à une situation semblable à celle d’avant 1945, ou même d’avant la Révolution Française et les Lumières...

« Dans les temps anciens, l’abolition, par Solon d’Athènes, des dettes qui forçaient les pauvres à devenir les esclaves des riches, la réforme dite de la Sesachtheia, posa les fondations pour la naissance, dans la Grèce antique, des idées de démocratie, de citoyenneté, de politique et d’Europe, les fondations de la culture européenne et mondiale. Combattant contre la classe des riches, les citoyens d’Athènes montrèrent le chemin dans la constitution de Périclès et dans la philosophie politique de Protagoras, qui déclarait que "l’Homme est la mesure de toutes choses."

« Aujourd’hui, les classes possédantes essaient de prendre leur revanche sur cet esprit d’humanité : "Les marchés sont la mesure au dessus de tous les hommes" est la devise que nos leaders politiques embrassent de leur plein gré, dans leur pacte avec le démon de l’argent, comme le fit Faust. »

Après avoir retracé la crise financière de 2008 sur les quatre dernières décennies de déréglementation et de mondialisation continuelle, le manifeste appelle à un « nouveau New Deal européen, » et à un arrêt immédiat des « attaques contre la Grèce et les autres pays de la périphérie de l’Union Européenne ; nous devons stopper la politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit directement à une crise plus profonde que celle de 1929. »

La déclaration appelle à une restructuration radicale de la dette publique « sur l’ensemble de l’Eurozone, en particulier aux dépens des grandes banques privées. Il faut reprendre le contrôle des banques et le financement de l’économie européenne doit être placé sous le contrôle social au niveau et européen… Nous devons interdire les produits dérivés incontrôlés, qui sont le fer de lance du capitalisme financier destructeur, et créer un réel développement économique, à la place des profits spéculatifs. »

Le manifeste s’en prend au système de l’Euro, déclarant : « L’actuelle architecture, basée sur le Traité de Maastricht et les règles de l’OMC, a établi une machine à produire de la dette en Europe. Il faut un changement radical de tous les traités. Nous avons besoin d’urgence d’un changement de paradigme ; un retour à la stimulation de la croissance par la demande, par de nouveaux programmes d’investissements européens, une nouvelle régulation, une taxation et un contrôle du capital international et des flux de matières premières ; une nouvelle forme de protectionnisme intelligent et responsable dans une Europe indépendante, qui sera un protagoniste dans le combat pour une planète multipolaire, démocratique, écologique et sociale. » 

Source: Solidarité et progrès


Míkis Theodorákis : http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%ADkis_Theodor%C3%A1kis
Manolis Glezos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Manolis_Glezos