mercredi 30 novembre 2011

Lévy et la mort

Pour en finir avec Goebbels Henry-Levy.
Goebbels Henri-Levy (GHL) revient de la guerre taché du sang libyen, fanfaronnant dans un livre de 600 pages qui contredisent son titre « La guerre sans l’aimer, » où il ne se délecte que de ça. Il s’en enorgueillit même, s’attribue des lauriers, distribue des médailles, tance les mauvais élèves, juge, justifie des exactions, des condamnations à mort, des bombardements de population civile, explique, enjolive, détourne le regard chaque fois qu’il faut, et tente au final de s’en faire des choux gras par un pavé indigeste et sans élan à 22 euros, la veille de noël ! Combien de droits d’auteurs reversés aux veuves de sa guerre ? Aux veufs de ses bombardements ? À part ça il n’aime pas la guerre ! 

L’homme n’aime pas la guerre mais l’accompagne gaiement d’un plateau de télévision à l’autre, d’un éditorial à l’autre pour faire son service après-vente et la promotion de son livre. Il fallait le voir, Levy invité par Cohen sur la 5, prophétisant la bave aux lèvres que la Libye étant « libérée » c’était au tour de la Syrie et de l’Iran. Qu’il ne fallait pas hésiter à « violer » les conventions internationales pour arriver à ces fins inéluctables. Goebbels considérait également que dans le cadre de la lutte contre le communiste, les conventions internationales pouvaient être violées. 
Assurément cet homme aime la guerre, il la suit, marche à ses côtés, la précède comme une meute de chiens reniflant les tombereaux de cadavres. 

GHL justifie la destruction de la Libye et l’empoisonnement fatal à l’uranium de la population libyenne par la libération d’un vieux dictateur (qui avait tout de même réinventé la sécurité sociale et les études gratuites pour tous,) comme le nazi Goebbels justifiait l’invasion barbare de la Pologne et l’ouverture des camps de concentration par la libération du communisme. Tout ira mieux ensuite puisque l’imposteur, le propagandiste, le fauteur de guerre ébahi de lui-même, GHL vous le dit ! 

Véritable réquisitoire pour la guerre civile, donnant tout pour qu’elle aboutisse, allant chercher le diable, mentant aux libyens sur ses intentions, appelant et tentant de justifier de quelques traits de plumes les bombardements à l’uranium des villes fidèles à Kadhafi. Peu lui importe que la convention de Genève qualifie cela de crimes de guerre, il en revendique la responsabilité ! Joli témoignage à charge le jour où Tripoli dressera un « Nuremberg » chargé de punir les empoisonneurs de l’humanité libyenne. 

GHL nous sert Malraux en en-tête et parapluie : « Que la victoire demeure avec ceux qui auront fait la guerre sans l’aimer. » Porte étendard sioniste et néoconservateur comme il le revendique lui-même, chantre d’une idéologie raciste pire encore que l’apartheid, GHL espère planquer ses crimes idéologiques derrière le panache d’un authentique résistant contre le fascisme. A la différence tout de même que Malraux s’est levé aux cris de Guernica tandis que GHL étouffe ceux de Syrte. Malraux s’est battu, GHL s’est planqué. Elle est bien bonne celle-là, même le vrai Goebbels n’y avait pas pensé ! « Que la victoire demeure avec ceux qui auront gazé sans aimer ça! » 
Le génocide musulman à l’uranium dépasse déjà par sa dimension le génocide juif de la Shoa. Hitler et Goebbels étaient en quelque sorte des amateurs du 20ème siècle, bienvenue dans le siècle du bombardement des populations civiles à l’uranium, portés par des philosophes en cols blancs. Les femmes de Falludjah (Irak) renoncent à avoir des enfants dont 80% naissent difformes et 100% malades. Les médecins conseillent aux femmes de Falludjah, en baissant les yeux surement, de ne plus faire d’enfants…Clap de fin messieurs les néo-nazis. 

Les témoignages affluent, l’offensive de l’Otan à broyé des familles entières, vidé des villes de ses habitants, rasé Syrte comme on l’a fait de Dresde, disséminé de l’uranium sur toute les zones habitées. On estimera à plus de 200 milliards les destructions d’infrastructures civiles. Les « chiffres officiels » donnent 70 000 morts, dont beaucoup sous la torture simplement parce qu’ils étaient noirs et fidèles à leur protecteur. Aucun chiffre des centaines de milliers de blessés, des disparus, des millions des déplacés, des exilés, des empoisonnés. La Tunisie, dont la France avait refusé d’accueillir 15 000 gavroches épuisés et affamés au lendemain de sa révolution, estime recueillir 500 000 déplacés libyens sur son sol. Combien en Algérie ? Combien en Egypte ? Combien de noyés dans la mer ? Et l’uranium. Et l’uranium. Et l’uranium. GHL ne voit rien de tout cela, la Terreur de 1793 a retrouvé un philosophe. Il en est absolument fier et se répand d’auto satisfécits dans son livre et à toutes les tribunes. Faut-il rappeler que GHL a soutenu absolument toutes les guerres de Georges Bush ? 

La torture et l’assassinat d’un vieux lion, enfants et petits-enfants, justifiant la destruction et l’empoisonnement de son peuple, Machiavel transpire plus entre les lignes de ce livre que Malraux. 
Quel peuple se suiciderait à l’uranium pour être libre d’un vieux dictateur bientôt débile ? Si la fin justifie les moyens, que dire de la déclaration de GHL au dernier diner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France : « en Libye je suis resté fidèle à moi-même, à Israël et au sionisme. » fermez le ban ! Avec des « leaders d’opinions » qui « n’aiment pas la guerre » comme celui-là, la France du 21ème siècle à des soucis à se faire. 

Mais derrière la propagande pousse sans cesse la vérité. Ni GHL ni le printemps libyen ne viennent de nulle part. La dislocation de la Libye est sur l’agenda américain et israélien depuis 2001. Les rebelles de Benghazi sont armés, entraînés, islamisés depuis 40 ans par les américains dans des bases au Soudan, et depuis 20 ans par les français dans des bases au Tchad. Plusieurs tentatives de coup d’Etat armés ont été tentées par ces groupes dans les années 80 et 90. Elles furent écrasées par l’armée libyenne. 10 000 morts. Mais la division du peuple libyen opérait. Cette fois-ci l’opération a été minutieusement préparée, et soutenue au sol par 5 000 soldats de la nouvelle armée Qatarie, sorte de légion étrangère de l’Otan. Les commandos européens et israéliens, l’approvisionnement en armes et combattants par la mer et le plus grand bombardement de l’histoire de l’aviation française ont fait le reste. 
La finalité recherchée par les fauteurs de guerre du 21ème siècle est le pillage des ressources, et la dislocation du monde musulman afin de protéger la colonie occidentale Israël, d’où la fidélité revendiquée des engagements de GHL à ces principes. Aucune autre puissance régionale ne doit subsister. C’est pour cela que GHL est si sûr de la fin de la Syrie et de l’Iran, il accompagne l’agenda de l’Otan, machine de guerre occidentale inégalée dans l’histoire de l’humanité, qui doit dévorer pour survivre. 

Tandis que les révolutions populaires de Tunisie et d’Egypte offraient leurs héros aux mains nues en martyrs, dés le deuxième jour, les « islamistes pro-occidentaux » étaient armés suffisamment pour prendre la caserne de Benghazi d’assaut. Alors que les révolutions tunisienne et égyptienne réussirent rapidement, avec relativement peu de morts, les guerres civiles soutenues et alimentées par les armes de l’Otan se transforment en d’immondes et interminables carnages, et au bout du compte échecs de la révolution démocratique, et captation du pouvoir par des autorités affidés à l’Otan. J’accuse GHL, Israël et l’Otan d’avoir fait échoué, à dessein, le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. 

Parmi les nombreux mensonges et contradictions égrenés dans ce livre de propagande néo-nazi, on trouve la liste des journaux qu’il a contactés pour financer sa propagande, le « New York Times Syndicate, le JDD, Corriere en Italie, El Païs en Espagne, Expressen et Aftenpostera en Scandinavie… » Et la phrase sublime un peu plus loin, page 54, s’adressant aux libyens : « […] nous ne sommes rien de tout cela et surtout pas, rassurez-vous, des journalistes qui vont écrire ce soir, ou demain, ou même après-demain ce dont ils sont les témoins. » 

Il faut dire pour conclure, que tout journaliste qui relaie la propagande de ce criminel de guerre en col blanc, du Point à ARTE en passant par France Télévision, Libération, ceux précités et tant d’autres, entrera lui-même dans l’histoire comme collabo-rat-sioniste au plus grand crime contre l’humanité de l’histoire. Suivant en cela les journalistes des années 40 dans les poubelles de l’histoire malgré leurs airs satisfaits du moment. 
Il faut que cela cesse. J’appelle au boycott de tout les médias qui approchent ou servent la soupe à cet imposteur. 

Vincent Després Levard, le 28 novembre 2011.
fraternitesdesignorants@laposte.net


Source: http://www.alterinfo.net/

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