mardi 22 mars 2011

LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE

par
Sylvie Simon



Page d'origine :
http://www.next-up.org/pdf/Sylvie_Simon_La_Lettre_La_desobeissance_cvile_30_01_2011.pdf
dans Next-up news :
http://www.next-up.org/Newsoftheworld/2011.php#1

Il y a quelques années, André Glücksmann prônait la désobéissance civile au sujet du scandale du sang contaminé, qui « n’aurait peut-être jamais existé si, quand il était encore temps, quelqu’un avait civilement désobéi. »

Il  est  certain  que  le  sang  contaminé  n’est  qu’un  exemple  parmi  bien d’autres :  le  nuage  de Tchernobyl,  le  distilbène,  l’amiante,  l’encéphalopathie spongiforme bovine, l’hormone de croissance, les hormones dans la nourriture des   animaux,   les   produits   chimiques   dans   l’agriculture,   les centaines   de médicaments retirés parce qu’ils avaient tué, alors qu’ils avaient été mis sur le marché après  de  « longues  études  sur  leur  innocuité  absolue ».  Aucun  des véritables  responsables  de  ces  délits  n’a  été  sanctionné,  excepté,  parfois, quelques rares boucs émissaires.

La liste les tueurs potentiels toujours en liberté s’allonge tous les jours mais la  plupart  des consommateurs  de  médicaments  chimiques  l’ignorent  la  plupart du temps, comme le dernier « petit » scandale de l’Avandia®, qui a été occulté ou presque par les médias alors qu’il pourrait être responsable de plus de 4 000 attaques cardiovasculaires et de 9 000 défaillances cardiaques annuellement aux États-Unis. Selon l'EMA, l'Avandia® ne devrait plus être vendu en Europe d'ici « quelques mois ». Pourquoi ces délais ?

En  janvier  2010,  l'Afssaps  a  enfin  supprimé  le  Sibutral®,  utilisé  pour  le traitement  de  l'obésité car  il  réduit  l'appétit,  mais  génère  de  nombreux  effets secondaires graves comme l’hypertension artérielle et même des décès en raison de  l'absence  d'un  suivi  cardiovasculaire.  Ces  effets indésirables étaient  connus depuis longtemps, parfois dès la mise sur le marché, ou prévisibles à cause de sa parenté chimique  avec  d’autres  médicaments  aux  effets  indésirables  graves avérés. L'Italie a retiré le Sibutral® de ses pharmacies il y a 8 ans.

Ces « petits » scandales n’ont pas autant mobilisé les médias que celui du Vioxx®, qui était utilisé par environ deux millions de patients dans le monde, il était  retiré  du  marché,  car  on  estimait  alors qu’il était  responsable  d’environ 28 000 attaques cardiaques et décès depuis sa mise en vente en 1999. A présent, nous savons que le nombre d’accidents cardiaques, attaques ou décès, pourrait s’élever à près de 140 000, rien qu’aux États-Unis. Les décès concerneraient 30 à 40 % d’entre eux. Or, nous ne devons pas oublier que ce poison a été choisi en 2003 comme « médicament de l’année » par plus de 6 000 généralistes dans le cadre  du  Medec  qui  récompense  le  médicament  le  plus  « performant »  de l’année sur le plan de la santé.

Tout   cela   pourrait   être   imputé   à   des   erreurs   involontaires,   donc pardonnables,  si  on  n’avait pas  appris  que  le  laboratoire  avait  donné  à  ses visiteurs  médicaux  des  renseignements mensongers.  Les  résultats  d’un  procès qui a eu lieu en 2000 ont bien prouvé la collusion de Merck et de la FDA qui connaissaient  l’existence  des  attaques  cardiaques,  alors  que  le  laboratoire poursuivait la publicité pour son produit le soir à la télévision. Mais en France, où  les  laboratoires  ont  continué  à  le vendre  et  les  médecins  à  le  prescrire, l'Afssaps   a   déclaré :   « Le   risque   de   complication cardiovasculaire   reste cependant  faible  et  n'apparaît  qu'à  long  terme. »  Jusqu’à  combien  de  morts le risque  reste-t-il  « faible » ?  Nous  sommes  habitués  à  ce  genre  de  protection depuis le désastre de Tchernobyl.

En outre, les effets secondaires des médicaments sont souvent décelés avec de  gros  retards,  et  la  liste initiale  de  ces  effets  étant  rarement  exhaustive,  elle peut être remise en cause à tout moment, même des dizaines d’années plus tard. Ainsi,  en  mai  2006,  un  rapport  édifiant  signalait  que  le  Distilbène dont  le scandale est oublié depuis longtemps serait aussi à l’origine d’une véritable série de suicides. La justice a alors demandé une expertise scientifique, car « aucune recherche  approfondie  n’avait  été lancée  sur  ce  sujet ».  Que  faisait  l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) à l’époque ?

Actuellement, c’est le Médiator® qui est sur la sellette, mais il n’est que la partie  visible  de  l’iceberg car l’omerta,  cette  loi  du  silence  imposée  par  une mafia,  concerne  également  la  vaccination  contre l’hépatite  B  dont  on  refuse d’admettre  les  milliers  de  victimes,  celle  contre  le  papillomavirus,  qui a  pris comme  cobayes  des  milliers  de  jeunes  filles,  ou  l’autisme  généré  par  certains vaccins  mais qui  n’intéresse  guère  nos  députés.  Sans  compter  la  « grippette » porcine qui représente un scandale international mais n’a pas fini de faire parler d’elle car les accidents vaccinaux (et non grippaux) se manifesteront peu à peu et pendant longtemps.


Qui  est  ou  sera  responsable  des  accidents ?  Personne  évidemment.  Parfois, certains fabricants sont mis en examen, mais ils s’en tirent toujours à leur grand avantage  et,  surtout,  aucun  des  responsables de  la  santé  publique  qui  laissent faire sans jamais intervenir n’a été inquiété, ni les ministres de la Santé, ni les organismes   chargés   d’évaluer   les   risques   sanitaires   présentés   par   les médicaments, alors qu’ils sont tous grandement complices de la désinformation et des mensonges propagés par les fabricants et les médias.

Il  ne  nous  reste  plus  qu’à  espérer  que  le  grand  public  va  enfin  cesser d’écouter les nombreux experts, juge et partie, qui sont à la solde d’une industrie aussi  aveugle  que criminelle  et  sortira de son autisme  avant  que  de  nouvelles catastrophes ne se manifestent, comme c’est devenu une habitude dans notre pays et même dans le monde.

Tous ces scandales ont de nombreux points communs et une même origine : l’appât  du  gain  au  détriment  de  la  santé.  Cependant,  après  chaque  scandale, d’éminents « spécialistes » nantis de l’absolution générale nous expliquent avec des trémolos dans la voix que les décisions incriminées étaient justifiées par les « données  actuelles  de  la  science »,  d’autant  qu’à  présent,  à  la notion  de « responsable  mais  pas  coupable »   s’est  ajoutée  celle  de  « coupable  mais  pas condamnable ».

Au fil des ans, dans tous les pays, les catastrophes sanitaires connaissent les mêmes  phases de déroulement. L’industrie nous abreuve d’informations  venant de scientifiques corrompus qui produisent des contre-expertises truquées et, alors que  les  rapports  de maladies  et  de  décès  se  multiplient,  nos gouvernants persistent  à  se  référer  aux expertises  sécurisantes,  à  nier  toute  relation  entre  le produit  et  ses  effets  délétères, et  interdisent  aux  scientifiques  contestataires  de s’exprimer en public, n’hésitant pas à discréditer leurs travaux.

De  toute  manière,  tant  que  les  rares  responsables  condamnés  ne  le  seront qu’à  des  amendes,  si importantes  soient-elles,  ils  récidiveront  car  le  risque  est loin  d’égaler  le  bénéfice.  Le  seul  moyen de  les  empêcher  de  nuire  est  de  les emprisonner avec des condamnés de droit commun, comme toute personne ayant commis un crime.

Dans  son  "Carnet  d’un  biologiste",  Jean  Rostand  constatait :  « Je  croyais qu’un savant était un homme qui cherche la  vérité, alors que c’est souvent un homme qui vise une place ». Il est certain que tout scientifique consciencieux se pose des questions d’éthique à chaque moment, mais le consensus scientifique privilégie plutôt les recherches qui ne le perturbent pas trop, alors que le propre de la science devrait être de pouvoir sans cesse remettre en question des idées reçues.  De  la  sorte,  si notre société est loin  d’être  informée,  les  scientifiques eux-mêmes  ne  le  sont  pas  de  manière systématique. D’abord parce  qu’ils ignorent  souvent  ce  qui  ne  relève  pas  de  leur  strict  domaine d’investigation, ensuite parce  qu’ils  n’ont  pas  toujours,  dans  ce  même  domaine,  une  vision univoque de la réalité.

Si une grande partie des scientifiques et des professionnels de santé a perdu toute conscience c’est parce que notre époque est celle de la compétition et de la surconsommation  dans  laquelle  le  profit  règne  à tous  les  niveaux,  et  qu’ils  se sentent  à  l’abri  de  toute  critique  grâce  au  lavage  de  cerveau  infligé  à la population générale.

Il ne faut donc pas compter sur eux pour faire changer les choses, seuls les consommateurs  peuvent agir.  Or,  dans  son  ouvrage  "Le  Meilleur  des  mondes", écrit en 1932,  Aldous Huxley prédisait l'avènement d'une  dictature scientifique dont   les   sujets   en   viendraient   à   abandonner   l'idée même   de   révolution. Visionnaire de génie, il décrivait une dictature parfaite qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader  et  un système de  dépendance  où  les  esclaves,  anesthésiés  par  la consommation  et  les  divertissements, ne se poseraient  aucune  question  et « aimeraient leur servitude ».

En 1961,  lors d’une conférence donnée à Santa Barbara, en Californie, au sujet du contrôle du comportement humain, Aldous Huxley confirmait ses propos et   anticipait :   « Il   existera,   dans   la prochaine   génération,   une   méthode pharmacologique  pour  que  les  gens  chérissent  leur  servitude et  génèrent,  pour ainsi  dire  sans  plaintes,  une  sorte  de  camp  de  concentration  pour  des  sociétés entières,  alors  que  les  peuples   verront  leur  liberté  confisquée,  mais  s’en réjouiront  plutôt,  car  ils seront  dépouillés  de  tout  désir  de  révolte  par  la propagande et le lavage de cerveau prodigué par des méthodes pharmaceutiques. Et cela sera la révolution finale. »

Ne sommes-nous pas, aujourd’hui, dans ce « meilleur des mondes », où les informations   frisent la propagande   et   le   lavage   de   cerveau,   où   nos « gouvernants »  s’érigent  en   maîtres   à  penser et ne  supportent  guère  la contestation, et où le « bon peuple » est ravi de ne plus avoir à réfléchir puisque d’autres, évidemment « plus savants », le font pour lui.

Les citoyens ignorent encore que les grandes écoles et les Académies nous enseignent  le  savoir,  mais pas  la  connaissance  qui  est  un  don  rare  et  inné  et encore moins le simple bon sens, qui semble disparaître peu à peu au cours du parcours  universitaire  pour  laisser  la  place  au  même enseignement  stéréotypé dans toutes les disciplines.

La  religion  et  la  politique  sont  considérées  comme  les  deux  principaux foyers d’endoctrinement, mais  on  peut  leur  ajouter  la  médecine  moderne,  qui n’est  plus  ni  un  art  ni  une science,  comme  elle  le  fut  longtemps,  mais  une véritable religion car la confiance accordée de nos jours au corps médical relève plus du domaine de la foi et parfois même du fanatisme. On ne réfléchit plus, on « croit ».   On   écoute   les   diktats   des   « experts »,   la   plupart   du   temps autoproclames, sans  faire  la  moindre  réserve  quant  à  leur  validité,  oubliant souvent combien  ceux-ci  ont  pu  être démentis  et  ont  même  été  au  centre  de certains scandales au cours des dernières années.

De surcroît, tous les pouvoirs utilisent la peur pour mieux dominer, et ceux qui   font   profession   de   « savoir »   pratiquent   savamment   cette   stratégie parfaitement efficace qui permet d’obtenir la dépendance des citoyens. Comme le disait Machiavel : « Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes ».

Cet  instrument  de  manipulation,  qui  permet  d’abolir  tout  sens  critique  et d’exploiter la crédulité des populations en les maintenant dans l’ignorance des faits essentiels de l’existence, a toujours été utilisé, mais à présent il opère sur une plus grande échelle grâce aux multiples moyens de diffusion. Les religions
nous  ont  appris  à  croire  aux  dogmes  sans  chercher  à  les  comprendre.  Nous persistons  à appliquer cette  règle  bien  établie  en  écoutant  les  injonctions  de despotes,   non   plus   religieux  certes,   mais tout   aussi   tyranniques.   Et   le dogmatisme médical actuel pourrait être comparé aux pratiques de l’Inquisition qui  brûlait  tout  ce  qui  dépassait  son  entendement  ou  pouvait  mettre  en  péril l’hégémonie de l’Église catholique.

Le meilleur exemple et le plus récent est celui de la « pandémie » d’hystérie générée  par  la  peur, savamment  orchestrée,  du  modeste  virus  H1N1.  Fort heureusement, nombreux sont ceux qui ont refusé d’être entraînés par cette folie collective,  mais  certains  n’ont  pas  eu  cette  indépendance d’esprit  que  chacun d’entre  nous  devrait  posséder  et  qui  fait  tellement  défaut  au  commun  des mortels.

Alors  que  la  majorité  des  populations  mondiales  a  résisté  aux  menaces gouvernementales et médiatiques, des centaines de milliers de gens se sont tout de même précipités sur les centres de vaccinations, tendant le bras vers l’aiguille vénérée comme s’il s’agissait du Saint-Sacrement, sans se poser aucune question sur la sainteté du rite, se fiant seulement aux  grands prêtres de la religion des vaccins  qui  voulaient  les  protéger  des  atteintes  du  diable,  en  l’occurrence  le virus  de  la  grippe. Les  rites  et  les  dogmes  perdurent,  seuls  les  dieux  que  l’on adore et le diable que l’on redoute ont changé de visage.

Évidemment personne n’a dit que le diable était fabriqué de toute pièce par des  pontifes  à  la  solde  de  l’industrie  qui  nous  menaçaient  depuis  plusieurs années d’une « pandémie » grippale, sans bien savoir laquelle.  Il  est  surprenant  de  voir  que  dans  notre  pays  où  Voltaire  et  Diderot  ont théoriquement détrôné la superstition et le fanatisme, la sagesse n’est guère de mise et les lavages de cerveaux qui vont bon train chez nous causent des dégâts irréparables.

Comme  l’avait  remarqué  le  Dr  Gustave  Le  Bon  dans  son  ouvrage  "Les opinions et les croyances" : « L’immense majorité des hommes ne possède guère que  des  opinions  collectives.  Les  plus  indépendants  eux-mêmes  professent généralement  celles  des  groupes  sociaux  auxquels  ils  appartiennent. »  À  ses yeux,  l'homme  descend  de  plusieurs  degrés  sur  l'échelle  de  la  civilisation  et
devient  un  barbare  dès  qu'il  fait  partie  d'une  foule  organisée.  Il  se  laisse impressionner par des mots, des images qui n’auraient aucun impact sur chacun des individus isolés, mais en foule, il commet des actes contraires à ses intérêts les plus évidents et à ses habitudes les plus connues. Combien d’entre nous ont vraiment des opinions personnelles sur ces sujets et, dans ces cas, combien osent les exprimer ?

Et  le  Dr  Le  Bon  ajoutait :  « L'individu  en  foule  est  un  grain  de  sable  au milieu  d'autres  grains  de sable  que  le  vent  soulève  à  son  gré. »  Nous  sommes comme ces grains de sable soulevés au gré des courants d’« informations » qui tourbillonnent autour de nous et balaient nos idées personnelles.

Or   dans   "De   la   désobéissance   et   autres   essais",   paru   en   1982,   le psychanalyste humaniste Erich Fromm nous prévenait : « L’homme qui ne peut qu’obéir est un esclave [...]. L’obéissance pourrait très bien être la cause de la fin de l’histoire humaine ». Nombreux sont ceux qui pensent de cette manière et s’inquiètent de l’obéissance passive de nos contemporains bien-pensants.

Mais  pour  être  libre,  il  faut  être  informé,  et  la  véritable  information  ne circule, à vrai dire, que dans certains magazines à tirage limité, et sur Internet où elle  est  noyée  dans un  fourre-tout  parfois inextricable.  Aussi,  devons-nous apprendre  à  devenir responsable,  à  ne  pas  céder  à  la  crainte  du jugement  des autres,  à  la  peur habilement  distillée  par  des  pouvoirs  qui  refusent  de  prévoir comment  et  pourquoi leurs  brillantes  inventions  actuelles  deviendront  les calamités de demain, car la simple logique leur échappe.

Quant aux technocrates, à l’instar des cartels de l’industrie, ils ne raisonnent qu’à  court terme  et  refusent  de  prendre  en  compte  les  effets  pernicieux engendrés par leurs décisions actuelles, mais qui n’apparaîtront qu’à long terme. Tous ces profiteurs semblent oublier leurs descendants qui risquent de payer très cher cette inconséquence et ce manque de conscience.

Pourtant, comme le disait Sénèque au IVe siècle avant J.C. : « La sagesse ne demande pas beaucoup d’instruction », et il faut espérer que le bon sens n’a pas totalement  déserté  la  planète,  bien  que, parfois,  il  soit  légitime  de  se  poser  la question.


Heureusement une partie de la population commence à prendre conscience que  tous ceux qui détiennent  un  pouvoir  en  profitent  impunément  et  que  la plupart  des  hommes politiques  sont,  de gré  ou  de  force,  les  otages  des compagnies industrielles qui pourraient influencer leurs carrières.

Toutefois,  la  majorité,  non  seulement  des  Français  mais  aussi  des  populations mondiales,  est ravie de ne pas être informée et ne cherche surtout pas à l’être. Cela  lui poserait  de  nombreux  problèmes, l’obligerait  à  réfléchir  alors  qu’elle n’en a pas la moindre envie, et installerait chez elle des états d’âme, des peurs, des culpabilités et, surtout, risquerait de provoquer la remise en question de tout un système de vie et de pensée.

Comme  l’explique  Noam  Chomsky,  philosophe  radical  de  réputation internationale   et   professeur pendant   plus   de   cinquante   ans   au   MIT (Massachussets Institute of Technology)  : « Les  médias ne représentent qu'une toute  petite  partie  de  la  vaste  machine  de  propagande.  Il  existe  un  système d'endoctrinement  et  de  contrôle  beaucoup  plus  vaste,  dont  les  médias  ne  sont qu'un  rouage : l'école,  l'intelligentsia,  toute  une panoplie  d'institutions  qui cherchent à influencer et à contrôler les opinions et les comportements, et dans une large mesure à maintenir les gens dans l'ignorance. »

Pour sa part, Georges Bernanos avait, lui aussi, prévu ce qui nous attend si nous  acceptons  l’esclavage qu’on  cherche  à  nous  imposer.  « Je  pense  depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté,  ni  même  les  représailles  et  la  vengeance  qu’elle  s’attire,  mais  la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus  nombreux  dans  le  monde,  mais  plutôt  qu’il  y  a  de  plus  en  plus d’hommes  obéissants  et dociles ».  Bernanos  avait  un  don  de  prophéties  car,  à cette époque, la situation était loin d’être aussi préoccupante que de nos jours.

Devant la puissance  financière des  fabricants de  médicaments, pesticides, herbicides,  OGM  et  autres poisons,  et  la  persistance  méprisante  de  leur mainmise sur l’économie et la politique de santé, nous risquons d’être contraints à  développer  la  désobéissance  qui  est  une  arme  que  n’apprécient  ni  les laboratoires  ni  les  gouvernements  qui  les  cautionnent.  Dans  notre  lutte  contre Goliath, le refus d’obéir aux ordres peut être la seule arme efficace.

Toutefois, comme l’avait aussi constaté Gandhi, il est plus facile de croire ce qu’on nous affirme officiellement, de source « sûre », que de s’aventurer dans l’indépendance  intellectuelle.  En  fait,  le conformisme  et  l’inertie  ont  de  tout temps été les plus sérieux obstacles à l’évolution de l’humanité.

Ils sont nombreux à prôner une certaine désobéissance civique si elle peut contribuer  à  sauver  la  Terre et  ses  habitants.  Déjà,  au  milieu  du  XIXe  siècle, David  Henry  Thoreau,  enseignant,  philosophe, poète  américain  et  écologiste avant l’heure prônait la résistance individuelle à un gouvernement qu’il jugeait injuste,  qui  tolérait  l’esclavagisme  et  menait  une  guerre  de  conquête  au Mexique,  contre tous  les  droits  individuels  et  contre  toute  morale.  Il  est considéré  comme  à  l'origine  du  concept contemporain  de  non-violence.  Dans son essai "La Désobéissance civile", Thoreau affirmait ses  positions politiques et idéologiques  et  proposait  une  philosophie  de  résistance  non  violente  qui influença des figures politiques, spirituelles ou littéraires telles que Léon Tolstoï, Gandhi et Martin Luther King.

Olivier  Clerc,  écrivain  et  philosophe,  s’est  servi  de  la  « métaphore  de  la grenouille » pour démontrer  la  situation  actuelle.  « Imaginez  une  marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé  sous  la  marmite,  l'eau  chauffe  doucement.  Elle  est bientôt  tiède.  La grenouille  trouve  cela  plutôt  agréable  et  continue  à  nager.  La  température continue  à  grimper.  L'eau  est  maintenant  chaude.

C'est  un  peu  plus  que n'apprécie  la  grenouille,  ça  la  fatigue  un  peu,  mais  elle  ne  s'affole  pas  pour autant. L’eau est cette fois vraiment chaude. La  grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors  elle supporte et ne fait rien. La température  continue  à  monter  jusqu'au moment  où  la  grenouille  va  tout simplement  finir par cuire et  mourir. Si la même  grenouille avait été  plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de  patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.  Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une  manière suffisamment lente, il échappe à la  conscience  et  ne  suscite  la  plupart  du temps aucune  réaction,  aucune opposition, aucune révolte ».

Olivier  Clerc  compare  l’humanité  actuelle  à  cette  grenouille.  Il  est  exact que les prédateurs ne manquent pas, mais les victimes sont consentantes, soit par ignorance,  soit  par  négligence.  Et  il  pose la  question :  « Sommes-nous  déjà  à moitié  cuits ? »,  puis  il  conseille :  « Alors  si  vous  n'êtes  pas, comme  la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard. »

Seule une petite minorité de personnes dont la conscience est bien éveillée est capable de donner le coup de patte salutaire. D’autres, bien que partisans de ce changement d’un monde qui n’est plus supportable, pratiquent la politique de l’autruche  car  ils  estiment  qu’il  est déjà  trop  tard, que  de  toute  façon,  ils sont trop  peu  nombreux  pour  avoir  un  impact  quelconque,  et  qu’il  faudrait une majorité de gens impliqués dans ce processus pour faire pencher la balance.

Ils  ignorent  sans  doute  que  toutes  les  révolutions  sont  nées  de  petits groupes  de citoyens déterminés,  ce  qui  est  logique,  puisque  selon  la  physique quantique nous sommes tous reliés.

Nous  n’avons  ainsi  plus  beaucoup  de  choix :  ou  bien  nous  pratiquons  la désobéissance  civile  ou bien  nous  rejoignons  les  esclaves  qui  chérissent  leurs bourreaux, annoncés par Aldous Huxley.



Sylvie SIMON

Pour développer son info :

Site Officiel de SYLVIE SIMON : Journaliste/ Ecrivain :
 http://www.sylviesimonrevelations.com/

La Nouvelle Conscience Planétaire, Des Révélations Sur Les Silences Médiatiques & Les Scandales Sanitaires

L'interview de Sylvie Simon :
http://www.sectes-infos.net/Sylvie_Simon.htm
Sylvie Simon est écrivain et journaliste, auteur de plusieurs ouvrages sur la vaccination et les médecines alternatives. Elle consacre son temps à la diffusion de vérités dérangeantes au sujet des liens entre les intérêts financiers, la santé publique et la politique. Dans cette interview, elle exprime sa révolte devant une politique d'état liberticide.


Articles de Sylvie Simon  sur AgoraVox :
http://www.agoravox.fr/auteur/sylvie-simon

LA « PANDÉMIE » ACTUELLE par Sylvie SIMON :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/67/15/03/Sylvie-Simon-La-pandemie-actuelle.pdf
« Il n'existe aucune preuve que le vaccin contre la grippe soit capable de prévenir ou de diminuer la maladie. Ses fabricants savent bien qu'il ne sert à rien, mais continuent néanmoins à le vendre », estime le Dr Anthony Morris, virologiste qui fut chef du contrôle des vaccins à la FDA. Nombreux sont ceux qui en sont avertis, aussi l'industrie pharmaceutique doit-elle trouver de nouveaux moyens de vendre ses vaccins à tout le monde.
Le plus efficace est la peur. Mais la peur doit s'appuyer sur quelque base et une « pandémie » est le meilleur support de la frayeur mondiale. Aussi, depuis plusieurs années, on nous répète que nous sommes menacés de mort par une « pandémie » de grippe aviaire, ce qui fait vendre les vaccins de la grippe saisonnière. Or, actuellement, c'est la grippe porcine qui a déclenché une véritable « pandémie », non de grippe mais d'hystérie.

A mentionner pour le pluralisme de l'info, entre autres, un site de détracteur :
[un "peu" détraqué par le néolibéralisme d'ailleurs et très sourcilleux sur l'antisémitisme... avis de J-J] :
http://www.conspiracywatch.info/Qui-sont-vraiment-les-conspirationnistes-anti-vaccination_a472.html

Un petit tour sur le versant politique
[et on peut trouver d'autres éléments pour aiguiser son sens critique...]  :
Sylvie Simon et le Dr Gardénal candidates aux législatives :
http://www.votresante.org/news.php?dateedit=1179214471&page=
La France en action
:
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_France_en_action

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