samedi 1 janvier 2011

Échec de l'Euro


Ce qui avait été annoncé par de nombreux spécialistes de la finance est devenu réalité.
L’euro, monnaie d’Europe du Sud et du Nord a échoué. La Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie ont perdu beaucoup de leur compétitivité. L’euro ne permet plus de dévaluer une monnaie
nationale pour stimuler les exportations.
En outre, la globalisation a un effet de plus en plus négatif sur les différentes économies. Aussi les coûts salariaux sont-ils devenus la mesure de toutes choses: on préfère importer des produits bon marché
des pays à bas salaires car la production
indigène n’est plus rentable (USA). Les acteurs globaux ne se préoccupent ni de protection de l’environnement ni des droits de l’homme car la seule chose qui compte est le profit.
Le système financier a lui aussi été systématiquement
internationalisé. Tout d’abord la libre circulation des capitaux, une des quatre libertés de l’UE, a ouvert des possibilités à la finance qui ont conduit à des excès dévastateurs et ont éliminé dans une grande mesure les contrôles et les restrictions étatiques. Les banques et le système financier international sont devenus
trop puissants et quasiment incontrôlables.
Les banques ont contraint les politiques à compenser avec l’argent des contribuables les pertes que leur avaient valu leur irresponsabilité et leur soif du profit et ils bénéficient d’indemnisations scandaleusement élevées. Les politiques satisfont toujours les demandes des banques,
puisqu’on ne veut pas les laisser faire faillite. Aux Etats-Unis, la situation est acceptable, car cette année seulement, 143 banques ont fait faillite. Maintenant le «plan de sauvetage» des PIIGS (Portugal,
Irlande, Italie, Grèce et Espagne) doit être porté à 1000 milliards d’euros. Les ministres des Finances de l’UE ont voulu, comme le patron de la Bundesbank Axel Weber, calmer les marchés en déclarant que «l’euro [serait] conservé, à n’importe quel prix». Mais cela n’a servi à rien, car contrairement à la population crédule et aux politiques désarmés, les investisseurs financiers ne se laissent pas abuser par des promesses impossibles à tenir. Dès le lendemain,
les taux d’intérêt des emprunts d’Etat des pays en crise ont atteint de nouveaux sommets.
Dans l’administration de l’UE, les mesures de rigueur ne valent pas pour chacun. Sous le pâle soleil d’automne, il est difficile de penser de manière créative.
C’est pourquoi un petit voyage de trois jours à Madère est régulièrement organisé en automne. On y réfléchit à de nouvelles économies. Mais à cette occasion,
on n’en fait pas car les idées nouvelles
doivent coûter quelque chose … aux contribuables de l’UE, naturellement. Le Telegraph britannique a critiqué le fait que les «study days» aient coûté 400 000 euros. C’est que 250 députés, 80 assistants et 70 autres collaborateurs se rendent pour la plupart en avion à ces réunions de travail laborieuses et logent dans deux palaces. A propos: le fonctionnaire
européen moyen gagne déjà 4500 euros par mois, à quoi s’ajoutent des indemnités et des primes.

Source: Interinfo. Internationaler
Hintergrundinformationsdienst für
Politik, Wirtschaft und Militär, 384,
décembre 2010

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