mardi 29 septembre 2009

Pour une insurrection des consciences


Par Pierre Rabhi le vendredi 11 septembre 2009,


"je vous invite aujourd'hui, si vous êtes touché par ces valeurs et voulez les défendre, à signer la charte internationale pour la Terre et l'Humanisme" Pierre Rabhi

Je signe la Charte

Chers amis,

C'est sur cet appel que j'ai construit ma campagne électorale comme candidat à la candidature aux élections présidentielles françaises de 2002.

Le témoignage qui suit m'a paru le meilleur gage que je puis donner pour renouveler plus que jamais cet appel. Insurgé moi-même, depuis plus de 45 ans contre notre modèle de société, j'en ai prévu les grandes impasses dès la fin des années 50.

L'examen objectif des mythes fondateurs de ce modèle : progrès, croissance etc et le chaos provoqué par lui , sur toute la planète, a été les causes de notre choix familial de tenter la cohérence d'une vie, en nous installant dès 1961 sur une petite ferme du sud de l'Ardèche. Ferme considérée comme non viable, selon les critères officiels, et qui est devenue une petite oasis. Nos 5 enfants y ont grandi, s'y sont épanouis. Pour mettre en valeur cette garrigue rocailleuse, nous avons fait le choix de l'agroécologie comme option agronomique, conciliant la nécessité d'une nourriture suffisante et saine, tout en améliorant la terre nourricière et en respectant les écosystèmes naturels. Cette démarche, fondée sur une science et des techniques agronomiques exemptes de toute nuisance, engendra une philosophie, une éthique, une profonde sensibilité à la réalité vivante et donc à la nécessité impérative d'en prendre soin. Elle est l'oeuvre la plus essentielle et la plus belle qui soit, véritable nourriture pour le coeur et l'esprit. C'est ainsi que, sans être exemptés de certaines difficultés et souffrances de l'existence, nous avons fait le choix délibéré de la « sobriété heureuse ».

L'expérience acquise en agroécologie se révéla être une merveilleuse alternative à l'agriculture chimique, destructrice des pays prospères, et la méthode la plus adaptée à la condition des paysans les plus démunis du tiers-monde. La transmission de ces connaissances me mit en présence de la détresse de ceux à qui les biens les plus vitaux, comme l'alimentation, sont confisqués. Placé entre une nature meurtrie et des êtres humains laissés pour compte, j'ai engagé ma vie à contribuer à concilier la terre et la nature avec l'histoire humaine. Cela a nécessité des actions internationales avec de la formation et la création de diverses structures au service de cet engagement.

C'est aussi la raison pour laquelle j'ai voulu mettre à profit le temps privilégié des élections présidentielles pour donner une voix à l'urgence écologique et humaine. En dépit d'un temps trop court, du manque d'expérience et d'appareils politiques, mon appel a été entendu au delà de ce que j'aurais osé espérer. Des milliers de personnes nous ont rejoint, soutenu de leur temps et de leurs moyens financiers. 96 comités nationaux se sont constitués, 184 signatures d'élus ont été collectées en deux mois et demi. Nous étions loin des 500 signatures requises mais l'essentiel était acquis, à savoir l'amplification d'un courant d'opinion fondé sur des propositions concrètes, pour un véritable changement de paradigme mettant enfin résolument, honnêtement, généreusement, l'humain au coeur de nos préoccupations. Car l'acharnement thérapeutique que la gouvernance du monde exerce sur le modèle dominant, affecté d'une lucropathie chronique sous le prétexte d'en prolonger la vie, en exacerbe l'agonie, induisant, sous le prétexte de croissance indéfinie, encore plus d'exclusion humaine et d'exactions contre la nature. Avec la crise, les consciences s'interrogent autrement et les valeurs que nous préconisons et servons prennent de la pertinence auprès d'un public de plus en plus large.

Il s'agira désormais, hors de toute tergiversation, de construire ensemble un monde digne de l'intelligence dont nous prétendons avoir l'apanage. Nous avons, sous forme de charte, exprimé les valeurs dont il est question. C'est pourquoi je vous invite aujourd'hui, si vous êtes touché par ces valeurs et voulez les défendre, à signer la charte internationale pour la Terre et l'Humanisme, que j'ai rédigée, il y a maintenant trois ans, comme fondement de Colibris, mouvement pour la Terre et l'Humanisme.

Avec toute ma gratitude.



Pierre Rabhi

Source: http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post/2009/09/11/Pour-une-insurrection-des-conscience

mardi 22 septembre 2009

Appel à la desobeissance civile


Quand un État promulgue des lois qui vont à l’encontre du sens humain, il se prive du droit de les faire appliquer. Nul n’est tenu d’obéir à un ordre qui porte atteinte à la dignité de l’homme. À l’infamie de la délation et de la chasse aux sans-papiers, il n’est qu’une seule réponse : la désobéissance civile, au nom de la solidarité humaine. Si nous n’y prenons garde, bientôt ce seront les grévistes et les travailleurs occupant leurs entreprises qui serviront de boucs émissaires aux gouvernements en crise.

Nous sommes entrés dans une ère où l’affairisme qui a programmé sa propre faillite prétend programmer aussi celle de notre existence. Comme le disait le manifeste d’Édouard Glissant, de Patrick Chamoiseau et de leurs amis, le problème n‘est pas le panier de la ménagère mais la poésie de la vie, dont le système économique continue de nous dépouiller. Le mépris et le cynisme des multinationales vont de conserve avec la veulerie du clientélisme politique qui renfloue l’escroquerie des banksters avec l’argent des citoyens. Qui nous fera croire que les taxes et des impôts, hier prélevés au nom du bien public, vont servir aux hôpitaux, désormais traités comme des "entreprises en difficulté", aux transports en commun, à la poste, aux écoles, aux chercheurs, à la métallurgie, aux énergies alternatives, aux entreprises socialement utiles ?

Alors que les travailleurs sont licenciés massivement et que l'argent public dédommage les gestionnaires de faillite, comment supposer que les citoyens vont tolérer sans réagir que ceux qui représentent moins le peuple qu'un pouvoir politique et économique crapuleux se foutent d'eux à ce point ? Or ce qu'il faut craindre, c'est la violence aveugle du désespoir, celle que suscitent partout les provocations imbéciles d'un Etat qui mise sur elles pour restaurer une autorité qu'il n'a plus. C'est ici que la solidarité avec les sans-papiers revêt une importance primordiale : elle démontre que les lois répressives d'un Etat, au service du capitalisme qui dévaste la Terre, sont nulles et non avenues quand ce qui est en jeu c'est le drot, non à une survie de bêtes traquées, mais à la vie. A une vie que la cupidité capitaliste détruit dans l'individu et dans la société. La solidarité avec les sans-papiers exprime la volonté d'une solidarité plus vaste, d'un mouvement réunissant dans un même combat ceux qui, lassés du clientélisme politique de gauche et de droite, prennent conscience qu'il est temps d'opposer à une démocratie parlementaire corrompue l'expérience de la démocratie directe.

C'est aujourd'hui qu'émerge, lentement mais sûrement, l'idée que l'humain l'emporte sur la barbarie et sur l'injustice. Si nous ne sortons pas de la réalité économique en créant une réalité humaine, nous permettrons une fois de plus à la barbarie marchande de se perpétuer. Il n'y a pas d'autre issue à la crise que la généralisation pratique du principe : l'humain prime l'économie ; la défense de l'homme, de la femme, de l'enfant et de la nature révoque les lois du commerce.

Raoul Vaneigem, avril 2009.






DES INVENTEURS D´INCROYANCES INVENTIN/CONSTRUCTIONS DES INVENTEURS D´INCROYANCES

vendredi 18 septembre 2009

L’histoire de ma chaussure

par Muntadhar al-Zaidi
17 septembre 2009

L’homme révolté. Les images du geste de Muntadhar al-Zaidi lançant ses chaussures sur George Bush ont fait le tour du monde. Et sa libération récente a été l’occasion de rappeler la notoriété qu’il a acquise ce jour-là. Mais il convient, au-delà de l’image d’Epinal d’un geste iconoclaste et sympathique, d’entendre le message d’al-Zaidi, tel qu’il l’a donné dès sa libération. Celui d’un homme bouleversé et révolté par les horreurs innombrables qui se sont abattues sur son pays, auxquelles son métier de journaliste le confrontait quotidiennement. Ces chaussures désormais célèbres ont une histoire, nous dit-il. « Savez-vous dans combien de foyers brisés par l’occupation étaient entrées ces chaussures que j’ai lancé ? Combien de fois elles avaient marché sur le sang de victimes innocentes ? » Chaque soir, al-Zaidi, se faisait le serment de venger, à sa façon, toutes les victimes de l’occupation. Et ce jour là, face à Bush, il a tenu parole.




Extrait du discours de Muntadhar al-Zaidi:

Au nom de dieu, le plus gracieux et le plus miséricordieux.

Me voici libre. Mais mon pays est encore prisonnier de guerre.

Tout d’abord, j’adresse mes remerciements et mes amitiés à tous ceux qui m’ont soutenu, que ce soit dans mon pays, dans le monde islamique ou dans le monde libre. Il y eut de nombreuses discussions autour de cette action et de la personne qui l’a menée, sur le héros et l’acte héroïque, le symbole et l’acte symbolique.

A cela, je réponds simplement : Ce qui m’a imposé de faire face, c’est l’injustice qui s’est abattue sur mon peuple, la façon dont l’occupation a voulu humilier mon pays natal en le plaçant sous sa botte.

Et la façon [dont cette occupation] a voulu écraser le crâne des fils de (la patrie) sous ses bottes, qu’ils s’agissent de cheikhs, de femmes, d’enfants ou d’hommes. Au cours de ces dernières années, plus d’un million de martyrs sont tombés sous les balles de cette occupation et le pays est maintenant empli de plus de 5 millions d’orphelins, d’un million de veuves et de centaines de milliers de mutilés. Et de millions de sans-abri en raison des déplacements [de réfugiés] tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Nous étions une nation dans laquelle l’Arabe partageait son pain quotidien avec les Kurdes et les Turkmènes et les Assyriens et les Sabéens et les Yezidis. Et où les chiites priaient ensemble avec les sunnites. Où les musulmans étaient prêts à fêter avec les chrétiens la naissance du Christ, que la paix soit avec lui. Et ce, malgré le fait que nous ayons éprouvé ensemble la faim due aux sanctions [de l’ONU] pendant plus de 10 ans, pendant plus d’une décennie.

Notre patience et notre solidarité ne nous a pas fait oublier l’oppression. Jusqu’à ce que nous soyons envahis par l’illusion de la libération que certains ont entretenu. (L’occupation) a opposé le frère au frère, le voisins au voisin, et le fils à son oncle. Elle a transformé nos maisons en innombrables tentes funéraires. Et nos cimetières se sont étendus dans les parcs et en bordure des routes. C’est un fléau. C’est l’occupation qui nous tue, qui profane les lieux de culte et la sainteté de nos maisons et qui jette quotidiennement des milliers de personnes dans des prisons de fortune.

Je ne suis pas un héros, et je l’admets. Mais j’ai une opinion et je prends position. J’ai été humilié de voir mon pays humilié. Et de voir mon Bagdad brûler. Et mon peuple se faire tuer. Des milliers d’images tragiques sont restées dans ma tête, et cela me pèse chaque jour et me pousse vers le droit chemin, le chemin de la confrontation, la voie du rejet de l’injustice, du mensonge et de la duplicité. Cela m’a privé du sommeil réparateur.

Des dizaines, non, des centaines d’images des massacres, qui feraient blanchir les cheveux d’un nouveau-né, m’ont fait monter les larmes aux yeux et me blessaient. Le scandale d’Abou Ghraib. Le massacre de Fallujah, Najaf, Haditha, Sadr City, Bassora, Diyala, Mossoul, Tal Afar, et chaque parcelle de notre terre meurtrie. Durant les années passées, j’ai voyagé à travers mon pays en feu et j’ai vu de mes propres yeux la douleur des victimes, et entendu de mes propres oreilles les cris des victimes et des orphelins. Et un sentiment de honte me hantait, parce que j’étais impuissant.

Quand j’en avais fini avec mes obligations professionnelles, consistant à rendre compte des drames quotidiens des Irakiens, et tandis que je lavais les restes des débris des maisons irakiennes en ruines ou les traces du sang des victimes qui maculaient mes vêtements, je serrais les dents et faisais une promesse à nos victimes, un serment de vengeance.

L’occasion s’est présentée, et je l’ai saisie.

Je l’ai saisie par loyauté envers chaque goutte de sang innocent qui a été versé par l’occupation ou à cause d’elle, chaque cri d’une mère en deuil, chaque gémissement d’un orphelin, la douleur d’une victime de viol, la larme d’un orphelin.

A ceux qui me font des reproches, je dis : Savez-vous dans combien de foyers brisés par l’occupation ces chaussures que j’ai jeté étaient entrées ? Combien de fois elles avaient marché sur le sang des victimes innocentes ? Et combien de fois elles étaient entrées dans des maisons dans lesquelles avaient été bafouées de libres femmes irakiennes et le respect qu’on leur doit ? Cette chaussure était peut-être la réponse appropriée lorsque toutes les valeurs ont été violées.

Lorsque j’ai lancé ma chaussure sur le visage du criminel Bush, je voulais exprimer mon rejet de ses mensonges, de son occupation de mon pays, mon rejet de la mise à mort de mon peuple. Mon rejet de son pillage des richesses de mon pays, de la destruction de son infrastructure et de la transformation de ses fils en une diaspora.

Après six années d’humiliation, d’indignité, de tueries et de violations des choses sacrées, et de profanation de lieux de culte, le tueur venait se vanter, se vanter de la victoire et de la démocratie. Il était venu dire adieu à ses victimes et attendait des fleurs en réponse.

Pour le dire simplement, ce fut ma fleur offerte à l’occupant, et à tous ceux qui sont en connivence avec lui, soit en diffusant des mensonges soit par leurs actes, avant l’occupation ou après.

J’ai voulu défendre l’honneur de ma profession et du patriotisme qui a été bafoué depuis le jour où le pays a été violé et que son honneur a été perdu.

(...)


17 septembre 2009

lundi 14 septembre 2009

Une presse faite par tous

Extrait de "La Fabrication de l’information. Les journalistes de l’idéologie et de la communication", de Michel Bensayag et Florence Aubenas, La Découverte, 1999, pp. 9:


"La transparence s’est imposée comme la norme centrale de notre société. La figure du bien passe par le fait de pouvoir être montré. Plus généralement, pour qu’une situation puisse être exposée, il faut qu’elle soit avant tout représentable, qu’elle puisse apparaître. La presse s’est fait le gendarme de cette norme. Par là, elle contribue à construire et à reconstruire chaque jour le monde.
Le travail d’un journaliste ne consiste souvent plus à rendre compte de la réalité, mais à faire rentrer celle-ci dans le monde de la représentation. Ce phénomène nous a conduit à vouloir envisager la presse non plus comme une des pièces de notre système, mais comme un univers en soi, autonome, avec ses codes, ses images, son langage, ses vérités. En prenant ce chemin le but n’est pas de désigner en coupable idéal et universel, une presse omnipotente : le monde de la communication est devenu trop complexe pour n’impliquer qu’une catégorie socioprofessionnelle. Nous participons tous aujourd’hui au monde de la communication.
Les journaux se retrouvent en effet dans une étrange posture. Ils n’ont jamais été autant sollicités qu’au moment même où les critiques les plus dures s’accumulent sur leurs têtes. Quelle que soit son opinion des journalistes, la plus microscopique association se donne généralement pour premier objectif de décrocher une « couverture médiatique ». Bref, tout le monde sait aujourd’hui que les journaux reflètent moins la réalité que la représentation qu’ils en ont créée, mais chacun, mais chacun veut pourtant y être présent. « passer à la télé » est devenu une étape acceptée pour qui veut aujourd’hui « exister ». Donner naissance à une autre presse est aujourd’hui l’affaire de tout le monde, ceux qui la font, ceux qui y paraissent et ceux qui la lisent."

dimanche 6 septembre 2009

Grippe «porcine» : Un joli coup

par Louis Dalmas

http://www.mondialisation.ca/

L’affaire de la grippe “porcine” est instructive à bien des égards.

D’abord, elle illustre la frénésie préventive qui s’est emparée de nos sociétés modernes. Voilà une maladie dont on n’est même pas sûr qu’elle soit la cause des quelques centaines de morts qu’on lui attribue dans le monde entier. Provoquée par un virus que les savants pataugent à définir – mais qui doit forcément être nouveau, redoutable et mutant pour faire la “une” de l’actualité – elle présente les symptômes d’une banale affection passagère, moins grave que la rougeole ou les oreillons, que nous avons tous connue à un moment de notre existence. Elle passerait presque inaperçue si on ne l’avait pas promue au rang de menace universelle. Pour une poussée de fièvre, une désagréable migraine, quelques courbatures et le nez qui coule, l’Organisation mondiale de la santé a sonné le tocsin de la pandémie ; les gouvernements se mobilisent ; les statistiques alarmantes pullulent ; la presse sort ses manchettes des grands jours ; on réunit des cellules de crise ; on ferme les écoles, les salles de spectacle, les lieux publics ; on isole des zones infectées ; on transforme les foules en meutes de chiens muselés ; on publie par millions des manuels de protection, bref c’est l’état de siège comme si une armée de terroristes étaient dans les faubourgs. Cela équivaut à peu près à s’emmitoufler dans un imperméable parce que quelques gouttes fuient du robinet de la salle de bains, ou à insonoriser la maison pour éviter d’entendre le voisin roter après son déjeuner.

Pourquoi cette démesure, cette débauche de précautions (particulièrement choquante alors qu’on sacrifie allègrement des centaines de militaires et qu’on tue sans sourciller des milliers de civils en Irak ou en Afghanistan) ? C’est là où ça devient intéressant.

La peur savamment distillée dans le public (on se garde de provoquer la panique, mais on entretient l’inquiétude), outre qu’elle fournit aux médias un bon sujet à sensation pour la période creuse de l’été, joue un double rôle.

D’abord, elle détourne l’attention des vrais problèmes politiques ou sociaux. Le prolo à qui l’on recommande de se calfeutrer chez lui ne va pas risquer la contagion en manifestant dans la rue. La mère de famille qui se demande comment elle va faire garder ses enfants si son école est fermée ne va pas défiler pour son pouvoir d’achat. La santé prime sur le porte-monnaie. En évoquant l’éventualité d’un raz de marée de mortalité à la rentrée, on fait prévaloir le souci de survivre sur le souci d’argent. Le slogan est efficace : protégez-vous avant de revendiquer.

Mais surtout l’affaire est juteuse pour l’industrie pharmaceutique. Comme par hasard, un an avant que le premier cas de la prétendue grippe porcine ne soit décelé, la grande firme Baxter a déposé un brevet pour un vaccin contre le H1N1 (brevet US 2009/0060950 A1). Aujourd’hui les services de santé du gouvernement britannique envisagent un scénario qui prévoit 65.000 décès durant le prochain hiver, dont plusieurs milliers d’enfants. Ils ont commandé à Baxter et à GlaxoSmithKline 133 millions de doses de vaccins. Mêmes délires en France, en Allemagne et ailleurs, ou des sommes considérables sont consacrées à l’achat de millions de médicaments douteux et de vaccins qui n’ont pas fait leurs preuves. Et pour couronner le tout, la secrétaire d’Etat US à la santé, Kathleen Sibelius, vient de signer un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins en cas de poursuites judiciaires. Les gros industriels de la santé font non seulement d’énormes profits, mais ils le font en toute sécurité.

Le coup est énorme, et il est bien joué. Jusqu’à quand accepterons-nous d’être les dindons de ce genre de farce ?

Lire aussi:

Jane Burgermeister intente une action judiciaire contre l’OMS et les Nations Unies pour bioterrorisme et pour tentative de meurtre

par Barbara Minton, « Natural News » du 25 juin 2009sur OULALA.net