mardi 28 octobre 2008

Convergence des luttes

Le CNR;) n'est pas un parti politique, mais une initiative unique d'associer les citoyens aux mouvements de protestations qui se font jour un peu partout, en réalisant une convergence raisonnée des luttes et des revendications les plus légitimes que les syndicats ont renoncé depuis belle lurette à mettre en œuvre, chacun défendant par à-coups sa petite chapelle dédiée aux particularismes du monde du travail.
Une résistance active, généralisée, basée sur l'urgence de sortir des cadres étroits des politiques traditionnelles afin de tenter lucidement de prendre notre destin collectif en main (ce qui suppose pour le moins un regain des solidarités et par conséquent, le dépassement des catégories et des égoïsmes socioprofessionnels) est probablement, au point où nous en sommes, la seule solution pour venir à bout de l’atomisation organisée des luttes et des révoltes éparses dont les causes proviennent d’une même origine.
Les tenants de l'hyper capitalisme sont en train de réduire à peau de chagrin les conquêtes sociales dramatiquement conquises par nos aînés, et il est à peu près certain que la crise économique actuelle est tout sauf un accident de parcours imprévisible, ainsi que voudraient nous le faire croire les stratèges d’un système débridé captant toute la richesse de travail et de création des populations pour servir l’intérêt de domination d’une mafia internationale pour laquelle la privatisation des banques a été une aubaine, que dis-je ? une bénédiction. Non seulement nous payons des impôts à foison, mais nous finançons, par nos salaires et le jeu des crédits, des organismes opaques sur lesquels nous n’avons aucune prise, et qui nous ponctionnent sans état d’âme.
Dindons d’une farce qui va vite tourner au cauchemar (la crise n’en est qu’à ses premiers balbutiements), nous n’avons plus le droit aujourd’hui d’ignorer ce qui met en péril des millions de vies humaines, de continuer à faire comme si nous ne savions pas. Les États comme par magie sortent des sommes colossales pour sauver les intermédiaires institutionnels de la débâcle en cours, alors qu’ils nous assuraient, il y a quelques semaines encore, que les caisses étaient quasiment vides… Les gueux, et tous ceux qui épousent leur cause, peuvent crever, puisque le Nouvel Ordre Mondial, planifié par les maîtres-penseurs cyniques du capitalisme, qui est en train de se restructurer brutalement sous nos yeux , ne profitera qu’à une poignée de familles toutes puissantes et, dans une moindre mesure bien dérisoire, aux légions de valets et d’esclaves qu’ils utilisent pour servir leurs intérêts criminels.

André Chenet

Chacun à notre niveau AGISSONS ! Répondons à l’Appel du CNR ;) pour la Grève Générale du 10 novembre 2008, un premier pas vers la responsabilité et l’autonomie.

J-14

Si vous désirez participer au Comité 06, contactez Gaël Hadey qui vous indiquera les dates et lieux de réunions prévus avant le 10 novembre. Adresse E-mail : g.hadey@yahoo.fr


A lire absolument:
- Le capitalisme victorieux, par Ashoka
"...Une fois encore, ceux qui confondent système financier et capitalisme font une lourde erreur et confondent l’outil avec la main qui s’en sert..."
sur Oulala.net


Pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :
http://www.dailymotion.com/related/x6ieeb_greve-generale-le-10-novembre-2008_news/video/x5crtj_sark


Résister en chansons :
http://www.dailymotion.com/video/x6ieeb_greve-generale-le-10-novembre-2008_news

mercredi 22 octobre 2008

Apolitique?

À partir du moment où nous combattons un système qui dégrade l'humanité dans sa grande
majorité ainsi que l'environnement naturel, il s'agit tout de même de se positionner. Se dire
apolitique aujourd'hui relève pour le moins de l'hypcrisie ou bien de l'idiotie.
Les déséquilibres des forces en présence ne permettent plus ce genre d'approximations détachées de réalités générant des souffrances aussi inutiles qu'épouvantables sur largement plus de la moitié de la population mondiale. Ce n'est pas parce que des politiciens lâches, opportunistes et trop souvent corrompus se sont réclamés de la Gauche en trahissant toujours davantage les peuples crédules, que des leaders charismatiques ont aménagés des dictatures criminelles au nom d'un monde meilleur sempiternellement à venir qu'il faut révoquer les valeurs et aspirations profondes qui fondent une vision équitable monde.

Ce que j'appelle la Gauche, c'est à dire une éthique politique, composée de mouvements diversifiés mais convergeants quant à la réalisation pragmatique d'un monde non pas idéal, mais basé sur l'expérience des solidarités et donc du partage des biens, des ressources et des activités permettant par conséquent une répartition équitable des richesses générées essentiellement par de la sueur et du sang (labeur). Là est toute la différence avec une politique de droite (ou dans une moindre mesure petite bourgeoise, centriste) laquelle est basée sur la propriété et sur le profit, jusqu'à produire de l'argent avec l'argent volé d'autrui sans en rendre de comptes à quiconque (sinon aux actionnaires et consors). La privatisation des banques et, plus récemment, la libre circulation des capitaux, ont renforcé à un point inimaginable pour les simples citoyens que nous sommes, l'hégémonie d'un hyper capitalisme complètement corrompu et par conséquent, la multiplication des paradis fiscaux. N'oublions pas que la pompe à fric est essentiellement alimentée par de la chair humaine. Plus des sacrifices exorbitants seront exigés des peuples pour satisfaire toujours davantage la fringale infernale des "saigneurs" de ce monde , plus grande sera la misère des humbles.

L'accaparement des richesses par une minorité, que celle-ci justifie presque toujours cyniquement par la création d'emplois et d'améliorations des conditions de vie, reste possible aujourd'hui grâce à une majorité qui ne se déclare jamais, ni de droite, ni de gauche. Je n'ai jamais été encarté, mais mon coeur bat à gauche, et je ne désespère pas tout à fait que les utopies partagées par les poètes, les philosophes, les penseurs qui les ont rêvées et plus ou moins bien théorisées se raviveront sous peu. Il ne pourrait en être autrement au vu des catastrophes qui nous cernent de toutes parts. Prendre position au milieu de la confusion généralisée, sans dogmatisme, étant donné qu'être de gauche n'a rien à voir avec un dogme partisan, suppose tout d'abord une mise en pratique des idées et des valeurs nous paraissant les plus aptes à "transformer le monde" humain, et surtout, que notre existence quotidienne devienne un champs d'expériences offertes à tous, et non borné. L'ennemi existe bel et bien, sinon il n'y aurait pas eu de CNR, pendant la dernière guerre mondiale. Et ses femmes et ses hommes, qui sortaient de la résistance, avaient bien assimilés que les lois du capitalisme (pourtant pas si sauvage qu'aujourd'hui en ce temps-là) se prêteraient à toutes les formes d'exactions et d'abus de pouvoir si elle n'étaient pas contrôlées et régulées. N'oubliez pas que ces personnes au courages admirables (les résistants sur le terrain, et non les chefs militaires) avaient viscéralement éprouvées dans des conditions extrêmement difficiles, les vertus du partage des moyens d'existence, de la parole tenue et de la fraternité. Qu'ils aient été communistes ou de droite ne change en rien la donne: ils mirent en place les conditions minimums (consolidant celles de 36) d'une réelle politique de gauche, laquelle défiait l'économie capitaliste régnante. Il y a toutefois des gens de droite qui pensent à gauche (rien à voir avec ce manipulateur-militari de Sarko) et des militants de gauche qui pensent et agissent à droite, comme au parti bien-pensant socialiste. Tout cela pour dire que la gauche n'a rien à voir avec cette image grotesque ou cauchemardesque qu'en a fait une pseudo presse soi-disant apolitique. Une poètesse a eu ces mots magnifiques: "Le monde a besoin de notre courage".

Bien loin d'une volonté polémique, je désirerais mettre un point sur les i de l'inertie en m'appuyant sur le concept de la lutte des classes* qui, paraît-il, serait complètement périmé. Construisons ensemble, pendant qu'il en est encore temps, des ponts au dessus de l'abîme, d'où nous tirerons, selon le mot de René Char, "des salves d'avenir".

André Chenet


* « Toute l’histoire de l’humanité jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de la lutte des classes. » Karl Marx

" J’affirme que la guerre des classes, et l’écrasement d’une classe par l’autre, traverse toute la société, qu’elle est structurelle et non sectorielle, écrit Jean-François Ruffin, dans son dernier livre La guerre des classes. Qu’il s’agit d’un constat scientifique, rationnel, et non partial ou partiel. Que se déroule au-dessus de nos têtes, invisibles, comme un bras de fer global, et non local, entre le Capital et le Travail, la force du premier qui fait plier le second. "

Et aussi: "A partir du moment où la gauche abandonne le conflit principal, celui des classes, ce sont les conflits secondaires qui sont réanimés. Et la droite en joue à merveille, par exemple en opposant à propos de la question des retraites jeunes et vieux, salariés du public contre ceux du privé."



lundi 20 octobre 2008

Préambule

La colère monte et pourrait bien devenir incontrôlable, d’autant plus que nous sommes entrés, avec la récession qui ne fait chez nous que pointer le bout de sa gueule, dans une zone d’instabilité que ne semblent pas appréhender une grande majorité de nos concitoyens, lesquels restent englués dans les radotages hypnothisants de la presse dite officielle. Le gouvernement français, à la botte de Bush et de sa clique de monstres mortifères, continue à lancer des paroles placebo alors que c’est l’état d’urgence qu’il aurait fallu déclarer depuis des mois. Notre monde est malade de l’économie capitaliste effrénée qui s’exerce sans état d’âme au dépend de la santé des peuples et de l’environnement. Les ogres de la finance mondiale se livrent des guerres atroces et inavouables par nations interposés, réduisent les plus pauvres de la planète à une famine dont l’humanité n’avait jamais connu l’équivalent. Nous vivons dans une réalité complètement falsifiée et pathogène. Devrons-nous attendre de plus grandes calamités avant d’agir ? Il est plus que grand temps de mettre au point un programme révolutionnaire minimum et de frapper la bête. Pour cela, ne faudrait-il pas créer des assemblées populaires diversifiées d’hommes et de femmes compétents capables de "diriger", sans les redondants abus de pouvoir habituels, un mouvement d’insurrection républicain, dont le but premier serait de mettre en place une sorte de conseil d’état citoyen prêt à prendre la relève d’une forme de gouvernement basée sur le lobbying et qui n’a plus de raison d’être. En ce sens, j’ai rejoint le Conseil National de la Résistance* dont les déclarations et les initiatives me paraissent cohérentes et raisonnables. Tout d’abord, tester le potentiel de mobilisation national avant de lancer des actions précises de déstabilisation des pouvoirs en place. Mais pour aborder l’essentiel, il nous faut concevoir ce programme minimum sans lequel toute tentative de renouvellement des institutions et des règles économiques et législatives restera vaine. Les discours et comptes rendus, aussi lucides et perspicaces soient-ils, ne suffisent point à garantir un avenir meilleur, plus juste. Oui,virons les parasites de la politiques, virons les banquiers véreux, les traders amoraux, recréons une presse indépendante, libre et consciente de l’intérêt publique, redistribuons les richesses comme en Bolivie, ou au Vénézuéla. Ouvrons des voies de solidarité, des perpectives généreuses. Recréons le coeur humain. Et vivent les réalisations des Utopies !

Gaël Hadey

*CNR;-) : http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/post/2008/08/02/Qui-nous-sommes

Faites circuler ce message:
Conseil national de la Résistance ;-)


Appel du Conseil National de la Résistance : Résister c'est créer !

http://beta.dailymotion.com/video/x60r2f_creer-cest-resister-resister-cest-c_webcam




« …Un demi-siècle s'est écoulé depuis la fin de la guerre. Peut-on dire que le programme du C.N.R a conservé son caractère d'actualité ? La réponse est oui. Bien sûr, il ne s'agit pas d'en réclamer la mise en application mécanique. La situation n'est plus la même. Mais ce qui demeure, et constitue un tremplin dans la bataille contemporaine, ce sont les valeurs de caractère universel qu'il contient, c'est à dire la liberté, la démocratie, la justice sociale, la solidarité, la tolérance, l'indépendance nationale, dont la sauvegarde est un devoir indispensable à une époque où sont remises en cause ces valeurs de la Résistance, c'est à dire de la République et où les négationnistes s'emploient à pervertir la réalité de l'histoire… »

Robert Chambeiron, compagnon de Jean Moulin, président-délégué de l' ANACR
http://www.anacr.com/htfr/0020.htm

Commentaire: "si je partage certaines valeurs défendues ci-dessus, je ne vois pas en quoi "l'indépendance nationale" fait partie des "valeurs de caractère universel" - et oui je suis internationnaliste ;-)
et puis la justice sociale avec De Gaulle... c'est oublier mai 68..." mailto: Cyr.m@neuf.fr




Cliquez sur les images et sigles placés à droite de cette page pour plus d'informations.


Nous voulons une Résistance plus efficace à la liquidation de notre République sociale par Sarkozy et ses amis
Soyons le Conseil National de la Résistance !

Une des promesses prophétiques du candidat Sarkozy:

"Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe.
Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie
qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain.
C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire
pour les ménages et que l’Étal inter¬vienne pour garantir l’accès au
crédit des personnes malades. Je propose que ceux qui ont des
rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par
la valeur de leur logement."

Et maintenant, où va-t-on???


19 octobre Jour J-24

Contact CNR ;-) 06
g.hadey@yahoo.fr



Apolitique?

À partir du moment où nous combattons un système qui dégrade l'humanité dans sa grande
majorité ainsi que l'environnement naturel, il s'agit tout de même de se positionner. Se dire
apolitique aujourd'hui relève pour le moins de l'hypocrisie ou bien de l'idiotie.

Les déséquilibres des forces en présence ne permettent plus ce genre d'approximations détachées de réalités générant des souffrances aussi inutiles qu'épouvantables sur largement plus de la moitié de la population mondiale. Ce n'est pas parce que des politiciens lâches, opportunistes et trop souvent corrompus se sont réclamés de la Gauche en trahissant toujours davantage les peuples crédules, que des leaders charismatiques ont aménagés des dictatures criminelles au nom d'un monde meilleur sempiternellement à venir qu'il faut révoquer les valeurs et aspirations profondes qui fondent une vision équitable monde.

Ce que j'appelle la Gauche, c'est à dire une éthique politique, composée de mouvements diversifiés mais convergeants quant à la réalisation pragmatique d'un monde non pas idéal, mais basé sur l'expérience des solidarités et donc du partage des biens, des ressources et des activités permettant par conséquent une répartition équitable des richesses générées essentiellement par de la sueur et du sang (labeur). Là est toute la différence avec une politique de droite (ou dans une moindre mesure petite bourgeoise, centriste) laquelle est basée sur la propriété et sur le profit, jusqu'à produire de l'argent avec l'argent volé d'autrui sans en rendre de comptes à quiconque (sinon aux actionnaires et consors). La privatisation des banques et, plus récemment, la libre circulation des capitaux, ont renforcé à un point inimaginable pour les simples citoyens que nous sommes, l'hégémonie d'un hyper capitalisme complètement corrompu et par conséquent, la multiplication des paradis fiscaux. N'oublions pas que la pompe à fric est essentiellement alimentée par de la chair humaine. Plus des sacrifices exorbitants seront exigés des peuples pour satisfaire toujours davantage la fringale infernale des "saigneurs" de ce monde , plus grande sera la misère des humbles.

L'accaparement des richesses par une minorité, que celle-ci justifie presque toujours cyniquement par la création d'emplois et d'améliorations des conditions de vie, reste possible aujourd'hui grâce à une majorité qui ne se déclare jamais, ni de droite, ni de gauche. Je n'ai jamais été encarté, mais mon coeur bat à gauche, et je ne désespère pas tout à fait que les utopies partagées par les poètes, les philosophes, les penseurs qui les ont rêvées et plus ou moins bien théorisées se raviveront sous peu. Il ne pourrait en être autrement au vu des catastrophes qui nous cernent de toutes parts. Prendre position au milieu de la confusion généralisée, sans dogmatisme, étant donné qu'être de gauche n'a rien à voir avec un dogme partisan, suppose tout d'abord une mise en pratique des idées et des valeurs nous paraissant les plus aptes à "transformer le monde" humain, et surtout, que notre existence quotidienne devienne un champs d'expériences offertes à tous, et non borné. L'ennemi existe bel et bien, sinon il n'y aurait pas eu de CNR, pendant la dernière guerre mondiale. Et ses femmes et ses hommes, qui sortaient de la résistance, avaient bien assimilés que les lois du capitalisme (pourtant pas si sauvage qu'aujourd'hui en ce temps-là) se prêteraient à toutes les formes d'exactions et d'abus de pouvoir si elle n'étaient pas contrôlées et régulées. N'oubliez pas que ces personnes au courages admirables (les résistants sur le terrain, et non les chefs militaires) avaient viscéralement éprouvées dans des conditions extrêmement difficiles, les vertus du partage des moyens d'existence, de la parole tenue et de la fraternité. Qu'ils aient été communistes ou de droite ne change en rien la donne: ils mirent en place les conditions minimums (consolidant celles de 36) d'une réelle politique de gauche, laquelle défiait l'économie capitaliste régnante. Il y a toutefois des gens de droite qui pensent à gauche (rien à voir avec ce manipulateur-militari de Sarko) et des militants de gauche qui pensent et agissent à droite, comme au parti bien-pensant socialiste. Tout cela pour dire que la gauche n'a rien à voir avec cette image grotesque ou cauchemardesque qu'en a fait une pseudo presse soi-disant apolitique. Une poètesse a eu ces mots magnifiques: "Le monde a besoin de notre courage"

Bien loin d'une volonté polémique, je désirerais mettre un point sur les i de l'inertie en m'appuyant sur le concept de la lutte des classes qui, paraît-il, est complètement périmé. Construisons ensemble, pendant qu'il en est encore temps, des ponts au dessus de l'abîme, d'où nous tirerons, selon le mot de René Char, "des salves d'avenir".

André Chenet