mardi 16 décembre 2008

Les journalistes s'étripent


ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA PRESSE: que font les journalistes dans cette galère?
Entretien de Aurélia Hillaire avec Guy Birembaum sur Haut Courant (article relayé par REZO.NET).

Réaction aux propos de Guy Barembaum:

Vous développez fort astucieusement ce qui fait aujourd’hui la faillite de presque toute la presse officielle. Conclusion : la grande majorité de ceux qui se prétendent journalistes (souvent des journaleux formés au moule de la pensée platement commune) se comportent comme des planqués en tant de guerre. Ils relaient plus qu’ils ne réfléchissent. Il s’agit aujourd’hui justement de refuser les subventions de l’état ou des grands groupes privés pour rester un minimum en contact avec une réalité très très douloureuse. Internet libère autant qu’il incarcère. Bien des petits cons se la jouent avec des commentaires foireux plus ou moins alambiqués. Mais un journalisme digne de ce nom devrait inciter à passer à l’action, devrait être un facteur de solidarité. Quant à la critique haineuse - voir plus haut - qui vous est jetée en pleine gueule comme une insulte qui se voudrait définitive, ne la relevez pas. Un homme, tel qu’il soit, a en lui une capacité d’expériences (et de conscience) formidable lui permettant de se bonifier autant que de se révolter quand il réalise la mesure de l’engagement nécessaire à la réalisation du bien commun (je pense étrangement à G. Bernanos). Je ne suis pas journaliste et répugnerais à l’être. Ils sont assez nombreux pour se dévorer entre eux. J’aime les indépendants, ceux qui tissent des liens en profondeurs, les hommes et les femmes qui élargissent en quelque sorte notre vision du monde en nous incitant à ne pas rester le cul aplati sur une chaise devant un écran d’ordi (ou de télé). Je remercie Rezo de m"avoir conduit indirectement vers votre site. Recevez donc toute ma sympathie pour cet article brûlant.

André Chenet

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