lundi 24 novembre 2008

Nous sommes tous des anarchistes autonomes

Un fascisme soft s'impose masqué de lois liberticides, anti-démocratiques, depuis l'élection du petit valet de l"amérique du 11 septembre qui fut aussi le protégé d'un certain Pasqua Charles de sinistre mémoire. Cet ami du satrape Berlusconi, et de bien d'autres personnages infréquentables, n'a de cesse d'agiter les épouvantails d'une raison nauséabonde afin de mettre à genoux la population, de juguler dans l'oeuf les ferments d'une contestation qui s'amplifie lourdement. L'injustice, c'est à dire la justice réservée à une élite se placant au-dessus des lois communes, gangrènait notre société depuis longtemps déjà, mais jamais elle ne s'était manifestée avec une telle arrogance. Le clientélisme règne dans la politique gouvernementale et la France n'est plus qu'un petit rouage de la machine à décerveler qui sert à mettre en place un goulag de souffrances planétaires. Les marchands d"armes, les sociétés de surveillance et de mercenaires (armées privées) amassent des fortunes colossales et la crise financière n'est qu'un prétexte pour continuer à razzier les peuples. La chasse aux terroristes (présumés) est ouverte, car il faut bien faire diversion. Tout doit être privatisé, jusqu'aux 4 éléments. Notre santé doit être privatisée, et les idées que nous tentons d'émettre ne doivent pas entrer en concurrence avec la ligne de conduite générale, à moins qu'elles ne servent à faire diversion et à détourner notre attention des sinistres magouilles et marchandages en cours. Debord avait raison, doublement raison. La mondialisation n'est que celle des rapaces, des entreprises internationales. Denis Robert avait raison, définitivement raison. Allons-nous continuer à argumenter ad infinitum, à écrire et commenter chaque jour ce qui ne va pas, ce qui défie nos responsabilités de citoyens sans agir? Ecrivez messieurs et continuez à vivre comme si de rien n'était. Et vous verrez bien! Il sera toujours temps de choisir son camp. Quant à moi, né en France en 1954, je ne me sens français que par la vertu de cette langue dans laquelle je suis né. Pour le reste, j'ai honte, vraiment honte d'être français. Comme j'aurais honte d'être italien. De même que je me sens anti-constitutionnellement européen. Les nationalismes puent et ne sont que des outils de guerre. Je désire seulement être un terrien, c'est à dire un homme de paix et de fraternité. Un créateur d'humanités... Mais maintenant la guerre fait rage, un peu partout dans le monde. Bien des forteresses vont tomber, l'ombre des morts à venir obscurcit déjà nos paysages. Continuons à vivre de nos derniers petits privilèges, séparés les uns des autres, à faire des révolutions sur des écrans et des feuilles de choux gras. Nous en sommes au stade où enfin nous commençons à comprendre que nous sommes tous des indiens d'amérique, des nègres dans les champs de coton, des palestiniens, et bientôt, si nous ne nous ne taisons pas, nous serons tous des terroristes. Je demande donc à passer en justice pour les propos "subversifs" que je tiens ici-même, en soutien à Julien Coupat et ses amis.

André Chenet




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