samedi 29 novembre 2008

L’Insurrection qui vient


Premier chapitre de "L'Insurrection qui vient", signé par le comité invisible:


Sous quelque angle...


Sous quelque angle qu’on le prenne, le présent est sans issue. Ce n’est pas la moindre de ses vertus. À ceux qui voudraient absolument espérer, il dérobe tout appui. Ceux qui prétendent détenir des solutions sont démentis dans l’heure. C’est une chose entendue que tout ne peut aller que de mal en pis. « Le futur n’a plus d’avenir » est la sagesse d’une époque qui en est arrivée, sous ses airs d’extrême normalité, au niveau de conscience des premiers punks.

La sphère de la représentation politique se clôt. De gauche à droite, c’est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierge, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d’après les dernières trouvailles du service communication. Ceux qui votent encore donnent l’impression de n’avoir plus d’autre intention que de faire sauter les urnes à force de voter en pure protestation. On commence à deviner que c’est en fait contre le vote lui-même que l’on continue de voter. Rien de ce qui se présente n’est, de loin, à la hauteur de la situation. Dans son silence même, la population semble infiniment plus adulte que tous les pantins qui se chamaillent pour la gouverner. N’importe quel chibani de Belleville est plus sage dans ses paroles qu’aucun de nos soi-disant dirigeants dans toutes ses déclarations. Le couvercle de la marmite sociale se referme à triple cran tandis qu’à l’intérieur la pression ne cesse de monter. Parti d’Argentine, le spectre du Que se vayan todos ! commence à sérieusement hanter les têtes dirigeantes.

L’incendie de novembre 2005 n’en finit plus de projeter son ombre sur toutes les consciences. Ces premiers feux de joie sont le baptême d’une décennie pleine de promesses. Le conte médiatique des banlieues-contre-la-République, s’il ne manque pas d’efficacité, manque la vérité. Des foyers ont pris jusque dans les centres-villes, qui ont été méthodiquement tus. Des rues entières de Barcelone ont brûlé en solidarité, sans que nul n’en sache rien que leurs habitants. Et il n’est même pas vrai que le pays ait depuis lors cessé de flamber. On trouve parmi les inculpés toutes sortes de profils que n’unifie guère que la haine de la société existante, et non l’appartenance de classe, de race ou de quartier. L’inédit ne réside pas dans une « révolte des banlieues » qui n’était déjà pas nouvelle en 1980, mais dans la rupture avec ses formes établies. Les assaillants n’écoutent plus personne, ni les grands frères ni l’association locale qui devrait gérer le retour à la normale. Aucun SOS Racisme ne pourra plonger ses racines cancéreuses dans cet événement- là, à quoi seules la fatigue, la falsification et l’omertà médiatiques ont pu feindre de mettre un terme. Toute cette série de frappes nocturnes, d’attaques anonymes, de destructions sans phrases a eu le mérite d’ouvrir à son maximum la béance entre la politique et le politique. Nul ne peut honnêtement nier la charge d’évidence de cet assaut qui ne formulait aucune revendication, aucun message autre que de menace ; qui n’avait que faire de la politique. Il faut être aveugle pour ne pas voir tout ce qu’il y a de purement politique dans cette négation résolue de la politique ; ou ne rien connaître aux mouvements autonomes de la jeunesse depuis trente ans. On a brûlé en enfants perdus les premiers bibelots d’une société qui ne mérite pas plus d’égards que les monuments de Paris à la fin de la Semaine sanglante, et qui le sait.

Il n’y aura pas de solution sociale à la situation présente. D’abord parce que le vague agrégat de milieux, d’institutions et de bulles individuelles que l’on appelle par antiphrase « société » est sans consistance, ensuite parce qu’il n’y a plus de langage pour l’expérience commune. Et l’on ne partage pas des richesses si l’on ne partage pas un langage. Il a fallu un demi-siècle de lutte autour des Lumières pour fondre la possibilité de la Révolution française, et un siècle de lutte autour du travail pour accoucher du redoutable « État providence ». Les luttes créent le langage dans lequel se dit le nouvel ordre. Rien de semblable aujourd’hui. L’Europe est un continent désargenté qui va faire en cachette ses courses chez Lidl et voyage en low cost pour encore voyager. Aucun des « problèmes » qui se formulent dans le langage social n’y admet de résolution. La « question des retraites », celle de la « précarité », des « jeunes » et de leur « violence » ne peuvent que rester en suspens, pendant que l’on gère policièrement les passages à l’acte toujours plus saisissants qu’elles recouvrent. On n’arrivera pas à enchanter le fait de torcher à vil prix des vieillards abandonnés des leurs et qui n’ont rien à dire. Ceux qui ont trouvé dans les voies criminelles moins d’humiliation et plus de bénéfices que dans l’entretien de surfaces ne rendront pas leurs armes, et la prison ne leur inculquera pas l’amour de la société. La rage de jouir des hordes de retraités ne supportera pas à plat ventre des coupes sombres dans ses rentes mensuelles, et ne peut que s’exciter davantage devant le refus du travail d’une large fraction de la jeunesse. Pour finir, aucun revenu garanti accordé au lendemain d’un quasi-soulèvement ne posera les bases d’un nouveau New Deal, d’un nouveau pacte, d’une nouvelle paix. Le sentiment social s’est bien trop évaporé pour cela.
En fait de solution, la pression pour que rien ne se passe, et avec elle le quadrillage policier du territoire, ne vont cesser de s’accentuer. Le drone qui, de l’aveu même de la police, a survolé le 14 juillet dernier la Seine-Saint-Denis dessine le futur en couleurs plus franches que toutes les brumes humanistes. Que l’on ait pris le soin de préciser qu’il n’était pas armé énonce assez clairement dans quelle voie nous sommes engagés. Le territoire sera découpé en zones toujours plus étanches. Des autoroutes placées en bordure d’un « quartier sensible » font un mur invisible et tout à fait à même de le séparer des zones pavillonnaires. Quoi qu’en pensent les bonnes âmes républicaines, la gestion des quartiers « par communauté » est de notoriété la plus opérante. Les portions purement métropolitaines du territoire, les principaux centres-villes, mèneront dans une déconstruction toujours plus retorse, toujours plus sophistiquée, toujours plus éclatante, leur vie luxueuse. Elles éclaireront toute la planète de leur lumière de bordel pendant que les patrouilles de la BAC, de compagnies de sécurité privées, bref : les milices, se multiplieront à l’infini, tout en bénéficiant d’une couverture judiciaire toujours plus impudente.

L’impasse du présent, partout perceptible, est partout déniée. Jamais tant de psychologues, de sociologues et de littérateurs ne s’y seront employés, chacun dans son jargon spécial où la conclusion est spécialement manquante. Il suffit d’entendre les chants de l’époque, les bluettes de la « nouvelle chanson française » où la petite bourgeoisie dissèque ses états d’âme et les déclarations de guerre de la mafia K’1Fry, pour savoir qu’une coexistence cessera bientôt, qu’une décision est proche.

Ce livre est signé d’un nom de collectif imaginaire. Ses rédacteurs n’en sont pas les auteurs. Ils se sont contentés de mettre un peu d’ordre dans les lieux communs de l’époque, dans ce qui se murmure aux tables des bars, derrière la porte close des chambres à coucher. Ils n’ont fait que fixer les vérités nécessaires, celles dont le refoulement universel remplit les hôpitaux psychiatriques et les regards de peine. Ils se sont faits les scribes de la situation. C’est le privilège des circonstances radicales que la justesse y mène en bonne logique à la révolution. Il suffit de dire ce que l’on a sous les yeux et de ne pas éluder la conclusion.

............
La Fabrique éditions, 2007


Liens pour télécharger livre :
- http://www.lafabrique.fr/IMG/pdf_Insurrection.pdf
- http://rebellyon.info/article5710.html

lundi 24 novembre 2008

Nous sommes tous des anarchistes autonomes

Un fascisme soft s'impose masqué de lois liberticides, anti-démocratiques, depuis l'élection du petit valet de l"amérique du 11 septembre qui fut aussi le protégé d'un certain Pasqua Charles de sinistre mémoire. Cet ami du satrape Berlusconi, et de bien d'autres personnages infréquentables, n'a de cesse d'agiter les épouvantails d'une raison nauséabonde afin de mettre à genoux la population, de juguler dans l'oeuf les ferments d'une contestation qui s'amplifie lourdement. L'injustice, c'est à dire la justice réservée à une élite se placant au-dessus des lois communes, gangrènait notre société depuis longtemps déjà, mais jamais elle ne s'était manifestée avec une telle arrogance. Le clientélisme règne dans la politique gouvernementale et la France n'est plus qu'un petit rouage de la machine à décerveler qui sert à mettre en place un goulag de souffrances planétaires. Les marchands d"armes, les sociétés de surveillance et de mercenaires (armées privées) amassent des fortunes colossales et la crise financière n'est qu'un prétexte pour continuer à razzier les peuples. La chasse aux terroristes (présumés) est ouverte, car il faut bien faire diversion. Tout doit être privatisé, jusqu'aux 4 éléments. Notre santé doit être privatisée, et les idées que nous tentons d'émettre ne doivent pas entrer en concurrence avec la ligne de conduite générale, à moins qu'elles ne servent à faire diversion et à détourner notre attention des sinistres magouilles et marchandages en cours. Debord avait raison, doublement raison. La mondialisation n'est que celle des rapaces, des entreprises internationales. Denis Robert avait raison, définitivement raison. Allons-nous continuer à argumenter ad infinitum, à écrire et commenter chaque jour ce qui ne va pas, ce qui défie nos responsabilités de citoyens sans agir? Ecrivez messieurs et continuez à vivre comme si de rien n'était. Et vous verrez bien! Il sera toujours temps de choisir son camp. Quant à moi, né en France en 1954, je ne me sens français que par la vertu de cette langue dans laquelle je suis né. Pour le reste, j'ai honte, vraiment honte d'être français. Comme j'aurais honte d'être italien. De même que je me sens anti-constitutionnellement européen. Les nationalismes puent et ne sont que des outils de guerre. Je désire seulement être un terrien, c'est à dire un homme de paix et de fraternité. Un créateur d'humanités... Mais maintenant la guerre fait rage, un peu partout dans le monde. Bien des forteresses vont tomber, l'ombre des morts à venir obscurcit déjà nos paysages. Continuons à vivre de nos derniers petits privilèges, séparés les uns des autres, à faire des révolutions sur des écrans et des feuilles de choux gras. Nous en sommes au stade où enfin nous commençons à comprendre que nous sommes tous des indiens d'amérique, des nègres dans les champs de coton, des palestiniens, et bientôt, si nous ne nous ne taisons pas, nous serons tous des terroristes. Je demande donc à passer en justice pour les propos "subversifs" que je tiens ici-même, en soutien à Julien Coupat et ses amis.

André Chenet




lundi 10 novembre 2008

La mobilisation continue

" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant
créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est
le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui
brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent,
l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut
qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est
impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y
ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au
nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui
du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".


Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
Réédité chez
Actes Sud


Communiqué du CNR;), le 10/11/08



Maintenir et prolonger les conquêtes sociales par la Résistance.

On nous a longtemps expliqué que l'argent manquait pour que le socle des conquêtes sociales du 20 ième siècle soit maintenu.
On nous a préparés et amenés à des changements économiques à l'échelle mondiale.
Puis à une réforme de notre modèle social français, hérité de la Libération.
Tout ça n’a abouti qu'à une catastrophique répartition des richesses et à une triple crise: écologique, sociale et démocratique.

Aujourd'hui, la crise financière mondiale remet au premier plan la question sociale, alors que la situation écologique se dégrade de jour en jour...
Dans notre pays et ailleurs, on constate, à cette occasion, la difficulté des organisations politiques et syndicales qui nous représentent, à s’opposer, dans des délais acceptables, à la mainmise des marchés… D’où l’urgence démocratique.

Mais les circonstances révèlent aussi que l’argent ne manque pas, dans les pays riches, quand il faut garantir, avec l’argent public, la survie du système financier…

Pourquoi, alors, cet argent manquerait-il, lorsqu’il s’agit de maintenir les acquis sociaux qui sont le ciment de notre République ! Et même de les prolonger, en une sorte de bouclier, pour faire face aux conséquences de la crise que nous allons devoir affronter ?



Se saisissant du flambeau tendu par les anciens du CNR, sous la forme de l’appel de 2004, le CnR réactivé en 2008, a tenté de relever ce défi, en proposant la construction d’une mobilisation générale des consciences à l’occasion du 10 novembre 2008…

Si cette proposition n’a pas été reprise par les grandes organisations politiques et syndicales, elle a montré que la mobilisation pouvait être l’affaire des citoyens, de tous les citoyens, bien au-delà des clivages artificiels…

Elle doit donc se poursuivre !

Aux citoyens de se mettre d’accord, si leurs volontés et leurs luttes convergent, sur la forme et le fond d’une intervention dans le champ politique et social, pour imposer la préservation de leurs acquis et l’élaboration d’un projet de bouclier social pour tous.

A eux d’entrer en résistance.

Dans un esprit de Résistance à l’ordre que les marchés veulent leur imposer, et d’unification du mouvement social, les citoyens pourraient remplir, partout dans le pays, jusqu’à la première semaine de mai 2009, des cahiers de doléances et établir ensemble la liste des droits fondamentaux que devrait protéger ce nouveau bouclier.

Célébrant le 220ième anniversaire de l’ouverture des Etats Généraux de 1789, ils pourraient converger et se réunir ensuite, entre le 1er et le 8 mai 2009, pour créer les moyens, tous les moyens, de maintenir et d’améliorer le contrat social que nous avons hérité de nos anciens…



vendredi 7 novembre 2008

ça suffit comme ça

Le 7 nov. 08 à 09:45, Altermédiatiques a écrit :

Ci dessous le communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez. Les deux parlementaires socialistes ont annoncé qu'ils ouvriraient un site aujourd'hui à l'adresse :
http://www.casuffitcommeca.fr/


Ca suffit comme ça !

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu'elles conduisent partout à l'échec. Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'nitiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord


J'apporte mon soutien !
Nous soutenons l’appel à la construction d’un nouveau parti de gauche lancé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez. En effet nous ne trouvons pas notre compte avec la gauche telle qu’elle est aujourd’hui. La crise du capitalisme éclate sous nos yeux. Mais la gauche n’apparaît pas comme une alternative. Elle échoue à s’opposer efficacement à la droite. Elle y renonce même parfois ! Dans plusieurs pays européens, les partis majoritaires à gauche gouvernent avec la droite. Nous ne voulons pas perdre notre temps et notre énergie à attendre qu’ils se ressaisissent. C’est maintenant qu’il faut agir pour un nouvel horizon pour le futur de l’Humanité. Rien de moins.

C’est pourquoi la construction de ce nouveau parti de gauche est une bonne nouvelle. Tourner la page du capitalisme quand il nous replonge dans les débâcles qui ont déjà fait les désastres du passé, c’est si difficile. Mais c’est l’urgence ! Transformer le système et le contenu de la production pour éviter la catastrophe écologique qui s’avance, cela parait une tâche tellement hors de portée. Mais c’est vital ! Changer la répartition des richesses pour que le plus grand nombre vive enfin dignement, cela semble ardu. Mais pouvons-nous accepter l’enrichissement colossal d’une petite minorité pendant que la misère s’étend ? Refonder la République et redonner le pouvoir aux citoyens en toutes choses, c’est devenu presque utopique. Mais sinon quel moyen pour changer le monde ? Faire vivre une laïcité intransigeante, c’est désormais un engagement souvent vilipendé. Mais sans cela, quelle société laisserait-on s’imposer ? Construire une Europe enfin démocratique et sociale, cela heurte de front le Traité de Lisbonne ? Mais la solidarité des peuples vaut mieux que leur concurrence !

Tout cela il faut oser le vouloir, ici et maintenant, en faire un programme de gouvernement, un projet de rassemblement majoritaire de notre peuple. Pour cela il faut bousculer les conformismes, les opportunismes, les sectarismes, la résignation. Die Linke en Allemagne a montré que cette ambition pouvait faire son chemin. En France, nous le pouvons aussi. Nous savons de quelle magnifique et longue histoire nous pouvons être les héritiers. Nous pouvons reconstruire une gauche digne de ce nom, sans complexe face à la droite et au capitalisme. C’est pour cela que nous soutenons la création du nouveau parti de gauche.

POUR SIGNER LA PETITION R.V. sur : http://www.casuffitcommeca.fr/

Et maintenant, que faire ? Tout simplement, vous pouvez :
imprimer le texte et le diffuser autour de vous
faites signer les militants de votre ville.

Commentaire:

Superbe cette décision insurrectionnelle. Avec vos compagnons vous avez tenté de remuer la mule socialiste, rien y a fait, elle reste obstinément sur place.
Tant pis pour elle. Le PS amplifie sa déroute avec ses cadres pitoyables et leur hantise de la gauche. A vivre dans le confort hérité de l'homme du milieu
des terres (centre, déjà, n'est-ce pas?) ils ont perdu de vue l'essentiel. Pourquoi ne rejoignent-ils pas les rangs passeistes de l'UMP? Tout cela était prévisible.
Maintenant, à gauche, laissons de côté les querelles de clochers, les raidissements partisans. Allons joyeusement au combat, unissons-nous et cette
fois-ci mettons nous d'accord sur le minimum vital. Il ne fait plus aucun doute que le changement ne sera pas un vain mot. Assez du National Sarkozysme!
A la niche les oppotunistes de PS! Bousculons le consensus politique en France et c'est toute l'Europe qui s'en trouvera éclairée. Merci Monsieur Mélanchon,
le message est on ne peut plus salutaire.
André Chenet

Grève Générale: J-3

mardi 4 novembre 2008

Pour une VIe République

Texte envoyé par Tristan Cabral.


13 PROPOSITIONS D’URGENCE
pour une 6ème RÉPUBLIQUE
ET POUR TENTER DE MIEUX VIVRE :



1 – LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DISPARAÎT ! ça coûte « les yeux de la tête » et ça ne sert à rien ! ça n’existe nulle part ailleurs.
LA MONARCHIE RÉPUBLICAINE, ÇA SUFFIT ! C’est FINI !

2 – LE SÉNAT EST SUPPRIMÉ ! Il est remplacé par une sorte de « Chambre des Représentants, élus dans les Assemblées Régionales, et qui disposera d’ « un Droit de Veto » sur les décisions de l’exécutif.
L’ASSEMBLÉE NATIONALE est élue pour 5 ans, au Suffrage Universel à un tour, à la proportionnelle nationale et intégrale. Elle choisit en son sein un Premier Ministre, lequel constitue son gouvernement, lequel sera totalement responsable devant l’Assemblée du Peuple. Bien sûr, l’article scélérat, dit 49.3 est supprimé (enfin la Démocratie !). La Commission des Lois aussi est supprimée. Les élus votent ensemble l’ordre du jour de l’Assemblée. La Présidence de l’Assemblée tourne tous les 6 mois. Chaque groupe parlementaire, aussi petit soit-il, peut présenter un candidat à ce poste.

3 – INSTAURATION D’UN STATUT DE L’ÉLU : un seul mandat de 5 ans pour tout élu du Peuple. Les élus sont responsables devant leurs mandants et révocables à tout moment pour cause de promesses non tenues. Inégibilité définitive de tout élu condamné par la Justice. Salaire limité à 300 euros environ et plus de « retraités à vie ». Plus d’emplois réservé. (Un député remercié n’a plus qu’à reprendre son travail).

4 – Le GARDE des SCEAUX, Ministre de la Justice, n’est plus nommé par le Gouvernement mais par un conseil de Sages qui représente toutes les formes de pensée à l’œuvre dans le pays, religieuses, laïques, libre-pensée, union rationaliste ou autres…
Les PRÉFETS disparaissent, remplacés par un Éxécutif Régional élu au Suffrage Universel à un tour.

5 – Les membres du Conseil Constitutionnel sont élus par les députés. Personne n’en est membre de droit, à fortiriori bien sûr les anciens Présidents.

6 – Le Directoire de FRANCE-TELEVISION (dont le nombre est à discuter) est élu par TOUT LE PERSONNEL, syndiqué ou non (journalistes, animateurs, présentateurs, techniciens… etc…).

7 – Refonte totale du système judiciaire, pénitentiaire et psychiatrique. Abolition immédiate de la loi 1848 concernant l’HDT. Dissolution des groupes fascisants à l’intérieur des Polices Nationales.

8 – Contrôle populaire et démocratique sur les grands groupes pétroliers et fournisseurs d’énergie. Plafonnement de la TVA et taxation renforcée des plus-values scandaleuses de ces groupes. Participation de contrôleurs d’ »ÉTAT » aux Conseils d’Administrations des grandes sociétés. Fin des paradis fiscaux et des parachutes dorés ! Aucun salaire ne pourra dépasser 10 fois le SMIG.
Triplement des budgets de la culture gérés par les Assemblées Régionales.

9 – Instauration de l’ECHELLE MOBILE des SALAIRES. Aucun salaire en dessous de 1500 euros mensuels pour 35 heures de travail.

10 – Un EMPLOI STABLE et un LOGEMENT décent pour tous.

11 – Gratuité totale des soins et des médicaments pour tous.

12 – Retrait des troupes françaises engagées à l’étranger sans le vote des députés. Rupture avec les dictatures quelles qu’elles soient.

13 – Vote des travailleurs immigrés régulièrement installés et travaillant en France depuis 10 ans, à toutes les élections. Suppression immédiate des Centres de Rétention (Non-respect par la France de la « directive relais » européenne).

Voilà ce qui peut-être fait tout de suite, sans violence, si nous voulons éviter la désespérance Narco-Sarkoziste !!! EN ATTENDANT LA REVOLUTION.


Tristan Cabral, Poète et Professeur de Philo
Montpellier, juillet 2008

Adresse : « Le FLORIAN », 250 route de Mende, 34090 Montpellier
Téléphone : 06 62 33 48 10 ou 04 67 79 38 12